Sex And The City a été une série phare du début des années 2000, adaptée des chroniques de Candace Bushnell, comme un étendard levé et rassemblant une génération de femmes (et d’hommes) assumant leur individualité et leur liberté sexuelle, avec un humour perspicace, relevé par une pointe de cynisme acide. Ouvertement effrontée et sans limite, la série, diffusée sur HBO (la chaîne démarre actuellement la seconde saison de Girls) a suivi pendant 6 saisons le parcours amoureux de 4 femmes qui n’avaient pas froid aux yeux et qui osaient parler librement de sexe et de leurs visions so two-thousand des relations hommes-femmes. En parallèle du succès de la série, un autre wagon vint rapidement s’accrocher à la locomotive déchaînée et en route vers la gloire : celui des fashionistas. Rapidement, le style acéré et le sens aigu de la mode de ces quatre femmes toujours dans le vent, notamment celui de Sarah Jessica Parker, aka Carrie Bradshaw - l’héroïne de la série-, devint une référence et les plus grandes marques se pressèrent bientôt pour pouvoir les habiller. Oscar de la Renta, Chanel, Dior, Lacroix, Manolo Blahnik… Autant de noms prestigieux se bousculaient au portillon au moment où, non seulement la série obtenait ses lettres de noblesse, mais aussi au moment où les stars du petit et du grand écran commençaient tout juste à présenter fièrement leurs tenues signées sur les tapis rouges hollywoodiens.
Jour : 19 janvier 2013
Django Unchained : Un régal Tarantinesque !
Quand Quentin Tarantino sort un nouveau film, c’est toujours un jour de fête (en tout cas pour moi). Attendu comme un cadeau de Noël commandé depuis des mois, Django Unchained débarque enfin sur nos écrans et nous délivre enfin d’une attente qui commençait à nous ronger depuis mi-2011. Tarantino, c’est un peu l’enfant instable et insatiable d’Hollywood qui apparaît toujours là où on ne l’attend pas et qui ne peut se contenter d’une seule histoire, tant il déborde d’idées et de références. Ses films sont un peu comme des matriochki : d’abord il y a l’intrigue que tout le monde connait, mais une fois que le film commence, d’autres histoires se révèlent, toujours liées à la première, mais qui se développent parfois dans le désordre (Pulp Fiction, Kill Bill), d’autres fois en parallèle (Inglourious Basterds). Si Django Unchained fait partie de la deuxième catégorie, la patte Tarantinesque est toujours aussi vive, théâtrale et fracassante. Une fois le film lancé, Django Unchained ne s’arrête plus, allant toujours plus haut, ne cessant jamais d’étonner ni d’amuser son spectateur. Déjanté, drôle, hallucinant, surprenant, violent, sanglant… Autant d’adjectifs qui siéent à Django Unchained, le western-spaghetti remis au goût du jour par un Tarantino qui, une fois de plus, nous émerveille…
