
Personnellement, j’ai trouvé l’année 2025 un peu faiblarde de notre coté de l’atlantique. C’est encore plus flagrant quand je vois les favoris qui se bousculent aux portes des Oscars : certains ne sont pas encore sortis en France et figureront peut-être dans mon top 2026, qui sait. Ceci dit, il y a eu tout de même de belles choses cette année, du cinéma engagé, vibrant et souvent même des histoires originales dans cet océan hollywoodien pollués par tant de reboot, remake et autre suites ou préquelles. Des vampires, des rebelles, de l’apocalypse, des monstres, de l’animation, du frisson, des extra-terrestres bleus et, bien évidemment, des super-héros…
Voici mon top 2025, totalement mainstream et assumé !
Sinners, de Ryan Coogler

Audacieux, vibrant et viscéral, Sinners redonne foi en un cinéma de genre intelligent et incarné. Ryan Coogler livre un film puissant, porté par une BO électrisante, qui aborde ses thématiques de fond sans lourdeur et reste longtemps en tête après le générique.
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Zootopie 2, de Byron Howard et Jared Bush

Drôle, inventif et généreux, Zootopie 2 réussit haut la main le pari de la suite près de dix ans après le premier opus. Enrichissant la mythologie du premier film sans jamais perdre son énergie, Byron Howard et Jared Bush livrent un pur feel-good movie intelligent, qui donne le sourire du début à la fin.
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Une Bataille Après L’Autre, de Paul Thomas Anderson

Survolté, ambitieux et furieusement politique, Une Bataille Après L’Autre frappe fort et juste. Paul Thomas Anderson signe un grand film de cinéma, aussi accessible que corrosif, entre uppercut idéologique et fresque humaine. Viva la revolución.
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Frankenstein, de Guillermo Del Toro

Guillermo Del Toro adapte le roman précurseur de Mary Shelley et livre une oeuvre à la beauté et à la sensibilité sidérante. Entre romantisme noir et vertige métaphorique, Frankenstein se révèle délicat, bouleversant et enlevé par son imagerie gothique, à la fois sombre et lumineuse, entre la vie et la mort. J’adore, évidemment.
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Substitution – Bring Her Back, de Michael Philippou et Danny Philippou

Avec Substitution – Bring Her Back, les frères Philippou (La Main) confirment leur talent pour injecter une noirceur humaine glaçante dans l’horreur. Un film dérangeant, oppressant et terriblement efficace, qui captive autant qu’il met mal à l’aise.
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Thunderbolts*
Les Nouveaux Avengers, de Jake Schreier

Contre toute attente, Thunderbolts* redonne un souffle inespéré au MCU en misant sur ses anti-héros cabossés, osant parler de santé mental dans un film de super-héros. Jake Schreier livre un film énergique et étonnamment habité, un bol d’air frais bienvenu dans un univers qui en avait sérieusement besoin.
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28 ans plus tard, de Danny Boyle (et Alex Garland)

Danny Boyle et Alex Garland prolongent brillamment l’héritage de la saga avec un film viscéral, tendu et audacieux. 28 Ans Plus Tard bouscule les codes du genre pour mieux installer une atmosphère fiévreuse et contemplative, où l’humanité tente de survivre au chaos.
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Superman, de James Gunn

James Gunn propose une relecture sincère et intelligente de Superman, plus incarnée et plus ancrée. Si le souffle mythologique n’est pas encore totalement au rendez-vous, ce premier chapitre pose des bases solides et prometteuses, dépoussiérant quelque peu le carcan un poil trop noble qu’imposait la vision de Zack Snyder.
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Avatar : De Feu et de Cendres, de James Cameron
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Visuellement renversant, Avatar : De Feu et de Cendres confirme le génie plastique de James Cameron. Plus dense et plus nerveux que le précédent, le film continue, malgré ses faiblesses, d’émerveiller à travers une imagerie souvent stupéfiante. Qui n’a jamais eu envie d’aller faire un tour sur Pandora après avoir vu Avatar ?
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Marche ou Crève, de Francis Lawrence

Sous ses airs de revival young adult, Marche ou Crève frappe par son intensité émotionnelle et sa lucidité cruelle. Francis Lawrence signe un film dur, poignant et profondément humain, qui laisse des traces bien après la dernière image.
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Mention spéciale pour les films d’horreur de cette année :
En plus de ceux qui figurent dans mon top (et dans mon flop), on a eu une belle année horrifique, riches en frissons, imaginaires tordus et autres délires peu rassurants. Merci à l’elevated horror qui a challengé tous les films hyper cheaps qui s’entassaient sur nos écrans. Parmi eux, voici 5 films notables :
- The Ugly Stepsister d’Emilie Blichfeldt : une version de Cendrillon vrillée par le culte de la beauté et des modifications corporelles. Âmes sensibles s’abstenir. Lire mon avis
- Companion de Drew Hancock : Comme vu dans Buffy, avoir une petite-amie robot, ce n’est jamais une bonne idée, surtout quand on en cultive de très mauvaises. Lire mon avis
- Évanouis de Zach Cregger : Drôle de fait divers que la disparition d’une classe entière, ou presque, entre thriller et horreur, bercé par un malaise constant. Lire mon avis
- Good Boy de Ben Leonberg : Des gimmicks classiques mais qui ont fait leurs preuves, ici ça marche encore plus car on a envie que le chien s’en sorte !
- The Woman in the Yard de Jaume Balaguero : Un cauchemar éveillé où le deuil et le remord prennent vie. Lire mon avis
- Together de Michael Shanks : La co-dépendance amoureuse vue par le prisme de l’horreur. C’aurait pu être mieux, certes, mais le propos est attrayant. Lire mon avis
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Et vous, quels sont vos chouchous de l’année ?
