My Warner Day : Retour sur une journée épique !

Dimanche 26 mai a eu lieu l’événement cinéma : My Warner Day et j’y étais !
C’est quoi : une soirée organisée par Warner Bros France pour tous les fans de ciné et entièrement gratuite. Oui oui, j’ai bien dit ENTIÈREMENT GRATUITE ! Pour y assister, c’était simple (ou pas), il fallait soit participer aux jeux sur le site de la Warner, soit en dernier recours tenter de gagner une place grâce à la page Facebook du Grand Rex. Et oui, car qui dit « événement exceptionnel », dit « lieu mythique ». Et c’est donc au Grand Rex qu’a eu lieu cette soirée.
Retour sur une journée riche en émotions !

Very Bad Trip 3 : Trop de Chow tue le show

De retour sur nos écrans, le Wolfpack nous promettait nouveautés, rires et aventures en cascades. En réalité, Very Bad Trip 3 a beaucoup perdu de son énergie en cours de route et se révèle assez décevant. Malgré une trame innovante, construite et différente – bien qu’un peu tirée par les cheveux – des deux premiers opus, l’humour est plutôt collégien et faiblard et l’ascension du personnage de Mr Chow est carrément irritante et poussive. Bien loin des fous-rires que m’avait provoqué Very Bad Trip en 2009, le dernier né de la trilogie relève à peine le niveau après le fiasco trashouille du n°2.

Festival de Cannes 2013 : le palmarès

Le Festival de Cannes vient de se terminer et il n’y a plus qu’à remballer le tapis rouge.

Je n’ai pas réellement pu le suivre assidûment cette année (pour être honnête), mais il y avait plusieurs choses à retenir : Leonardo DiCaprio qui ouvre le bal, la beauté d’Emma Watson sur le tapis rouge, la rumeur que le prochain Ozon n’est pas une réussite, le fait que Only God Forgives ait été hué par le public ou encore que le dernier film de James Gray, The Immigrant, n’a pas fait l’unanimité… J’en oublie sûrement, mais le principal n’est pas là. De nombreux films de qualité était en compétition, le jury a eu du mal à se décider mais voici le palmarès du 66e festival de Cannes…

Only God Forgives : Une expérience arty, violente et fascinante

Deux ans après l’énorme succès de Drive, Nicolas Winding Refn nous revient avec un nouvel opus en compagnie de son acteur favori du moment, à savoir Ryan Gosling. Only God Forgives est un superbe ovni (ofni ?) expérimental et artistique, vibrant d’une violence latente bien plus prononcée que celle qui est actuellement visible à l’écran. D’une lenteur à la fois frustrante et douloureusement exquise, Only God Forgives prend à la gorge par sa mise en scène particulière et envoûtante, dotée d’une bande-originale quasi omniprésente. Refn nous offre ici le récit idéologique et brutal d’un homme prisonnier de ses pulsions et tiraillé par son devoir d’obéissance envers sa famille. Brillant, original et surprenant, Only God Forgives est d’une beauté époustouflante, aussi bien par son histoire que par sa réalisation. Cependant, une question se pose : le public qui a été conquis par Drive et/ou Ryan Gosling sera-t-il réceptif ? Personnellement, j’en doute.

Mamá : Ennuyeux et attendu

Produit par Guillermo Del Toro et récompensé au Festival du film fantastique de Gerardmer 2013, Mamá bénéficiait d’un buzz positif et d’une bande-annonce alléchante. Malheureusement, le film se révèle être une grosse déception. Inconsistant et désolant, Mamá fourmille d’idées mais ne parvient pas à en choisir une. Le film tourne en rond assez rapidement, en réutilisant des stratagèmes vieux comme le monde sans réussir à créer l’effet escompté. Résultat, Mamá n’effraie pas une mouche (ou plutôt un papillon) et même son ambiance cafardeuse ne parvient pas à évincer l’absurdité effarante du scénario ni l’utilisation d’effets spéciaux légèrement honteux.

Cheba Louisa : Inintéressant mais aussi agréable qu’un téléfilm

Sympathique et touchant, Cheba Louisa est l’une des sorties discrètes de la semaine. S’attelant à un sujet complexe et épineux, Cheba Louisa associe la justesse à la bonne humeur en nous proposant le parcours d’une femme franco-algérienne qui cherche son identité. Porteur d’un message positif et sans jugement, premier film de Françoise Charpiat (principalement scénariste de téléfilms) dissèque les liens familiaux et les amitiés inattendu avec tendresse (prudence) et bonnes intentions. Malheureusement, avec un traitement aussi simpliste, peu étoffé et légèrement passe-partout, Cheba Louisa s’essouffle rapidement et manque rapidement d’intérêt.

