Dimanche soir ont eu lieu les BAFTA 2013. Il y en a eu pour tout le monde et c'est avec plaisir qu'on voit enfin Skyfall repartir avec le prix du meilleur film britannique. Pour le reste, on reprend les mêmes et on recommence. Argo caracole en tête et repart avec deux prix prestigieux, Daniel Day-Lewis et Anne Hathaway récoltent leurs prix respectifs sans aucune surprise et le film Amour de Michael Haneke n'a pas fini d'agrandir sa collection. L'Odyssée de Pi (mon film favori de 2012, snif snif) repart avec deux prix récompensant la photographie et les effets spéciaux. S'il n'y avait pas la catégorie "meilleur film britannique" on aurait presque pu croire qu'il s'agissait d'un remake des Golden Globes... Voici le palmarès :
Étiquette : Christoph Waltz
Django Unchained : Un régal Tarantinesque !
Quand Quentin Tarantino sort un nouveau film, c’est toujours un jour de fête (en tout cas pour moi). Attendu comme un cadeau de Noël commandé depuis des mois, Django Unchained débarque enfin sur nos écrans et nous délivre enfin d’une attente qui commençait à nous ronger depuis mi-2011. Tarantino, c’est un peu l’enfant instable et insatiable d’Hollywood qui apparaît toujours là où on ne l’attend pas et qui ne peut se contenter d’une seule histoire, tant il déborde d’idées et de références. Ses films sont un peu comme des matriochki : d’abord il y a l’intrigue que tout le monde connait, mais une fois que le film commence, d’autres histoires se révèlent, toujours liées à la première, mais qui se développent parfois dans le désordre (Pulp Fiction, Kill Bill), d’autres fois en parallèle (Inglourious Basterds). Si Django Unchained fait partie de la deuxième catégorie, la patte Tarantinesque est toujours aussi vive, théâtrale et fracassante. Une fois le film lancé, Django Unchained ne s’arrête plus, allant toujours plus haut, ne cessant jamais d’étonner ni d’amuser son spectateur. Déjanté, drôle, hallucinant, surprenant, violent, sanglant… Autant d’adjectifs qui siéent à Django Unchained, le western-spaghetti remis au goût du jour par un Tarantino qui, une fois de plus, nous émerveille…
