[CRITIQUE] Roubaix, Une Lumière, d’Arnaud Desplechin (sortie DVD)

À Roubaix, un soir de Noël, Daoud le chef de la police locale et Louis, fraîchement diplômé, font face au meurtre d’une vieille femme. Les voisines de la victime, deux jeunes femmes, Claude et Marie, sont arrêtées. Elles sont toxicomanes, alcooliques, amantes…

Réalisé par Arnaud Desplechin
Avec Roschdy Zem, Antoine Reinartz, Léa Seydoux, Sara Forestier…
Disponible le 3 janvier 2020 en VOD, DVD et Blu-Ray
Bonus DVD : Dialogue avec Arnaud Desplechin et Jean-Christophe Ferrari (Rédacteur en chef cinéma de Transfuge) • Bande-annonce

[COUP DE CŒUR] À Couteaux Tirés, de Rian Johnson

Rian Johnson dépoussière la formule classique du « whodunnit » avec le film À Couteaux Tirés, livrant un polar brillamment écrit, affûté et drôle. Les twists sont multiples, le suspens est au rendez-vous à travers une enquête palpitante et portée par un casting cinq étoiles (ou presque). Un vrai régal !

[CRITIQUE] Les Enquêtes du Département V – Dossier 64, de Christoffer Boe (e-cinema)

Alors que le Département V est sous tension avant le départ annoncé d’Assad, partenaire de l’inspecteur Carl Mørck, ces derniers se lancent dans une nouvelle enquête qui pourrait bien être leur dernière. Suite à la découverte de trois squelettes cachés derrière la tapisserie d’un vieil appartement, les deux enquêteurs et leur assistante Rose doivent exhumer une macabre affaire datant des années 1950 : sur la petite île de Sprogø, des femmes étaient internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad…

[CRITIQUE] La Mule, de Clint Eastwood

Papy Eastwood s’adoucit le temps d’un film avec La Mule, l’histoire vraie d’un homme âgé qui fera passer de la drogue pour un cartel. Pour son nouveau film, Clint Eastwood se calque visiblement sur son fabuleux Gran Torino à travers un personnage attachant, malgré ses travers, et qui trouve le chemin de la rédemption en prenant des risques inconsidérés tout en renouant avec les siens. La Mule oscille entre le danger palpable de l’intrigue et la légèreté bonhomme mais communicative de son héros old school qui parvient à percer la carapace de ceux qui l’entourent. Néanmoins, Clint Eastwood signe un drame un chouilla trop lisse pour être suffisamment crédible. Sympathique et touchant, mais peu clairement mieux faire.

[COUP DE CŒUR] BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan, de Spike Lee

Surprenant, féroce mais surtout plein d’humour et d’une ironie percutante, l’excellent BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan signe le retour inattendu de Spike Lee dans le cinéma de genre, à la fois pertinent, piquant et engagé. Sans détour, le film relie les ambitions du Ku Klux Klan des années 70 à l’Amérique de Trump de nos jours, dans le récit d’une histoire vraie et incroyable. Porté par John David Washington (fils de) et Adam Driver, BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan égratine, pardon, balance un coup de pied revendicateur et brutal dans une fourmilière trop occupée à se regarder le nombril pour voir l’histoire se répéter. Tonitruant, provocateur, brillant. Bon retour parmi nous, Spike !

[CRITIQUE] Criminal Squad, de Christian Gudegast

Chaque jour, 120 millions de dollars en liquide sont retirés de la circulation et détruits par la Réserve fédérale de Los Angeles. Un gang de braqueurs multirécidivistes va tenter l’audacieux tout de force de mettre la main dessus. Mais, ils vont se heurter à une unité d’élite de la police qui n’a pas l’intention de jouer dans les règles de l’art. Tous les coups sont permis pour coincer ces gangsters prêts à tout.

[CRITIQUE] Bienvenue À Suburbicon, de George Clooney

Dramédie assassine et grinçante, Bienvenue À Suburbicon dresse un tableau bien noir sur les dessous des apparences soignées des banlieues américaines. Plus sinistre qu’ironique, le nouveau film de George Clooney se joue du malheur de ses personnages sans épargner les innocents, à travers un portrait social affûté, entre polar et humour extra-noir. Trop noir ?

[CRITIQUE] Memories of Murder, de Bong Joon-ho

Après une première sortie en 2004 (en France), le premier succès de Bong Joon-ho ressort dans une version remastérisée en 4K. L’occasion de (re)découvrir Memories of Murder, un triller troublant, modelé par des mœurs coréennes archaïques et des policiers dépassés par une enquête sordide. Accessible à la manière d’un Fincher (on reconnait les influences) et pourtant curieux, Memories of Murder déroute autant qu’il fascine. À voir, au moins une fois.

[CRITIQUE] Sicario, de Denis Villeneuve

Oppressant, noir et poisseux, le nouveau film de Denis Villeneuve prend à la gorge dès les premières minutes et ne relâche jamais la pression. Sicario, thriller viscéral maîtrisé et glaçant, dépeint une guerre des nerfs et de pouvoir où la limite entre le bien et le mal est mise de coté. Denis Villeneuve pointe du doigt un système pervers qui profite de ses failles, avec une intensité éprouvante et une dureté parfois insoutenable. Violent.

[CRITIQUE] Les Enquêtes du département V : Profanation, de Mikkel Nørgaard

Noir, glauque et captivant, le deuxième volet des Enquêtes du département V, Profanation, sonde la noirceur de l’âme humaine à travers un thriller fascinant. En débroussaillant le passé, le film de Mikkel Nørgaard offre une intrigue qui s’enfonce toujours un peu plus dans l’horreur, à travers des personnages extrêmes et une société ambiguë. Si le film met du temps à démarrer, Profanation rappelle souvent la saga suédoise Millenium et propose une seconde partie haletante.