Transformers – L’Âge de l’Extinction : Les robots se déchaînent !

 TRANSFORMERS L'AGE DE L'EXTINCTION - affiche officielle

Déchaîné et sans limite, Transformers – L’Âge de l’Extinction est une déferlante d’action explosive et de combats incessants. Michael Bay propose un quatrième volet survolté et bordélique, où le scénario passe rapidement à la trappe pour laisser place à un spectacle démesuré. Si Transformers – L’Âge de l’Extinction laisse entrevoir une très nette amélioration dans la réalisation de Michael Bay, le film dure bien trop longtemps et la dernière heure du film est une véritable prise d’otage. Préparez-vous à vous en prendre plein les yeux, une fois que Transformers – L’Âge de l’Extinction démarre, plus rien ne l’arrête !

Le pitch : Quatre ans après les événements mouvementés de « Transformers : La Face cachée de la Lune », un groupe de puissants scientifiques cherche à repousser, via des Transformers, les limites de la technologie.
Au même moment, un père de famille texan, Cade Yeager, découvre un vieux camion qui n’est autre qu’Optimus Prime. Cette découverte va lui attirer les foudres d’un certain Savoy, dont le but est d’éliminer les Transformers. Pendant ce temps, le combat entre les Autobots et les Décepticons refait surface…

3 ans après la trilogie ayant fait découvrir la saga Transformers au cinéma, Michael Bay est de retour avec un nouvel opus. Mais pourquoi ? Malgré les nombreuses critiques qui pèsent sur les films Transformers, chaque volet a connu un succès monstre au box-office, le dernier ayant même dépassé le milliard de recette mondiale. En effet, même si Michael Bay est connu (et décrié) pour son coté « bourrin » et que ses films sont très souvent des « popcorn movies », il faut tout de même avouer que le réalisateur des Bad Boys et du récent No Pain No Gain sait divertir son public. Des robots extraterrestres qui s’affrontent sur Terre + des scènes de destructions massives, faut-il vraiment en demander plus ? Apparemment, oui.
Transformers – L’Âge de l’Extinction ne repart pas exactement de zéro, mais c’est tout comme, car si le film reprend ses robots-stars, Optimus Prime et Bumblebee, coté personnages humains, il y a eu un sacré ménage. Oubliez Sam Witwicki (Shia LaBeouf), ses amours impossibles (Megan Fox, Rosie Huntington-Whiteley) et ses parents clownesques (Kevin Dunn et Julie White), oubliez les militaires figurants (Josh Duhamel, Tyreese Gibson…) et la stupidité affligeante du S7 (John Turturro). Michael Bay abandonne enfin le carnaval de personnages inutiles servant à amuser la galerie, pour miser sur un nombre restreint de personnages humains bien plus attachants.
Dans une première partie étonnamment sobre, Transformers – L’Âge de l’Extinction présente une cellule familiale confrontée à des agents du gouvernement prêts à tout pour éliminer la menace Transformers, tandis qu’en parallèle, fleurissent de nouveaux ennemis extraterrestres. Si le film semble combiner l’intrigue des trois précédents Transformers, dans cet opus Michael Bay prend nettement plus de temps pour installer des personnages plus matures et loin de l’esprit juvénile / machiste des films précédents, notamment pendant toute l’action qui a lieu au Texas. Transformers – L’Âge de l’Extinction présente des personnages éraflés par le rêve américain, rappelant parfois No Pain No Gain du même réalisateur, tandis que le film tisse une trame servant aussi bien au relaunch qu’à expliquer ce qui s’est passé depuis Transformers 3.

Rapidement, les événements s’enchaînent et lorsque l’action démarre, elle ne s’arrête plus. Si Transformers – L’Âge de l’Extinction est le film le plus long de la saga (2h45), c’est aussi le plus spectaculaire et le plus délirant. Dans ce tourbillon explosif, Michael Bay soigne particulièrement la lisibilité des scènes d’actions et ajoute une touche métallique à la photographie pour mieux mettre en valeurs les robots (et les jolies voitures). Résultat, le rythme est intensif et les affrontements entre robots sont plus appréciables. Plus le film avance et plus Michael Bay ose, Transformers – L’Âge de l’Extinction offre des scènes ahurissantes et cumulent les moments WTF à la fois jubilatoires et improbables. Ce nouvel opus met la barre extrêmement haute et semble avoir tous les atouts du parfait blockbuster…

