Iron Man 3 : Inattendu, spectaculaire… Incroyablement risqué !

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Enfin, on y est : l’un des films les plus attendus de l’année débarque enfin sur nos écrans le 24 avril 2013. Après l’énormissime succès du déjà culte Avengers (2012), nous attendions tous avec impatience le retour d’Iron Man, qui marque le début de la Phase 2 du Marvel Cinematic Universe (MCU).
Après une campagne promotionnelle envahissante et extra-généreuse en extraits et autres bandes-annonces en tout genre, les fans se léchaient déjà les babines tout en relisant leurs comics préférés, afin de se faire une idée de ce qui les attendaient. Et bien lâchez tout, ou presque, et préparez vous à une énorme surprise. Shane Black (Kiss Kiss Bang Bang, en 2005) reprend les rênes, après Jon Favreau, et se charge de relever le défi, et pas des moindres : succéder à Avengers.

Inattendu, spectaculaire et maîtrisé, Iron Man 3 signe une nouvelle étape dans la course folle de Marvel, concernant l’adaptation de des films de super-héros, et plus particulièrement, l’orientation du MCU. A la fois déroutant et captivant, ce nouvel opus en déconcertera plus d’un mais la solidité de son scénario, le rythme entraînant et la fluidité de l’intrigue rattrape au vol beaucoup de décisions risquées, voire osées mais souvent justifiées. Pour certains, le choc sera rude (peut-être même impardonnable), néanmoins Shane Black signe ici un opus plutôt réussi et très ambitieux, parvenant à faire revivre l’ambiance initiale d’Iron Man 1 mais en beaucoup plus juste, percutant et mature, mêlant habilement action, humour et un poil de suspens…  Quoiqu’il en soit, Iron Man 3 va faire parler de lui !

Le pitch : Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?

Dès le début, Iron Man 3 marque sa différence. Fini les riffs rocks des deux premiers films, voici qu’on nous balance du Eiffel 65 « I’m Blue » à fond les ballons pour commencer. Premier froncements de sourcils, où Shane Black va-t-il donc nous embarquer ?
Après un bref flashback en 1999, le film situe son histoire après les événements qui ont eu lieu dans le film Avengers. C’est donc un Tony Stark tourmenté que nous retrouvons, hyper actif et super stressé, se noyant dans le travail pour éviter de penser. Une image inhabituelle et déstabilisante, contrastant avec l’éternel flambeur séducteur et arrogant que nous connaissons, ce qui laisse entrevoir des heures sombres à venir. Rapidement, ses erreurs passées finissent par le rattraper et une nouvelle menace apparaît, n’hésitant pas à l’attaquer et à mettre en danger ce qu’il a de plus cher. Dans cet opus plus centré sur l’homme de chair derrière l’homme de fer, Iron Man 3 se penche sur la psychologie de son personnage en exposant ses failles et ses inquiétudes. Petit à petit, l’intrigue poussera Stark l’infaillible à se remettre en question, en faisant appel au véritable héros qui est en lui, à savoir le génie, « the mechanic », celui qui a construit sa première armure au fond d’une grotte. C’est avec un visage plus humain qu’Iron Man 3 abordera son nouveau volet, n’hésitant pas à reléguer la technologie bluffante (et, hum, souvent un peu trop pratique) au placard. Un choix qui semble peu original sur le papier, car souvent dans une trilogie, le 3è film fait office d’état des lieux menant une légère introspection douloureuse (Christopher Nolan en sait quelque chose), mais Shane Black a su maîtriser le plus important : le rythme.
En effet, le film ne laisse aucun temps mort et continue d’avancer sur tous les fronts. Iron Man 3 est nourri par des rebondissements constants, maintenant le spectateur en haleine et toujours plus avide. Impossible de détacher ses yeux de l’écran. La menace du Mandarin est de plus en plus forte, Aldrich Killian (Guy Pearce) et ses sbires sont de plus en plus mystérieux, tandis que les personnages secondaires s’affirment. Un scénario plus terre-à-terre, sans dieu(x) ni aliens pour compliquer les choses, rend le film plus identifiable et laisse volontairement Iron Man sur le carreau.

