[CRITIQUE] Mon Bébé, de Lisa Azuelos

Héloïse est mère de trois enfants. Jade, sa « petite dernière », vient d’avoir dix-huit ans et va bientôt quitter le nid pour continuer ses études au Canada. Au fur et à mesure que le couperet du baccalauréat et du départ de Jade se rapproche, et dans le stress que cela représente, Héloïse se remémore leurs souvenirs partagés, ceux d’une tendre et fusionnelle relation mère-fille, et anticipe ce départ en jouant les apprenties cinéastes avec son IPhone, de peur que certains souvenirs ne lui échappent… Elle veut tellement profiter de ces derniers moments ensemble, qu’elle en oublierait presque de vivre le présent, dans la joie et la complicité qu’elle a toujours su créer avec sa fille, « son bébé ».

[CRITIQUE] Pupille, de Jeanne Herry

Simplement formidable, le film de Jeanne Herry livre une belle histoire qui donne chaud au cœur. Pupille s’attache aussi bien au tableau social qu’au parcours du petit Théo, l’enfant abandonné à la naissance. Si la part de fiction rend ce drame plus touchant, Jeanne Herry donne envie de croire à ce récit sincère. Pupille est un beau film, porté par un casting d’une justesse bouleversante : Gilles Lellouche et Elodie Bouchez sont exceptionnels.

[VIDÉO] Pupille : Découvrez la bande-annonce

Théo est remis à l’adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. C’est un accouchement sous X. La mère à deux mois pour revenir sur sa décision…ou pas. Les services de l’aide sociale à l’enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s’occuper du bébé, le porter (au sens plein du terme) dans ce temps suspendu, cette phase d’incertitude. Les autres doivent trouver celle qui deviendra sa mère adoptante. Elle s’appelle Alice et cela fait dix ans qu’elle se bat pour avoir un enfant. PUPILLE est l’histoire de la rencontre entre Alice, 41 ans, et Théo, trois mois.

Réalisé par Jeanne Herry
En salles le 5 décembre 2018
Avec Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche, Elodie Bouchez, Olivia Côte, Miou-Miou…

[VIDÉO] Fleuve Noir : Découvrez la bande-annonce

Au sein de la famille Arnault, Dany, le fils aîné, disparaît. François Visconti, commandant de police usé par son métier, est mis sur l’affaire. L’homme part à la recherche de l’adolescent alors qu’il rechigne à s’occuper de son propre fils, Denis, seize ans, qui semble mêlé à un trafic de drogue. Yan Bellaile, professeur particulier de Dany, apprend la disparition de son ancien élève et propose ses services au commandant. Il s’intéresse de très près à l’enquête. De trop près peut-être…

Réalisé par Erick Zonca
En salles le 18 juillet 2018
Avec Vincent Cassel, Romain Duris, Sandrine Kiberlain…

[CRITIQUE] Encore Heureux, de Benoît Graffin

Sous couvert de comédie, Benoît Graffin tricote un semblant de drame social, mais fantaisiste, autour d’une famille au bord de l’explosion, entre un papa chômeur, une maman lassée et des enfants en perte de repère. De prime abord plaisant, Encore Heureux reste dans les nuages, bien trop éloigné de la réalité pour réussir à faire de cette fable une histoire crédible qui, malgré son contexte, réunit tous les mauvais cotés de la tendance bobo parisienne qui veut singer la masse populaire. Le résultat est bancal, trafiqué à la truelle et souvent exaspérant, malgré ses bonnes intentions.

[CRITIQUE] Quand On A 17 ans, d’André Téchiné

Souvent maladroit mais terriblement attachant, Quand On A 17 Ans observe avec retenue la relation agitée entre deux adolescents que tout oppose. Co-écrit avec Céline Sciamma, le film d’André Téchiné a beau être transparent dans ses intentions, la narration ambiguë et parfois incongrue rend parfois l’ensemble imprévisible et, donc, curieux.

[CRITIQUE] Comme Un Avion, de Bruno Podalydès

Léger et agréable, Comme Un Avion est une parenthèse bucolique et sympathique, sur l’art oublié de se laisser porter par le courant (littéralement). Autour d’un personnage balbutiant, le film de Bruno Podalydès ne paie pas de mine et est parfois un peu gauche, mais le coté pétillant de ses personnages décalés et le ton estival de Comme Un Avion crée un ensemble envoûtant et amusant. Un bon moment.

Elle L’adore : Sandrine Kiberlain au top dans une intrigue non maîtrisée

Légèrement pop et rafraîchissante, Elle L’Adore est une comédie policière originale dans laquelle on y retrouve une Sandrine Kiberlain franchement marrante en groupie maligne et prise au piège. Cependant, pour son premier film, Jeanne Herry ampoule un trame sympathique en ajoutant une intrigue secondaire qui n’apporte rien au film, pire, qui finit par être encombrante. Du coup, malgré un ensemble dynamique et acidulé, Elle L’Adore botte en touche à la dernière minute en bâclant la fin de façon étrange et frustrante. Dommage.

César 2014 : Le palmarès

Vendredi soir a eu lieu la 39ème cérémonie des Césars. Guillaume Gallienne et son film raflent 5 prix, au grand désespoir (attendu) de La Vie d’Adèle et de Léa Seydoux (niark niark niark). Adèle Exarchopoulos sauve la mise en remportant le César (mérité) du Meilleur espoir féminin, Sandrine Kiberlain crée la surprise et L’inconnu du Lac n’est finalement pas oublié.

César 2014 : Nominations

La 39è cérémonie des Césars aura lieu le 28 février 2014 et sera présentée par Cécile de France. La cérémonie rendra hommage à Patrice Chéreau et Henri Langlois. Les films les plus nommés sont, sans grande surprise mais avec beaucoup de mérite, l’excellent Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne et le très osé La Vie d’Adèle, d’Abdellatif Kechiche. Découvrez ci-dessous la liste des nominations…