Emmy Awards 2018 : Le palmarès

La 70e cérémonie des Emmy Awards a rendu son verdict. La compétition a été rude entre les grands succès de l’année. Après les scandales de ce début 2018 et le mouvement #MeToo ce n’est pas étonnant de voir un palmarès qui célèbre beaucoup de femmes et la diversité. D’ailleurs, la série The Marvelous Mrs Maisel le prouve, en triomphant sur la soirée avec 5 récompenses. Découvrez le palmarès complet…

[CRITIQUE] Peppermint, de Pierre Morel

Badass et violente, l’héroïne de Peppermint s’impose avec aplomb à travers un film d’action et de revanche ambitieux, imparfait mais plutôt bien fichu et honnête. Si Pierre Morel en fait parfois trop avec une tendance à la caricature exagérée et au recours à une trame simplette et peu inventive, l’ensemble reste efficace. Peppermint tient ses promesses et livre un ensemble divertissant, brut et finalement convaincant. Et pourquoi pas, une origin story à perfectionner ?

[CRITIQUE] Photo de Famille, de Cécilia Rouaud

Gabrielle, Elsa et Mao sont frères et sœurs, mais ne se côtoient pas. Surtout pas. La première est « statue » pour touristes, au grand dam de son fils ado. Elsa, elle, est en colère contre la terre entière et désespère de tomber enceinte. Et Mao, game designer de génie chroniquement dépressif, noie sa mélancolie dans l’alcool et la psychanalyse. Quant à leurs parents, Pierre et Claudine, séparés de longue date, ils n’ont jamais rien fait pour resserrer les liens de la famille. Pourtant, au moment de l’enterrement du grand-père, ils vont devoir se réunir, et répondre, ensemble, à la question qui fâche : « Que faire de Mamie ? »

[CRITIQUE] Bonhomme, de Marion Vernoux

La vie de Piotr et Marilyn, jeune couple de la banlieue lilloise, va être bouleversée suite à un accident de voiture. Traumatisé crânien, Piotr, s’il garde son physique avantageux, n’a plus toute sa tête : tantôt matou apathique, tantôt fauve en rut à l’hypersexualité débridée. Pour Marilyn, convaincue que son amour pour lui peut le sauver, c’est le début d’une épopée menée vaille que vaille et cul par-dessus tête.

[CRITIQUE] En Eaux Troubles, de Jon Turteltaub

Après Rampage et ses bestioles XXL qui saccagent tout, c’est au tour d’un requin méga géant de semer le trouble. Jason Statham affront le Megalodon dans une aventure estivale qui tente le mockbuster au premier degré avec le concept du film de requin moderne, mais fait avec des moyens et de l’ambition. Si le projet semblait attrayant sur le papier, En Eaux Troubles joue les équilibristes entre la comédie d’action et le film (trop) familial, si bien que Jon Turtletaub s’emmêle les pinceaux et ne livre pas le spectacle espéré. Dommage.

[COUP DE CŒUR] BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan, de Spike Lee

Surprenant, féroce mais surtout plein d’humour et d’une ironie percutante, l’excellent BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan signe le retour inattendu de Spike Lee dans le cinéma de genre, à la fois pertinent, piquant et engagé. Sans détour, le film relie les ambitions du Ku Klux Klan des années 70 à l’Amérique de Trump de nos jours, dans le récit d’une histoire vraie et incroyable. Porté par John David Washington (fils de) et Adam Driver, BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan égratine, pardon, balance un coup de pied revendicateur et brutal dans une fourmilière trop occupée à se regarder le nombril pour voir l’histoire se répéter. Tonitruant, provocateur, brillant. Bon retour parmi nous, Spike !

[CRITIQUE] Skyscraper, de Rawson Marshall Thurber

Ancien chef du commando de libération des otages du FBI et vétéran de l’armée américaine, Will Sawyer est désormais responsable de la sécurité des gratte-ciels. Alors qu’il est affecté à Hong Kong, il est accusé d’avoir déclenché un incendie dans la tour la plus haute et réputée la plus sûre du monde… Considéré comme fugitif, Will doit retrouver les criminels, prouver son innocence et surtout sauver sa femme et ses deux enfants prisonniers du bâtiment en flammes…