Comédie

Comment Tuer Son Boss 2 : Very Bad Suite

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Trois ans après le premier film, Nick, Kurt et Dale, trois amis aux pulsions criminelles, s’essaient au kidnapping catastrophe dans Comment Tuer Son Boss 2. Loin de faire dans la nouveauté, le film de Sean Anders reprend les codes du premier film et les étirent dans une comédie farfelue, drôle certes, mais pas aussi fraîche que le premier opus. Du coup, Comment Tuer Son Boss 2 devient rapidement bavard et bruyant, tandis que le coté crétin des trois héros, si charmant au début, devient peu à peu irritant. Autrement dit : ça se regarde, mais « c’est pas ouf ». 😀

Le pitch : Lassés de devoir se plier aux consignes de leurs supérieurs, Nick, Dale et Kurt décident de monter leur entreprise pour ne plus avoir de patrons. Mais un investisseur habile les prive soudain de capital. Sans ressources, ni recours juridique, nos trois apprentis entrepreneurs mettent au point un plan foireux, consistant à kidnapper le fils – adulte – de l’investisseur et à exiger une rançon afin de pouvoir reprendre le contrôle de leur entreprise…

Selon moi, le premier film Comment Tuer Son Boss, de Seth Gordon (2011) n’attendait pas forcément de suite. Mais bon, puisque ce deuxième opus est là, parlons-en.
Cette suite réalisée par Sean Anders souffre du « syndrome Very Bad Trip« . Alors que le premier film était un one shot hilarant, un peu fou et plaisant, la suite sent fortement le réchauffé. À quelques détails près, on prend les mêmes et on recommence. En effet, si le personnage ne Colin Farrell ne revient évidemment pas et que celui de Kevin Spacey tape l’incruste, la recette est la même. On retrouve ces trois amis (très similaire au trio de Very Bad Trip, d’ailleurs), qui n’ont pas changé d’un iota malgré ce qu’ils ont enduré dans les premiers film, tandis qu’ils essayent de faire fructifier une idée (assez hasardeuse, mais bon, passons…), afin de ne plus jamais avoir à supporter un boss horrible. Sur leurs chemins, ils croisent la route d’un fils à papa peu scrupuleux (un peu comme le personnage de Colin Farrell) et de son père, un homme d’affaire hargneux (un peu comme le personnage de Kevin Spacey) qui vont rapidement réveiller leurs pulsions criminelles.
Si le plaisir des retrouvailles est là, reprendre les mêmes ficelles scénaristiques ne fait qu’alourdir et étirer la trame plus que nécessaire. Comment Tuer Son Boss 2 a un petit coté poussif lassant qui finit par transformer petit à petit les points positifs du film en repoussoir. Sean Anders ne change que quelques détails par rapport au premier film, ressert des scènes identiques (effraction/drogue, le dénouement final…) et s’appuie beaucoup sur le show de ses trois personnages principaux. Entre crétinerie et naïveté, seules les performances des acteurs principaux, habitués à la comédie et à l’improvisation, sauvent le film de l’ennui profond grâce à des répliques assez fun et des scènes misant sur un humour gras, oui, mais efficace (la démonstration du « Shower Buddy » au début du film).

Malgré une histoire animée et un casting qui semble visiblement s’éclater à l’écran, Comment Tuer Son Boss 2 manque de fraîcheur et ne fait que proposer du déjà-vu, voire des scènes totalement similaires, ce qui a tendance à laisser sur le carreau et a rendre l’ensemble interminable alors que l’issue est évidemment prévisible. Comme Very Bad Trip 2 il y a quelques années, Sean Anders s’accroche au succès du premier film avec beaucoup trop de facilité et, finalement, personne n’y croit vraiment.

Au casting : Jason Bateman (Échange Standard, Arnaque à la carte…), Jason Sudeikis (Les Miller – Une Famille En Herbe…) et Charlie Day (Pacific Rim, La Grande Aventure Lego…) reprennent du service. Si les deux premiers s’en sortent plutôt bien, Charlie Day, lui, n’a jamais été aussi bruyant (et agaçant). À leurs cotés, Chris Pine (Star Trek Into Darkness, The Ryan Initiative…) est à l’aise dans la comédie et Christoph Waltz (Muppets Most Wanted, Django Unchained, Carnage…) ne se foule pas trop mais ce n’est pas vraiment de sa faute, tandis que Jennifer Aniston (Les Miller, également nommée aux Golden Globes 2015 pour Cake…) tente encore de nous faire croire qu’elle est vulgaire sexy et Jamie Foxx (Django Unchained, The Amazing Spider-Man – Le Destin d’Un Héros…) joue encore à l’acteur. Quant à Kevin Spacey (House Of Cards, Margin Call…), il transpire tellement la classe qu’il pourrait évidemment jouer n’importe quoi et être parfait : c’est le cas ici.

En conclusion, Comment Tuer Son Boss 2 est une comédie passable, qui se regarde agréablement et prête à quelques sourires. Mais en voulant refourguer une suite calquée sur le premier opus, Sean Anders rate le coche et ne livre qu’un film anecdotique qui aura bien dû mal, je pense, à survivre aux fêtes de fin d’année. Enfin, je me précipite, mais Very Bad Trip a bien eu son troisième volet

Black Doug?
Black Doug?

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