Alors que le film se déroule comme une machine parfaitement huilée, entre déferlante d’humour à la punch-line bien sentie et de l’action décoiffante à la réalisation superbe ; quand le public pense pouvoir anticiper les prochaines minutes, Iron Man 3 prend alors un virage qui va changer toute la donne et très probablement votre impression sur le film ! Coup de folie ou coup de génie ? Iron Man 3 joue un va-tout qui pourrait lui être fatal ! Si certains y verront une trahison difficile à avaler, d’autres – comme moi au second visionnage – aborderont ce nouveau choix avec beaucoup de recul. En effet, Iron Man est un héros qui existe depuis des années (1963), ses rencontres (bonnes ou mauvaises) étaient donc calées sur une certaine époque et/ou des événements historiques. Il faut rappeler ici que le film est une adaptation des comics books et ce mot va soudain prendre tout son sens. En prenant ce choix aussi inattendu qu’osé, Iron Man 3 joue la carte de la modernité, en adaptant habilement un personnage-clé dans un contexte bien plus actuel que prévu et ne manque pas de justifier son choix en rappelant d’autres menaces terroristes bien réelles et relayées par les médias. Dans tous les cas, vous serez sur le c*l. C’est inévitable.

Au delà de tout cela, ce coup de théâtre a un but propre : tel un tour de passe-passe, Iron Man 3 nous captive par du sensationnel alors que la véritable menace, au but moins « glorieux » certes, grossit en coulisses, prête à frapper lors du grand final. Iron Man 3 abat ses dernières cartes sur le tapis, nous révélant ses derniers rebondissements, confirmant sa volonté d’adapter le héros de façon libre. Le film parvient à nous éblouir jusqu’au bout, d’abord en brouillant les repères puis en offrant du divertissement à chaque étapes, gardant toujours un ton léger même dans les moments les plus sombres. Bien décidé à nous en mettre plein la vue, Iron Man 3 s’illustre dans un final pour le moins surprenant (voir jamais vu dans un film de super héros), pourtant jubilatoire. Mais encore une fois, les puristes risquent encore une fois de grincer des dents.

Au final, que penser d’Iron Man 3 ? C’est un boulet de canon qui va faire beaucoup de bruit. D’un coté, une réalisation maîtrisée et un scénario en béton font qu’Iron Man 3 se laisse agréablement regarder et tient debout, on y retrouve l’humour particulier de notre super-héros, tout en observant son évolution tandis qu’il affirme son statut de super héros avec ou sans l’armure. Le film n’oublie pas de divertir et d’émerveiller par ses scènes d’actions superbes (l’explosion de la maison de Stark est un exemple parmi tant d’autres), sans oublier certains moments qui feront frissonner plusieurs fans de plaisir (Mark 42 et ses copines…).
Malheureusement, tous les points forts du film sont entachés par des choix très dangereux, prenant le risque de voir des fans de comics crier au scandale, tandis que le grand public jubilera d’enthousiasme. De plus, bien que je salue l’idée de démarquer cet opus de la phase 1, le manque de connexion avec la phase 2 se fait sentir tandis qu‘Iron Man 3 se termine sur une note plutôt énigmatique.

Coté acteurs : le casting d’Iron Man 3 est presque un sans-faute. Robert Downey Jr est Tony Stark, il n’y a plus rien à prouver de ce coté-là, et l’incarne à nouveau avec brio. A ses cotés, nous retrouvons Don Cheadle, plus présent et plus autonome dans son rôle de War Machine/Iron Patriot, et Gwyneth Palthrow brille enfin dans un personnage va prendre nettement plus d’ampleur… mais pas là où on l’attendait ! Quel plaisir de voir enfin Pepper Potts prendre vie.
Ben Kingsley incarne le fameux Mandarin, toujours aussi impeccable et Guy Pearce traîne légèrement la patte et à du mal à s’imposer dans le film. Rebecca Hall est superbe, mais malheureusement son personnage n’a que très peu d’intérêt.

En conclusion, Iron Man 3 frappe là où on ne s’y attend pas et crée la surprise, reste à savoir si vous l’apprécierez ou pas. Plein d’humour et gavé d’action, le dernier-né de l’écurie Marvel est du pur divertissement explosif qui saura ravir un large public. Cependant, un sentiment de tromperie plane sur le film qui sera, sans nul doute, l’objet de nombreux débats. A vous de vous faire votre propre avis, mais si vous voulez un conseil : il faut le voir 2 fois… minimum.

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>>> Pour plus de spoilers !

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