[CRITIQUE] Peppermint, de Pierre Morel

Badass et violente, l’héroïne de Peppermint s’impose avec aplomb à travers un film d’action et de revanche ambitieux, imparfait mais plutôt bien fichu et honnête. Si Pierre Morel en fait parfois trop avec une tendance à la caricature exagérée et au recours à une trame simplette et peu inventive, l’ensemble reste efficace. Peppermint tient ses promesses et livre un ensemble divertissant, brut et finalement convaincant. Et pourquoi pas, une origin story à perfectionner ?

[CRITIQUE] En Eaux Troubles, de Jon Turteltaub

Après Rampage et ses bestioles XXL qui saccagent tout, c’est au tour d’un requin méga géant de semer le trouble. Jason Statham affront le Megalodon dans une aventure estivale qui tente le mockbuster au premier degré avec le concept du film de requin moderne, mais fait avec des moyens et de l’ambition. Si le projet semblait attrayant sur le papier, En Eaux Troubles joue les équilibristes entre la comédie d’action et le film (trop) familial, si bien que Jon Turtletaub s’emmêle les pinceaux et ne livre pas le spectacle espéré. Dommage.

[CRITIQUE] Darkest Minds : Rébellion, de Jennifer Yuh Nelson

Dans un futur proche, les adolescents ont été décimés par un virus inconnu. Les survivants, dotés de pouvoirs psychiques incontrôlables, sont classés par couleur en fonction du danger qu’ils représentent pour la société, et parqués dans des camps. Ruby, l’une des plus puissantes d’entre eux, parvient à s’en échapper pour rejoindre un groupe de jeunes en fuite à la recherche d’un refuge. Rapidement, cette nouvelle « famille » réalise que fuir ne suffira pas dans un monde où les adultes au pouvoir les ont trahis. Ils vont mener une rébellion, unissant leurs pouvoirs pour reprendre le contrôle de leur avenir.

[CRITIQUE] Skyscraper, de Rawson Marshall Thurber

Ancien chef du commando de libération des otages du FBI et vétéran de l’armée américaine, Will Sawyer est désormais responsable de la sécurité des gratte-ciels. Alors qu’il est affecté à Hong Kong, il est accusé d’avoir déclenché un incendie dans la tour la plus haute et réputée la plus sûre du monde… Considéré comme fugitif, Will doit retrouver les criminels, prouver son innocence et surtout sauver sa femme et ses deux enfants prisonniers du bâtiment en flammes…

[CRITIQUE] Mission: Impossible – Fallout, de Christopher McQuarrie

Après Rogue Nation, la question qui se posait était de savoir comment Christopher McQuarrie allait parvenir à mettre la barre plus haut. La réponse est dans Mission: Impossible – Fallout, un sixième volet explosif qui propose un tourbillon d’actions et de cascades en tout genre. Avec un Tom Cruise inépuisable en tête d’affiche, ce nouvel opus…

[CRITIQUE] Sicario : La Guerre des Cartels, de Stefano Sollima

Toujours aussi étouffant et implacable, Sicario : La Guerre des Cartels propose une nouvelle plongée aux abords de la frontière américano-mexicaine, au détour d’une guerre des nerfs et d’un kidnapping qui tourne mal. Entre jeu de pouvoirs et terrains minés, le film de Stefano Sollima n’a peut-être plus l’effet de surprise mais renoue solidement avec l’univers terrassant de Sicario, malgré une ambiance assez uniforme qui manque parfois de pics. Un peu long sur les bords, Sicario : La Guerre des Cartels reste néanmoins d’une efficacité imparable.

[CRITIQUE] Jurassic World : Fallen Kingdom, de Juan Antonio Bayona

Les dinos sont de retour pour nous en mettre plein la vue avec toujours plus de dents ! Sous la houlette de Juan Antonio Bayona, Jurassic World : Fallen Kingdom se révèle être un divertissement en demi-teinte. Dense et rythmé, le film sert un divertissement haletant et des héros moins caricaturaux, dans un ensemble bien réalisé où la mise en scène et la photographie sont à saluer. Si Juan Antonio Bayona maîtrise ses armes de prédilection (noirceur et frissons), le scénario – toujours écrit, en partie, par Colin Trevorrow – manque sérieusement d’imagination, cédant trop souvent à la facilité ou à la simple copie du film original, quitte à transformer l’ensemble en une suite un chouilla bordélique et illogique. Où est donc passé l’esprit aventurier des premiers films ?