Trance : un thriller fascinant et bluffant

Intense, fascinant et délirant, Danny Boyle nous revient avec un thriller haletant qui nous entraîne et nous perd, dans les dédales de l’esprit humain, à travers une trame brillante et ambitieuse. Grâce à un scénario à l’apparence classique et prévisible, Trance surprend autant par son intrigue aux rebondissements multiples, que par sa mise en scène déjantée et une bande-originale qui prend aux tripes. Souvent critiqué, Danny Boyle prouve une nouvelle fois sa capacité à se renouveler tout en gardant un style qui lui est propre et en débarquant là où ne l’attend pas. Trance est un cocktail détonnant, violent et souvent angoissant, où le sexe et les amours déviants y trouvent une place de choix. Attention toutefois, certaines images peuvent choquer les âmes sensibles (et je ne parle pas de la sublime Rosario Dawson).

Evil Dead : Gore et efficace

32 ans après la sortie du culte Evil Dead de Sam Raimi, ce dernier a décidé qu’il serait temps de lui donner un petit coup de jeune. Pari risqué pour Raimi, surtout quand on voit ce qu’a donné le dernier né de Ghost House Pictures (je parle du ridicule film Possédée, bien sûr), mais Evil Dead est finalement une très bonne surprise. La cuvée 2013 tient ses promesses, aussi gore que flippant tout en restant fun et fidèle à l’empreinte du film original. Plutôt que de nous embrouiller avec des stratagèmes essoufflés Fede Alvarez, le réalisateur, a bien compris qu’on en voulait pour notre argent et nous voilà généreusement servi. Pour Evil Dead, qu’on se le dise, on évite de prendre du pop-corn. Giclée de sang, cris hystériques, angoisse permanente, le cinéma d’horreur est de retour. Et même s’il s’agit d’un remake, cette nouvelle version d’Evil Dead est plus qu’honorable.

Mud : sur les rives du Mississipi – Too good to be true ?

Alors que Take Shelter remportait un franc succès lors de sa sortie en janvier 2012, quelques mois plus tard, Jeff Nichols présentait Mud : Sur les rives du Mississipi au Festival de Cannes de la même année. Epuré et juste, Mud cumule les bons points, de la mise en scène superbe à des personnages poignants, mais manque cruellement de sincérité. Du travail (trop) bien fait pour un élève appliqué qui n’a malheureusement pas réussi à me convaincre. Pour moi, le film est bien trop lisse, trop parfait et pleins de bons sentiments. L’intention est bien présente, mais l’alchimie entre les personnages reste aux abonnés absents.

Les Croods : Une comédie cro-mignonne !

Généralement, je ne suis pas une grande fan des films d’animation. Déçue par Rebelle (Pixar) et L’étrange pouvoir de Norman (Universal Pictures) l’année dernière, je suis allée voir Les Croods, le dernier né de l’écurie Dreamworks (la saga Shrek, Kung-Fu Panda, Les Cinq Légendes…) à reculons.
Drôle, original et divertissant, Les Croods se révèle être une excellente surprise et agréable pour tous. Un peu d’action, une bonne dose de suspense, une pincée de frisson mais surtout beaucoup de rires, Les Croods a tous les bons ingrédients pour une comédie réussie.

[Coup de cœur] Stoker : Un conte horrifique, dérangeant et sensuel

Fascinant, brillant et d’une beauté déroutante, Stoker pourrait bien être mon vrai coup de cœur de l’année. Pour son premier film occidental, Park Chan-Wook (Old boy en 2003, Lady vengeance en 2005) nous offre un thriller horrifique à la fois séduisant et repoussant, où les non-dits ont autant d’importance que l’histoire racontée. Truffés de plans symboliques et grâce à une mise en scène précise, Stoker déborde d’une sensualité malsaine, opposant la femme d’âge mûr qui cherche l’attention et la jeune femme qui se découvre, face à un homme déclencheur de vices. Tout cela aurait pu être une histoire banale, gauchement érotique, s’il n’y avait pas cette ombre dérangeante, entre liaisons interdites et fascination morbide, qui entre les mains de Chan-Wook et guidé par un scénario écrit avec brio devient ensorcelant. Un véritable plaisir coupable.