9 mois ferme : Plus « sage », maîtrisé et délirant

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Court mais réjouissant, le dernier film signé Albert Dupontel est une excellente comédie déjantée et hilarante. 9 Mois Ferme mise sur la simplicité, tout en peaufinant les détails : la mise en scène efficace et des échanges aussi surprenants que jubilatoires.

Le pitch : Ariane Felder est enceinte ! C’est d’autant plus surprenant que c’est une jeune juge aux mœurs strictes et une célibataire endurcie. Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est que d’après les tests de paternité, le père de l’enfant n’est autre que Bob, un criminel poursuivi pour une atroce agression ! Ariane, qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l’attend…

Pour son cinquième long-métrage, Albert Dupontel semble s’être assagi mais n’a certainement rien perdu de son mordant. 9 Mois Ferme est une comédie noire et barrée, mettant en scène une femme un peu coincée qui se découvre enceinte d’un criminel. De son incrédulité à sa rencontre avec le fameux papa de ce bébé non-désiré, 9 Mois Ferme nous entraîne dans un univers excentrique et délirant, dont l’énergie débordante et le rythme effréné ne laissent aucun repos… pour notre plus grand plaisir !
Drôle, percutant et satyrique, 9 Mois Ferme nous entraîne dans une histoire tellement incroyable qu’elle en devient captivante. A partir d’une trame assez simple, Dupontel réalise un de ses films les plus maîtrisés, plein de rebondissements et de gags poilants, alliant une galerie de personnages loufoques à une écriture aussi incisive qu’hilarante. Grâce à une double lecture plutôt explicite, 9 Mois Ferme se moque subtilement d’un système imparfait où tout le monde en prend pour son grade, du flic simplet à l’avocat bègue, ce qui donne lieu à des scènes souvent grotesques mais furieusement drôles !

Après Bernie (1996) et Enfermés Dehors (2006), Albert Dupontel propose un film plus accessible et plus soigné, loin de la frénésie ambiante, et parfois rebutante, de ses précédents film. Cependant, il faut prendre le train en marche, car 9 Mois Ferme ne s’embarrasse pas de fioritures et se termine comme il a commencé : sans crier gare. En effet, la courte durée du film surprend (1h17) mais finalement, vaut-il mieux avoir une comédie rythmée et efficace ou un film parfois drôle aux longueurs interminables ? Personnellement je préfère la première option.

Coté casting : Sandrine Kiberlain (Les Femmes du 6ème étage, Pauline Détective…) a souvent des rôles de bourgeoises un peu coincées dont on s’amuse à ses dépends, mais chez Dupontel, elle se joue de cette image avec brio, devenant aussi fun que son acolyte sans jamais forcer le trait. À ses cotés, on retrouve évidemment Albert Dupontel qui excelle aussi bien devant que derrière la caméra, ainsi qu’un Nicolas Marié en très grande forme.
Albert Dupontel s’entoure également de quelques guests surprises, qui apparaissent comme plusieurs petites cerises sur un gâteau déjà bien consistant.

En conclusion, 9 Mois Ferme est un petit bijou maîtrisé du début à la fin, alliant des personnages hilarants à des situations cocasses. Rythmé, affûté et étonnamment bref, Albert Dupontel propose une dose de fous rires à effet immédiat. À voir absolument.

J'veux pas être papa !

J’veux pas être papa !

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