Tops & Flops

Flop 2023 : Le pire de l’année

Comme l’année précédente, il y avait peu de grosses attentes mais 2023 est venue avec son lot de catastrophes cuisantes. Des CGI affreux, des scénarios absents, un humour en berne ou des films clé-en-main qui se vautrent en beauté : nombreux sont les films qui auraient dû dominer le box-office français ou international et qui ton finalement fait un joli four critique. Parmi mes gros cacas de l’année, je vous épargne les films (simili) d’horreur tricotés avec des moufles (L’Exorciste : Devotion, L’Exorciste du Vatican, L’Emprise du Démon, Thanksgiving…) tandis mon coté fangirl sera conciliante avec des films de super-héros comme Ant-Man et la Guêpe : Quantumania, Shazam 2 ou encore Blue Beetle, car, soyons honnêtes, on a eu bien pire).

Bref, trêve de blabla, voici les bonnets d’ânes de 2023 dans une édition spéciale « films crétins » :

Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu, de Guillaume Canet

On ne le répètera jamais assez : réaliser un film Astérix après celui de Chabat ou les versions animés d’Astier est toujours une prise de risque. On en a eu des mauvais films Astérix, celui de Guillaume Canet est de loin un des pires films que le cinéma français a pu pondre ces dernières années (if ever). Malgré son casting que racle tous les m’as-tu-vu du panorama francophone, Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu se pourlèche le nombril dans un concours de cabotinage et de blagues Carambar. Il n’y a rien à sauver.

The Flash, d’Andy Muschietti

Un acteur principal accusé de violences sur mineures, un personnage agaçant, un univers cinématique mort, des effets spéciaux qui ressemblent à un mauvais rêves et des caméos d’acteurs décédés… The Flash est un cas d’école, une leçon à montrer à tous les futurs réalisateurs afin que ce type de catastrophe n’arrive plus jamais.
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Crazy Bear, d’Elizabeth Banks

Autre hérésie cette année, ce film complètement débile réalisé par Elizabeth Banks. J’avais à peine oublié l’image de gars déguisé en ours qui se frotte à Malala Yousafzai (Prix Nobel de la Paix !) aux derniers Oscars, que Crazy Bear est sorti en salles pour déverser une comédie noire dégoulinante de facilités et de mauvais jeu. Sauvons le cinéma, éloignons Elizabeth Banks des caméras.
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En Eaux Très Troubles, de Ben Wheatley

J’avais bien aimé le premier film qui était un bon gros blockbuster estival qui sentait bon le pop-corn sucré. Malheureusement, le succès est monté à la tête du studio qui a fait le pire choix possible quand on propose une suite à un film dont le postulat est déjà wtf : se prendre au sérieux. Résultat, entre un Statham qui joue les justiciers écolos avant de parader en jet-ski dans tout le dernier tiers du film et des mégalodons aux abonnés absents, En Eaux Très Troubles déçoit alors que j’espérais m’amuser devant.
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Evil Dead Rise, de Lee Cronin

Moi qui attendait l’événement horrifique de l’année, j’ai découvert un Evil Dead Rise certes graphique, gore et explicite, mais certainement pas effrayant. Le film se prive d’un storytelling solide et traite ses personnages comme de la chair à pâté dispensable et régurgitable. Difficile, donc, de s’intéresser à leurs sorts et le film devient un brouillon rougeâtre et bruyant d’un ennui profond.
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Fast and Furious X, de Louis Leterrier

Il fallait s’y attendre. Après une escapade ridicule dans l’espace dont ce nouvel opus ose à peine mentionner, Fast and Furious X a perdu de son charme à force de se muer en sa propre caricature. Vin Diesel grimace dans un film qui fait d’énormes appels du pied au dyptique Avengers – Infinity War et Avengers – Endgame, éclipsant volontairement la Famille pour pouvoir y caler son melon. Et dire qu’il y a encore d’autres films et spin-offs prévus (enfin… vu les casseroles de Vin Diesel, cela reste à voir…)
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Expend4bles, de Scott Waugh

Il n’y a pas grand chose à dire sur ce quatrième volet de la franchise Expendables, qui tente maladroitement de se mettre à la page. Le simple choix de Megan Fox dans le rôle d’une pseudo-femme de tête aux allures de poupées gonflables dans un film débordant de testostérone cristallise terriblement le machisme écervelé et l’absence d’ambition qui coagulent autour du film.

Aquaman et Le Royaume Perdu, de James Wan

Autre suite, autre cata, et ça me désole d’avoir un film de James Wan dans un flop. Dernier acte d’un DCEU déjà enterré, Aquaman et le Royaume Perdu perd le charme de son film précédent en reprenant les mêmes artifices sans chercher à se réinventer. Résultat, c’est du déjà-vu vain et sans intérêt. RIP le DCEU.
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Hypnotic, de Robert Rodriguez

Probablement un des rares films qui semblaient honorables sur le papier dans cette liste et pourtant, Robert Rodriguez livre un thriller fadasse, réchauffé et peu crédible, fantasmant autour de l’hypnose et d’un Ben Affleck encore plus amorphe que d’habitude. Preuve s’il en fallait une que le népotisme et un carnet d’adresses bien rempli ne suffisent pas à pondre un bon film.
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Mystère à Venise, de Kenneth Brannagh

Le fait que Kenneth Brannagh en soit à sa troisième incarnation de Hercule Poirot dans un film qu’il réalise me dépasse. Pourtant, j’espérais que ce dernier soit un peu plus réussi, vu qu’il optait pour une histoire plus sombre entre fantômes et whodunnit. Malheureusement, une fois l’effet spooky retiré, Mystère à Venise est aussi pénible que Mort sur le Nil et Le Crime de l’Orient-Express. La performance, selon moi, c’est la façon dont Kenneth Brannagh persiste à faire croire à son personnage français devant des acteurs français, avec un accent aussi horrible.

***

Et vous, quelles sont vos déceptions de l’année ?

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