The place beyond the pines : Mou du genou et décevant

Sombre et très prometteur, The place beyond the pines est le dernier film de Derek Cianfrance (Blue Valentine en 2010) qui se déroule en trois temps, observant le parcours de différents personnages liés par un même destin. Un triptyque tourmenté et profond, autant par sa construction narrative que par sa mise en scène et pourtant, The place beyond the pines souffre d’un manque d’équilibre déroutant entre ses trois tableaux. Non-abouti et souffrant de beaucoup de longueurs, le film n’est finalement pas le succès escompté. Heureusement, la performance des acteurs ainsi que des personnages forts réussissent à maintenir un léger intérêt nous poussant à tenir jusqu’à la fin.

Warm Bodies : Un film d’amorphes-vivants !

Si vous pensiez qu’on ne pouvait pas faire pire que Twilight (que j’appelle affectueusement Twoilet) et ses vampires sans consistance qui scintillent au soleil, et bien détrompez-vous : Warm Bodies, adapté du livre éponyme de Isaac Marion, reprend le flambeau avec brio et entreprend scrupuleusement de saccager tout l’attrait horrifique du mort-vivant en le présentant sous une forme plus commerciale. D’une platitude difficilement égalable et doté d’un casting faisant acte de présence, le dernier film de Jonathan Levine (qui nous avait pourtant offert les surprenants All the boys love Mandy Lane en 2006 et 50/50 en 2011) se vautre complètement en nous livrant une amourette entre un mort-vivant et une vivante, qui se voulait drôle et second degré, mais qui au final, ne vaut pas mieux qu’une romance réchauffée et « guimauvaise » pour pré-ados. Cependant, ce n’est pas seulement la love-story pathétique et clichée qui me révolte, mais surtout la déformation horripilante d’une créature gore et aussi représentative du cinéma d’horreur, ridiculisée (et sexualisée) uniquement pour le bon plaisir d’un public plus jeune et surfant sur une certaine mode (discutable), en plus du manque d’originalité autour d’une trame qui aurait vraiment pu fonctionner si Levine n’avait pas ciblé uniquement la midinette de base. Mignon, peut-être, mais avec un ensemble aussi fainéant, Warm Bodies restera, je l’espère, un des nombreux échos, vite oubliés, suscités par le ramdam twilightien…

Le jeu des 11 questions – partie 2

Il y a quelques jours j’ai participé au jeu des 11 questions dont vous trouverez mes réponses ici.

Maintenant voici la seconde partie du jeu où je pose 11 nouvelles questions et je choisis mes 11 victimes. Ces dernières ont donc la possibilité de répondre sur leur propre blog, s’ils en ont un, ou en commentaire ou bien en me lançant des nuages de fumée dans le ciel [rayer la mention inutile].

Cloud Atlas : un bijou rare et unique

Quand on dit Wachowski, on pense instantanément à la saga Matrix, une trilogie devenue culte qui a marqué toute une génération. Alors forcément, leur dernier film était attendu avec beaucoup d’impatience, surtout quand le sujet a été dévoilé (sans parler du bugdet pharaonique !). Cloud Atlas, co-réalisé par le duo Andy et Lana Wachowski avec Tom Tykwer, l’auteur du livre éponyme (en français Cartographie des nuages), répond à toutes nos attentes et au-delà. Embarquez pour une superbe œuvre contemporaine, pleine de surprises et fascinante, à travers des existences croisées et des univers oscillants entre l’ordinaire et l’imaginaire. Cloud Atlas était un pari très risqué, bien plus audacieux, plus inventif et plus vivant que la saga Matrix (que personnellement, je n’ai pas aimée), mais grâce à une réalisation époustouflante, une écriture habile et doué d’une direction artistique somptueuse, le film tient étonnamment la route et se suffit à lui-même tant le film contient toutes les réponses aux questions qu’il soulève. Cloud Atlas porte un message d’espoir et de sagesse, tout en explorant certaines croyances, telles que les vies antérieures et l’holisme. Une réflexion intéressante, un brin philosophique (certains diraient bouddhiste), qui saura être exploitée dans toute ses formes. Le résultat est une merveille, passionnante et riche en émotions.
J’ai envie de dire qu’il ne faut surtout rien lire sur le film et y aller le plus « vierge » possible, car le meilleur moyen d’apprécier le film c’est tout simplement de se laisser porter (mais bon, puisque vous insistez…).

Möbius : Creux, brouillon et mal exploité

D’une platitude presque douloureuse, Möbius se rêvait film d’espionnage moitié thriller, moitié glamour et finalement se rétame en beauté. Réalisé par Eric Rochant qui, après avoir réalisé deux saison de Mafiosa, le clan (diffusé sur Canal+), a cru avoir compris les ficelles pour obtenir un bon film palpitant et sombre. Et bien, c’est raté. Avec une écriture aussi brouillonne et maladroite, Möbius s’essouffle au bout de quelques minutes pour s’enterrer dans un semblant de romance peu crédible et inintéressante au possible.

Le jeu des 11 questions

Entre blogueurs, twittos et twitto-blogueurs, on s’aime bien et on bavarde beaucoup. Et même on invente des jeux pour mieux se connaître et pour s’amuser.
Aujourd’hui, c’est donc mon tour de me lancer et de répondre aux jeux des 11 questions posées par le sympatoche @IngloriousCine. Les règles sont simples : me voilà enfermée dans une pièce sombre, avec une seule petite bougie pour lumière et enchaînée au mur. Si je mets plus d’une minute à répondre à une question, je reçois autant de coups de fouet que de secondes qui passent… Ah non, on m’informe que je confonds avec un autre jeu !

20 ans d’écart : Une jolie « romcom » moderne et hilarante !

Il faut savoir, à la base, que je ne suis pas friande de romantisme au cinéma. C’est souvent trop cucul-la-praline à mon goût. Les comédies romantiques, encore moins, car le schéma « 1 heure de gag et 30 minutes de nunucherie » est souvent trop présent et casse le rythme. Mais de temps à autres, les soirs où la lune est à l’envers dans le ciel, un scénariste et un réalisateur (parfois, il s’agit d’une seule et même personne) se retrouvent pour créer la parfaite combinaison entre l’humour et le romantisme. Ainsi est né le film 20 ans d’écart, co-écrit et réalisé par David Moreau (connu pour avoir écrit et produit le triste remake de The Eye, en 2008, et le navrant Ils, avec son pote Xavier Palud, en 2006). Hilarant, attendrissant et frais, 20 ans d’écart revisite le terme « cougar » pour le transformer en une histoire attachante, interprétée par un duo sympathique et entraînant.