[CRITIQUE] Jojo Rabbit, de Taika Waititi

Jeu de satire mignon et savoureux, Jojo Rabbit est porté par une douce irrévérence tragi-comique qui anime un récit chargé par une mémoire historique bien réelle. Taika Waititi revisite la jeunesse nazie à travers une fable haute en couleurs, suivant les déboires d’un jeune garçon à l’aube de ses premiers émois. Si le film fait sourire autant qu’il bouleverse, j’attendais néanmoins un objet bien plus piquant et anti-conformiste. Jojo Rabbit se planque un dans un enrobage un poil trop sage, comme si Taika Waititi avait muselé son film pour en faire une œuvre passe-partout, comme un petit bonbon tendre appréciable unanimement. Ceci étant dit, le casting et surtout Roman Griffin Davis, est absolument génial.

[CRITIQUE] Adoration, de Fabrice du Welz

Parenthèse réchauffée par un été sur le déclin, Adoration suit la fuite amoureuse de deux adolescents, entre dérive et fascination. Fabrice du Welz livre un drame à la fois solaire et trouble, captant l’impulsivité et la liberté significative d’un âge où tout est possible et en même temps trop réel. Adoration est une échappée belle et impossible, qui semble vouloir renouer avec la pureté et l’innocence des sentiments amoureux, même les plus instables.

[CRITIQUE] Play d’Anthony Marciano

En 1993, Max a 13 ans quand on lui offre sa première caméra. Pendant 25 ans il ne s’arrêtera pas de filmer. La bande de potes, les amours, les succès, les échecs. Des années 90 aux années 2010, c’est le portrait de toute une génération qui se dessine à travers son objectif.

[CRITIQUE] La Famille Addams, de Conrad Vernon et Greg Tiernan

La famille la plus gothique de nos écrans revient en version animée… et un poil plus sage, sous la houlette du duo Conrad Vernon et Greg Tiernan. Humour caustique sur fond de critique sociale, La Famille Addams coche toutes les cases attendues. Si visuellement le film propose une animation inspirée et joliment contrastée, coté intrigue on a rarement vu aussi plat. Les claquements de doigts ne sont plus ce qu’ils étaient !

[CRITIQUE] La Reine des Neiges 2, de Jennifer Lee et Chris Buck

6 ans après le premier opus, le duo Jennifer Lee et Chris Buck revient avec La Reine des Neiges 2, une suite presque indépendante qui propose une aventure aux origines des pouvoirs d’Elsa. Toujours porté par une certaine féerie enchanteresse et enchantée, le film parvient à livrer une histoire entraînante, aussi accessible à un public qui le découvre qu’aux adeptes du premier chapitre. Cependant, en voulant réitérer le succès de La Reine des Neiges, l’ensemble parait bien plus long que nécessaire cherchant trop souvent à répéter une recette gagnante aux décors parfois trop simples et à la redite évidente d’un « Let It Go (Libérée, Délivrée) » à chaque nouvelle chanson. Globalement, La Reine des Neiges 2 offre une suite dynamique et séduisante qui entame la période de Noël comme un terrain conquis.
À raison ?

[CRITIQUE] Maléfique : Le Pouvoir du Mal, de Joachim Rønning

Plus sombre et moins naïf, Maléfique : Le Pouvoir du Mal explore les origines de son personnage principal, entre trahisons et confrontations. Joachim Rønning creuse les tensions entre les humains et les créatures fantastiques pour étoffer l’imaginaire du conte dans une facette plus dramatique et boostée par de l’action bienvenue qui détonne avec le caractère romantique de l’histoire initiale. Si cet objectif cohabite parfois mal avec les ambitions familiales de Disney, Maléfique : Le Pouvoir du Mal reste néanmoins une suite intéressante, plus mature et visuellement inventive.