[CRITIQUE] Photo de Famille, de Cécilia Rouaud

Gabrielle, Elsa et Mao sont frères et sœurs, mais ne se côtoient pas. Surtout pas. La première est « statue » pour touristes, au grand dam de son fils ado. Elsa, elle, est en colère contre la terre entière et désespère de tomber enceinte. Et Mao, game designer de génie chroniquement dépressif, noie sa mélancolie dans l’alcool et la psychanalyse. Quant à leurs parents, Pierre et Claudine, séparés de longue date, ils n’ont jamais rien fait pour resserrer les liens de la famille. Pourtant, au moment de l’enterrement du grand-père, ils vont devoir se réunir, et répondre, ensemble, à la question qui fâche : « Que faire de Mamie ? »

[CRITIQUE] Bonhomme, de Marion Vernoux

La vie de Piotr et Marilyn, jeune couple de la banlieue lilloise, va être bouleversée suite à un accident de voiture. Traumatisé crânien, Piotr, s’il garde son physique avantageux, n’a plus toute sa tête : tantôt matou apathique, tantôt fauve en rut à l’hypersexualité débridée. Pour Marilyn, convaincue que son amour pour lui peut le sauver, c’est le début d’une épopée menée vaille que vaille et cul par-dessus tête.

[COUP DE CŒUR] BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan, de Spike Lee

Surprenant, féroce mais surtout plein d’humour et d’une ironie percutante, l’excellent BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan signe le retour inattendu de Spike Lee dans le cinéma de genre, à la fois pertinent, piquant et engagé. Sans détour, le film relie les ambitions du Ku Klux Klan des années 70 à l’Amérique de Trump de nos jours, dans le récit d’une histoire vraie et incroyable. Porté par John David Washington (fils de) et Adam Driver, BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan égratine, pardon, balance un coup de pied revendicateur et brutal dans une fourmilière trop occupée à se regarder le nombril pour voir l’histoire se répéter. Tonitruant, provocateur, brillant. Bon retour parmi nous, Spike !

[CRITIQUE] Tamara Vol. 2, d’Alexandre Castagnetti

Après un premier opus fleurant bon la romcom adolescente, Tamara Vol. 2 s’aventure vers le passage à l’âge adulte et confirme l’essai avec une comédie hilarante, aussi légère, actuelle et tout aussi agréablement naïve. Alexandre Castagnetti parvient à faire évoluer ses personnages à travers un récit survolté, entre soif de reconnaissance sociale et nouveaux décors, tout en gardant la romance au centre. Tamara Vol. 2 est assumé, ne cherche pas à se prendre au sérieux et c’est ce qui en fait un véritable plaisir non-coupable à dévorer sans complexe cet été !

[CRITIQUE] Tully, de Jason Reitman

Marlo, la petite quarantaine, vient d’avoir son troisième enfant. Entre son corps malmené par les grossesses qu’elle ne reconnaît plus, les nuits sans sommeil, les repas à préparer, les lessives incessantes et ses deux aînés qui ne lui laissent aucun répit, elle est au bout du rouleau. Un soir, son frère lui propose de lui offrir, comme cadeau de naissance, une nounou de nuit. D’abord réticente, elle finit par accepter. Du jour au lendemain, sa vie va changer avec l’arrivée de Tully…

[CRITIQUE] Les affamés, de Léa Frédeval (+ analyse d’une jeune trentenaire)

Zoé a 21 ans. Et Zoé en a sa claque d’entendre « c’est normal, t’es jeune ! ». Alors qu’elle emménage en colocation, elle prend conscience qu’elle n’est pas seule à se débattre entre cours, stages et petits boulots mal payés. Déterminée à bouleverser le complot qui se trame, elle unit autour d’elle une génération d’affamés. Ensemble, ils sont bien décidés à changer les choses et à faire entendre leur voix !

[COUP DE CŒUR] Love, Simon de Greg Berlanti

Chaleureux et attendrissant, Love, Simon prône la tolérance et l’acceptation dans une comédie romantique à la facture hyper classique et sucrée, mais qui touche en plein cœur grâce à sa bienveillance et ses personnages attachants. Usant à bon escient des clichés romcoms, Love, Simon offre un accès « mainstream » et grand public aux histoires d’amour homosexuelles, sans verser dans la revendication ni le drame pesant…