[CRITIQUE] Terminator: Dark Fate, de Tim Miller

Alors que nos mémoires tentent encore d’oublier la catastrophe qu’était Terminator Genisys, la franchise se renouvelle avec un sixième opus bien décidé à récrire l’histoire en se positionnant après les événements de Terminator 2, tout en façonnant une redite qui semble vouloir offrir un dernier baroud d’honneur à ses acteurs cultes, Linda Hamilton et l’infatigable Arnold Schwarzenegger. À l’arrivée…

[CRITIQUE] Gemini Man, d’Ang Lee

7 ans après la formidable Odyssée de Pi, Ang Lee livre un film ambitieux en utilisant le format 120 FPS (120 images par seconde) pour sublimer l’image et rendre la 3D plus fluide. Avec Gemini Man, le réalisateur taïwanais joue avec la technologie mais livre une œuvre en demi-teinte, bien en deçà des récits auxquels il nous avait habitué. Entre manque de rythme et une intrigue prévisible, Gemini Man ne parvient pas à donner le change malgré des effets de rajeunissements bluffants et une réflexion sur l’humanité balbutiante mais intéressante. Petite déception.

[CRITIQUE] Fast and Furious: Hobbs and Shaw, de David Leitch

La saga Fast and Furious s’offre un premier spin-off musclé centré sur une bromance qui a éclos dans le dernier chapitre de la franchise. Écrit par Chris Morgan et mis en scène par David Leitch, Hobbs and Shaw conserve l’ADN de la saga : testostérone, famille et scène d’actions échevelées, à coup de poings ou au volant. Porté par un récit à la fois dense et ramassé sur une timeline très courte, Hobbs and Shaw est un concentré explosif constamment au bord de l’overdose. Entre punchlines à rallonge et une intrigue à surcouches, le film de David Leitch fait excessivement le job mais ne parvient pas à échapper à quelques sorties de route.

[CRITIQUE] John Wick Parabellum, de Chad Stahelski

John Wick est de retour et cette fois, le temps lui est compté. Chad Stahelski propose un nouvel opus qui continue d’explorer son univers à coups de poings, de pieds, de couteaux, de feu… et plus encore, dans un épisode survolté et enthousiasmant, animé par une cinématique de jeux vidéos et des scènes de combats aussi puissantes que stylées, ce qui rend l’ensemble toujours plus immersif. John Wick Parabellum n’est plus seulement un péché mignon mais s’inscrit comme un incontournable pour tout amateur de cinéma d’action, tandis que Keanu Reeves reste toujours au top dans ce rôle peu bavard, certes, mais conquérant. En bref, on aime et on en redemande !

[CRITIQUE] Hellboy, de Neil Marshall

Hellboy ou la promesse ratée d’une série Z qui s’annonçait comme fun. Malgré une volonté de s’éloigner de la version de Guillermo Del Toro en proposant un divertissement plus outrancier et gore à souhait, le film de Neil Marshall se perd et pêche par un scénario d’une maladresse consternante qui rend l’expérience ô combien pénible et frustrante. Des enjeux confus, des personnages survolés et trop nombreux, aucun sens du rythme, structure narrative ratée… On enchaîne les événements en attendant que ça se termine enfin. Pas de vrais morceaux de bravoure, malgré des tentatives de plans séquences d’action qui nous permettent d’apprécier les limites budgétaires du film. Rien à sauver.