Oui, mais voilà : plus le film est long et plus il faut nourrir le scénario pour maintenir son public en haleine et c’est là que Transformers – L’Âge de l’Extinction commet sa plus grosse erreur. Étant obligé d’étoffer son scénario, le film ajoute de nombreuses intrigues secondaires à la trame principale (encore des anciens robots pas contents, encore un ancien ennemi qui se réveille…), ainsi que de nouveaux termes sortis d’un chapeau (le transformium, la graine…), si bien que d’un seul coup, il y a tant d’ennemis décidés à en découdre avec Optimus Prime et son équipe, qu’il devient de plus en plus difficile de suivre le film ! La dernière heure est un véritable choc visuel qui se subit plus qu’il ne s’apprécie tant la déferlante de violence et les affrontements en masse n’ont plus aucun sens. Alors que les Autobots voguent d’un ennemi à un autre, à dos de dinobots qui tardent à se montrer d’ailleurs, le public est laissé sur le carreau, perdu au milieu de tous les enjeux soulevés par le film. En effet, au lieu de se centrer sur les robots, le film de Michael Bay ne cesse de tourner autour des humains et s’obstine à les mettre en avant alors qu’ils deviennent rapidement obsolète en cours de route. Du coup, le danger extraterrestre et les ennemis d’Optimus Prime paraissent de plus en plus abstraits et on finit par assister, dépassés et las, à des affrontements interminables.

Et pourtant, au milieu de tout ce bordel, il faut toutefois admettre que Michael Bay est un petit malin, dans le sens où malgré un nouvel opus encore plus dingue et encore plus tape-à-l’œil, il parvient quand même à faire de Transformers – L’Âge de l’Extinction un divertissement incroyable, en osant repousser les limites et en proposant des scènes toujours plus folles, qu’elles soient crédibles ou non (genre : marcher en équilibre sur des chaînes suspendues dans le vide… ?!). C’est probablement ce goût pour la démesure qui fait le succès de cette franchise car le réalisateur ne cherche même plus à être réaliste tant il assure le show. Peut-on décemment reprocher à Michael Bay de faire du Michael Bay ?

Transformers – L’Âge de l’Extinction tient partiellement ses promesses malgré ses nombreux défauts. En effet, à la réalisation, Michael Bay se fait plaisir en réutilisant à l’envi ses techniques préférées (plans en contre-plongée, caméra entre les jambes d’une jolie fille sans aucune raison valable, filtres instagram…), tout en faisant exploser ses jouets favoris et en se répondant à lui-même en criblant le film de références aux précédents Transformers (!). Cependant, faux raccords et incohérences visibles sont aussi au rendez-vous (transition jour/nuit, scène d’introduction jamais expliquée dans le film, Optimus Prime blessé et en ruines finit par se reconstruire tout seul…), tout comme de nombreux « emprunts » aux plus récents films de super héros (rattraper un personnage en chute libre, tout en dégommant la façade d’un immeuble, scène identique dans Avengers…). Difficile également d’ignorer le placement de produits intempestif, car on a rarement vu des marques se fondre dans le décor aussi peu subtilement depuis World War Z ! Reste à espérer que le prochain opus se débarassera enfin de ses derniers points faibles en osant se dérouler entièrement dans l’espace (où personne ne nous entendra crier de dépit).

Au casting, que du neuf : Mark Wahlberg (Fighter, Ted, No Pain No Gain…), Nicola Peltz (Le Dernier Maître de l’Air, Bates Motel…) et Jack Reynor forment un trio attachant et solide. Face à eux, Stanley Tucci (Hunger Games, Muppets Most Wanted…) tient un rôle un poil lourdingue, tandis que Kelsey Grammer (X-Men – Days Of Future Past…), Titus Welliver (Argo…) et Sophia Myles sont tout juste corrects.

En conclusion, le problème majeur de Transformers – L’Âge de l’Extinction est sa durée : le film n’est pas lent mais beaucoup trop long. Résultat, le scénario ne suit pas, donc l’intérêt diminue et le film de Michael Bay devient rapidement un festival d’explosions et de combats incessants sans-queue-ni-tête. Néanmoins, Transformers – L’Âge de l’Extinction est le blockbuster idéal pour s’en prendre plein les yeux… évitez toutefois de vous installer au premier rang !

transformers4

The true King of Westeros

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