[COUP DE CŒUR] Mauvaises Herbes, de Kheiron

Waël, un ancien enfant des rues, vit en banlieue parisienne de petites arnaques qu’il commet avec Monique, une femme à la retraite qui tient visiblement beaucoup à lui. Sa vie prend un tournant le jour où un ami de cette dernière, Victor, lui offre, sur insistance de Monique, un petit job bénévole dans son centre d’enfants exclus du système scolaire. Waël se retrouve peu à peu responsable d’un groupe de six adolescents expulsés pour absentéisme, insolence ou encore port d’arme. De cette rencontre explosive entre « mauvaises herbes » va naître un véritable miracle.

[CRITIQUE] First Man – Le Premier Homme Sur La Lune, de Damien Chazelle

Pilote jugé « un peu distrait » par ses supérieurs en 1961, Neil Armstrong sera, le 21 juillet 1969, le premier homme à marcher sur la lune. Durant huit ans, il subit un entraînement de plus en plus difficile, assumant courageusement tous les risques d’un voyage vers l’inconnu total. Meurtri par des épreuves personnelles qui laissent des traces indélébiles, Armstrong tente d’être un mari aimant auprès d’une femme qui l’avait épousé en espérant une vie normale.

[CRITIQUE] Un Amour Impossible, de Catherine Corsini

Vrai et sensible, Un Amour Impossible dissèque une relation toxique avec une minutie poignante et sans détour. Parfois solaire, parfois dérangeant, Catherine Corsini voyage à travers les années aux cotés d’une femme sous l’emprise insidieuse d’un homme, avec une précision incroyable et un recul parfois glaçant. Forcément, tant d’implication à un impact conséquent : le film est long, très long. Mais malgré ses longueurs nécessaires, Un Amour Impossible reste un récit très chargé en émotions et dense. Catherine Corsini secoue avec un drame puissant dans lequel Virginie Efira est royale.

[CRITIQUE] Un Homme Pressé, de Hervé Mimran

Comédie gentillette librement adaptée d’une histoire vraie, Un Homme Pressé livre une histoire simple et attendue sur le parcours accidenté d’un homme que sa santé à forcer à ralentir. Reconnexion avec ses proches et nouveau départ, le film de Hervé Mimran manque d’authenticité et d’originalité mais heureusement, Fabrice Lucchini relève l’ensemble grâce à son charisme et son naturel sympathique, même avec un sens du verbe perturbé.

[CRITIQUE] Bohemian Rhapsody, de Bryan Singer (et Dexter Fletcher)

Forcément porté par une bande-originale phénoménale, Bohemian Rhapsody retrace le parcours de Freddie Mercury à travers ses nombreuses facettes. Showman, artiste, diva mais surtout grand mélancolique, le film de Bryan Singer lève le voile sur un aspect plus intime de cette icône du rock… sans trop se mouiller pour autant. Hommage vibrant plutôt que biopic…

[CRITIQUE] Halloween, de David Gordon Green

40 ans, 10 films dont 1 reboot : Halloween : La Nuit des Masques fait partie des films cultes du cinéma d’horreur et pour fêter un bel anniversaire, David Gordon Green offre une onzième retrouvailles avec la saga, entre hommage au film de Carpenter et coup de neuf. Nourri par une tension jubilatoire et la force tranquille d’un tueur iconique et implacable, Halloween explore judicieusement les ressorts de la saga à travers un traitement plein d’anticipation et de suspens. Plus brutal, plus stressant et portée par une Jamie Lee Curtis aux antipodes de sa première interprétation, Halloween est une très bonne surprise.