Halloween : Méfiez-vous de vos animaux domestiques !

Halloween arrive à grand pas et c’est le moment pour les cinéphiles de tous poils de se secouer les puces pour organiser sa soirée. Pour ceux qui privilégient une soirée devant un ou plusieurs bons films voici ma sélection annuelle : les films d’horreur avec des animaux, mais pas n’importe lesquels : les animaux de compagnie ou domestiques (ou, a minima, à l’apparence moins flippante).
Estampillés films d’horreur, je vous propose cinq films à l’efficacité à la fois redoutable (si avertis) et discutable mais au divertissement assuré, que vous choisissiez de rester enfoui sous la  couette et/ou la main dans la pop-corn !

[CRITIQUE] Terminator: Dark Fate, de Tim Miller

Alors que nos mémoires tentent encore d’oublier la catastrophe qu’était Terminator Genisys, la franchise se renouvelle avec un sixième opus bien décidé à récrire l’histoire en se positionnant après les événements de Terminator 2, tout en façonnant une redite qui semble vouloir offrir un dernier baroud d’honneur à ses acteurs cultes, Linda Hamilton et l’infatigable Arnold Schwarzenegger. À l’arrivée…

[CRITIQUE] Little Monsters, d’Abe Forsythe

Comédie noire et déjantée, Little Monsters arrive à point nommé pour le mois d’Halloween pour proposer un survival drôle, un poil glauque mais original où une invasion de zombie est transformée en terrain de jeu. Si l’ensemble semble souvent mal dégrossi et perd en puissance en cours de route, Abe Forsythe parvient à ensoleiller un genre habituellement gore et apocalyptique. Du zombie fun ? C’est encore possible.

[CRITIQUE] Cold Skin, de Xavier Gens (sortie DVD)

En 1914, alors que le monde se prépare à l’apocalypse, un jeune homme est débarqué sur une île rocheuse et inhospitalière, près du cercle antarctique. Sa mission : remplacer pour les 12 prochains mois l’officier météorologique qui a mystérieusement disparu. Alors que le bateau s’éloigne, il est loin d’imaginer que de terribles créatures ont déjà pris possession de l’île.
Réalisé par Xavier Gens
Avec David Oakes, Ray Stevenson, Aura Garrido…
Sortie en DVD le 17 juillet 2019
Bonus DVD : Dans les coulisses de Cold Skin (28min) – Entretien exclusif avec Xavier Gens, le réalisateur (35min)

[CRITIQUE] Annabelle – La Maison du Mal, de Gary Dauberman

Déterminés à mettre Annabelle hors d’état de nuire, les démonologues Ed et Lorraine Warren enferment la poupée démoniaque dans leur « pièce des souvenirs », en prenant soin de la placer derrière une vitre sacrée et de solliciter la bénédiction d’un prêtre. Mais Annabelle réveille les esprits maléfiques qui l’entourent et qui s’intéressent désormais à de nouvelles victimes potentielles : Judy, la fille des Warren âgée de 10 ans, et ses amis. Une nouvelle nuit d’horreur se prépare…

[CRITIQUE] Le Chant du Loup, d’Antonin Baudry

Pour son premier film, Antonin Baudry livre un drame puissant, aussi intéressant qu’immersif autour d’un sujet rarement exploré au cinéma. Entre devoir militaire et tensions nucléaire, Le Chant du Loup nous transporte dans un univers mu par la rigueur et le courage de ces Hommes de l’ombre, à travers un récit haletant et admirablement bien tenu. Ceux qui boudent le cinéma français risquent de passer à côté de la petite claque de ce début d’année !

[CRITIQUE] Happy Birthdead 2 You, de Christopher B. Landon

Plus gros, plus fou, plus fun : Christopher B. Landon poursuit l’aventure Happy Birthdead avec une suite rocambolesque qui continue d’explorer le concept de la boucle temporelle machiavélique. Happy Birthdead 2 You profite du succès du premier opus pour viser plus grand, mais qui dit plus grand dit plus de détails à soigner. Ce qui passait crème dans le premier film se voit comme le nez au milieu de la figure dans cette suite : les incohérences et les détails bancals ont tendance à affaiblir un film qui, heureusement, n’a rien perdu de son mordant punchy, exagéré et divertissant grâce à son héroïne aguerrie et assumée. 

[CRITIQUE] Halloween, de David Gordon Green

40 ans, 10 films dont 1 reboot : Halloween : La Nuit des Masques fait partie des films cultes du cinéma d’horreur et pour fêter un bel anniversaire, David Gordon Green offre une onzième retrouvailles avec la saga, entre hommage au film de Carpenter et coup de neuf. Nourri par une tension jubilatoire et la force tranquille d’un tueur iconique et implacable, Halloween explore judicieusement les ressorts de la saga à travers un traitement plein d’anticipation et de suspens. Plus brutal, plus stressant et portée par une Jamie Lee Curtis aux antipodes de sa première interprétation, Halloween est une très bonne surprise.

[CRITIQUE] The Predator, de Shane Black

Monstre sacré de la fin des années 80 (après Alien), The Predator revient pour une nouvelle partie de chasse à l’homme sous la houlette défaillante d’un Shane Black un peu paumé entre l’hommage un peu foireux et le conceptuel bâclé. Étrangement, l’ensemble n’est pas déplaisant : si on met de coté le film original de John McTiernan, The Predator possède un je-ne-sais-quoi complètement foutraque et en roue libre qui, entre ses personnages qui oscillent du loufoque au succédané moderne de la team Schwarzy et le spectacle graphique et sanglant, parvient à capter l’attention. Globalement, c’est du grand n’importe quoi qui, personnellement, m’a amusée. Comment ça, ce n’était pas le but ?

[CRITIQUE] Darkest Minds : Rébellion, de Jennifer Yuh Nelson

Dans un futur proche, les adolescents ont été décimés par un virus inconnu. Les survivants, dotés de pouvoirs psychiques incontrôlables, sont classés par couleur en fonction du danger qu’ils représentent pour la société, et parqués dans des camps. Ruby, l’une des plus puissantes d’entre eux, parvient à s’en échapper pour rejoindre un groupe de jeunes en fuite à la recherche d’un refuge. Rapidement, cette nouvelle « famille » réalise que fuir ne suffira pas dans un monde où les adultes au pouvoir les ont trahis. Ils vont mener une rébellion, unissant leurs pouvoirs pour reprendre le contrôle de leur avenir.