[COUP DE CŒUR] La Planète Des Singes – L’Affrontement : Une suite absolument géniale

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Impressionnante et haletante, La Planète Des Singes – L’Affrontement est une suite inattendue et réussie, qui s’impose comme un véritable film pivot de cette nouvelle trilogie. Visuellement, le film est à couper le souffle, grâce à la performance des acteurs, notamment Andy Serkis, et aux effets spéciaux incroyables qui nous projettent instantanément dans un futur apocalyptique, peuplé par des singes hyper réalistes. Grâce à une mise en scène soignée et criblée d’effets de styles magnifiques (un plan à 360° renversant en pleine action), Matt Reeves signe un opus spectaculaire, sublimé par un scénario brillant et nuancé qui s’intensifie de minutes en minutes. Alors qu’on n’osait espérer un film intermédiaire potable avant le dernier acte, La Planète Des Singes – L’Affrontement se révèle être une véritable bombe, réussie et audacieuse !

Le pitch : Une nation de plus en plus nombreuse de singes évolués, dirigée par César, est menacée par un groupe d’humains qui a survécu au virus dévastateur qui s’est répandu dix ans plus tôt. Ils parviennent à une trêve fragile, mais de courte durée : les deux camps sont sur le point de se livrer une guerre qui décidera de l’espèce dominante sur Terre.

Un des premiers avantages lorsqu’il s’agit de raviver une saga aussi culte et datée que La Planète des Singes (1968), c’est la possibilité de pouvoir proposer un film avec des effets spéciaux modernes et fluides. Si Tim Burton s’était sérieusement viandé en 2001 avec un reboot qu’il n’assume pas des masses (nous non plus d’ailleurs), l’idée de créer une trilogie préquelle est aussi osée qu’ambitieuse. En effet, dès le premier film La Planète Des Singes – Les Origines, réalisé par Rupert Wyatt, la technique de performance capture permet de mettre en scène des animaux au réalisme inégalé, tout en développant une histoire intéressante et bouleversante sur les origines de César et de la guerre Homme vs singes.

Dans ce nouveau film, Matt Reeves (Cloverfield, Let Me In (US)…) avait la lourde tâche de faire durer l’intérêt avec un volet intermédiaire. Là où de nombreuses trilogies ont tendance à proposer un deuxième film aux codes similaires et souvent prévisibles (plus dark, héros torturé, blablabla…), le film de Matt Reeves continue d’explorer la dualité complexe des deux camps au bord de l’affrontement, en développant leurs craintes similaires.
Dès l’introduction, le ton est donné : situé dix ans après les événements du premier film, La Planète Des Singes – L’Affrontement installe un climat tendu en dépeignant un monde meurtri et qui tente doucement de se reconstruire en comptant ses rares survivants humains, tandis que, de leurs cotés, les singes se sont durablement et paisiblement installés dans la forêt. Cette opposition fracassante renforce inévitablement l’intensité du film tant on peut quasiment ressentir la fragilité de cette situation prête à basculer à tout moment.
Avançant presque à pas de loup dans un climat étouffant de méfiance, La Planète Des Singes – L’Affrontement est à couper le souffle, captivant et brillamment écrit vers une issue inévitable. Le film se dévoile à travers l’observation judicieuse des deux camps, exposant leurs détresses et leurs espoirs, malgré la peur de l’autre et de l’inconnu, sans jamais prendre parti. Entre coopération et confrontation, La Planète Des Singes – L’Affrontement s’attache surtout au traitement psychologique de ses personnages, en présentant d’une part l’avènement de César en tant que leader pacifique et respecté (sans jamais omettre le fait qu’il s’agit d’un animal), et d’autre part, en présentant des personnages humains à la justesse convaincante, quelques soient leurs agissements. En prenant soin d’étoffer son scénario, La Planète Des Singes – L’Affrontement continue de surfer sur l’ambivalence de la saga, oscillant habillement entre confiance et méfiance, sans jamais désigner un camp plus mauvais ou plus nocif que l’autre, ce qui rend le film d’autant plus captivant car chacun agit sincèrement pour le bien de sa communauté. Là où Matt Reeves nous prend par surprise, c’est que sous ce face-à-face tendu, se dessine une seconde intrigue qui va réellement lancer et briser l’entente fébrile. Tout en ayant cultivé un ton qui se démarque profondément du premier film, La Planète Des Singes – L’Affrontement y puise toutefois son va-tout, répondant ainsi à nos attentes tandis que les événements s’enchaînent avec un effet boule de neige ahurissant et irréversible.

Véritable bombe à retardements, La Planète Des Singes – L’Affrontement joue avec nos nerfs et réussit brillamment à contourner tous les pièges possibles et attendus. En effet, Matt Reeves livre un film abouti et maîtrisé et, rassurez-vous, ne commet certainement pas l’affront de terminer brutalement son film sur une scène clé, au contraire, là où le titre français du film porte bien son nom, c’est que l’affrontement est bien présent et surtout épique. Au-delà, de son scénario, La Planète Des Singes – L’Affrontement est visuellement une petite pépite, avec sa dose d’action visuellement spectaculaire et souvent badass (les singes à cheval ont la classe !). Si lors des scènes de masse, certains visuels manquent un peu de peps (l’ours au début, les coups de feu ensuite), la mise en scène de Matt Reeves sublime le reste, oscillant entre la sobriété et des effets de style magnifiques (le plan à 360° est fantastique), soulignant le suspens toujours plus croissant.

Finalement, avec son décor apocalyptique et la menace oppressante d’une guerre imminente, La Planète Des Singes – L’Affrontement continue de narrer un parcours quasiment inévitable, tout en approfondissant objectivement les conflits et les défauts de chaque camp. Derrière un film palpitant et fantastique, Matt Reeves reprend le flambeau avec adresse, en mettant en abîme un avenir potentiellement tragique causé par l’avancée aveugle de la science, sans oublier de montrer du doigt les tests monstrueux perpétrés sur les animaux en laboratoire.

Au casting, Jason Clarke (Zero Dark Thirty, Gatsby Le Magnifique…) prend la relève après James Franco, mais se fait joliment voler la vedette par l’excellent Andy Serkis, le pro de la performance capture (prochainement dans Star Wars VII et Avengers: Age of Ultron…), qui incarne une nouvelle fois un César imposant et charismatique. À leurs cotés, Gary Oldman (Des Hommes Sans Loi, RoboCop…) et Keri Russell (la série The Americans, Austenland…) sont également évincés par l’intrigue générale et surtout par les acteurs qui jouent les différents singes, notamment Toby Kebbell (Koba) toujours aussi effrayant.

En conclusion, être numéro deux dans une trilogie annoncée n’est pas une place facile, et pourtant Matt Reeves relève le défi haut la main en livrant un film impressionnant à de nombreux points de vue. De la performance des acteurs à un visuel sublime, en passant par un scénario solide et abouti, La Planète Des Singes – L’Affrontement est d’une intensité phénoménale, dont on ressort le souffle court… mais heureux. À ne manquer sous aucun prétexte !

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