
Mine de rien, 2024 a été une belle année ciné et j’ai vu ma liste de bons films s’allonger avec plaisir. Des films français incroyables, de la diversité fédératrices, des femmes badass même quand elles deviennent ou fréquentent des monstres… C’était beau à voir (et parfois, souvent, dérangeant).
Fun fact : ça doit être la première fois depuis très longtemps (si ce n’est ever) qu’aucun film de super-héros ne figure dans ce top !
Trève de blabla, voici mes chouchous de l’année :
The Substance, de Coralie Fargeat

Clairement un des films les plus perturbants de l’année… et j’adore ça ! Entre body horror et satire sociale, le film fascine et horrifie avec une esthétique frappante, portée par des performances incroyables, notamment celle de Demi Moore. Audacieux, féministe et intense, The Substance est un film qui bouscule et marque les esprits, tout en portant un constat éclairé et sans appel sur le monde actuel. Une beauté !
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Wicked de Jon M. Chu

Je ne l’ai pas vu venir, mais oui, je l’avoue, je fais partie de ceux qui ont chopé le virus. Alors que je n’avais que peu d’informations sur ce spectacle, me voilà en train de claironner “No One Mourns The Wicked !” du matin au soir ! L’histoire d’amitié, de quête d’identité et de rivalité entre les deux sorcières est captivante, drôle et poignante. Ariana Grande et Cynthia Erivo incarnent à la perfection Glinda et Elphaba, offrant une alchimie palpable, beaucoup d’humour et des voix magiques. J’ai adoré !
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Le Comte de Monte-Christo, d’Alexandre de la Patellière et Matthieu Delaporte

Porté par un Pierre Niney exceptionnel, ce film captivant et visuellement impressionnant retranscrit à merveille la vengeance implacable d’Edmond Dantès. La réalisation, soignée et pleine de tension, nous plonge dans un récit où le désir de justice se transforme en une haine dévorante. Avec son casting brillant et ses costumes et décors grandioses, les réalisateurs parviennent à moderniser le récit, tout en respectant l’esprit du roman. On croise les doigts pour ce fier représentant frenchy aux Oscars 2025 !
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Pauvres Créatures, de Yórgos Lánthimos

Pauvres Créatures est un mélange de fantaisie, de poésie et de féminisme débridé. Emma Stone brille dans ce rôle unique où sa Bella, aussi naïve qu’intrépide, se révolte contre le monde rigide qu’elle découvre avec une âme innocente. Entre humour noir et tendresse pétillante, Lánthimos signe une aventure folle, originale et libérée. Envoûtant, oui, et évidemment immanquable.
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Emilia Pérez de Jacques Audiard

Il n’y a que Jacques Audiard pour réussir à mêler violence, féminisme et transidentité dans une comédie musicale envoûtante… en espagnol ! Le film explore avec brio l’espoir et les failles humaines, portés par des scènes d’une beauté à couper le souffle. Les actrices, dont Zoe Saldaña et Karla Sofía Gascón, livrent des performances saisissantes. Entre tragédie et lumière, Emilia Pérez est une œuvre audacieuse, poignante et pleine d’émotions, qui interroge sur la possibilité de réécrire son histoire, même avec ses recoins les plus sombres.
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Civil War, d’Alex Garland

Sombre et réaliste, Civil War propose une incursion vertigineuse dans une Amérique dystopique en plein déchirement géopolitique, aux côtés de journalistes de guerre engagés. Avec une tension palpable et des performances remarquables, Civil War est un avertissement saisissant sur les conséquences de la guerre, entre déshumanisation et intégrité. Un film intense, glaçant et nécessaire.
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Nosferatu de Robert Eggers

Robert Eggers, réinvente un mythe vieux d’un siècle avec une maîtrise rare. Fidèle à l’esprit du film original de Murnau, ce Nosferatu injecte une modernité palpable à travers une esthétique sépulcrale sublime et une tension grandissante, magnifiée par une bande-son obsédante. La performance de Lily-Rose Depp est saisissante, alliée à un Comte Orlok glaçant incarné par Bill Skarsgård. Nosferatu, entre beauté gothique et monstruosité, est un chef-d’œuvre fascinant tout juste disponible en salles et à ne pas manquer.
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Le Robot Sauvage de Christ Sanders

À travers ce conte initiatique, le film aborde des thèmes de quête d’identité, d’appartenance et de protection. C’est simple, visuellement magnifique et émouvant. L’animation brute et poétique immerge le spectateur dans un monde naturel fascinant, accessible pour les petits et les grands, comme une parenthèse de tendresse enveloppante et chaleureuse. Une pépite à découvrir.
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Alien: Romulus de Fede Alvarez

Évidemment, je l’avais à l’œil ce film… Et j’ai été soulagée en le découvrant ! Alors oui, Alien: Romulus se repose beaucoup sur la saga, entre fan service et hommage, mais Fede Alvarez parvient à recréer une atmosphère oppressante, où la terreur prend une dimension presque palpable, tout en explorant des personnages jeunes et courageux, piégés sur une planète hostile. Je suis peut-être trop indulgente, allez savoir… mais voilà enfin un opus qu’on pourra fièrement ajouté à la saga Alien sans rougir.
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The Apprentice d’Ali Abbasi

Si ce film n’a pas fait beaucoup de bruit, c’est surtout parce qu’il est sorti en pleine année électorale aux US et que, maintenant nous sachons, Trump a finalement été réélu. Connaissant le caractère revanchard digne d’un gamin pourri-gâté de ce dernier, autant dire que les studios et la presse ne se sont pas battus pour faire la pub de The Apprentice. Et c’est bien dommage, car loin de casser intentionnellement du sucre sur le dos du bonhomme orange, Ali Abbasi livre un biopic captivant, qui met en lumière la transformation de Trump, de jeune businessman à figure de pouvoir impitoyable, guidé par un mentor aux méthodes discutables. La performance remarquable de Sebastian Stan complète un portrait fascinant et une réflexion exacte sur le lien étroit entre l’égo et le pouvoir.
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BONUS :
Le Cercle des Neiges, de Juan Antonio Bayona

En général, je m’intéresse rarement aux films sortis directement sur les plateformes, surtout sur Netflix. Pourquoi ? Parce que Netflix donne souvent un gros budget et une grande liberté aux réalisateurs, qui, sans les contraintes d’un studio ou de producteurs, finissent par se perdre avec trop de moyens, de temps et d’idées.
Heureusement, cette logique n’est pas toujours vraie, comme le prouve Le Cercle des Neiges de Juan Antonio Bayona. Une histoire vraie qui s’éloigne du sensationnalisme pour se concentrer sur la survie, la culpabilité et l’angoisse des personnages, perdu dans un désert hostile et glacé. Bayona excelle dans la narration, offrant un drame poignant et réaliste, porté par une mise en scène impressionnante. Un film à la fois éprouvant et émouvant.
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Mentions spéciales :
- La Zone d’Intérêt : le quotidien glaçant d’une famille allemande avec vue sur un camp de concentration. Excellent film, mais difficile d’avoir envie de le revoir tellement il est dur et que ses personnages sont, logiquement, détestables. Lire mon avis
- Anora : l’épopée renversante d’une jeune femme aux prises entre deux cultures, dans un conte moderne éclatant où le chaos d’une nuit américaine devient le miroir d’un monde en quête de sens. Lire mon avis
- Conclave : drame spirituel et politique s’entremêlent dans les arcanes du Vatican, à travers la nomination d’un nouveau pape. Ralph Fiennes est excellent (comme d’hab). Lire mon avis
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Et vous, quels sont vos chouchous de l’année ?
