[SÉRIE TV] The Vampire Diaries : Retour sur une déception d’ado (que j’assume farpaitement)

***ATTENTION : cet article peut contenir des spoilers***

Le pitch initial : Quatre mois après le tragique accident de voiture qui a tué leurs parents, Elena Gilbert, 17 ans, et son frère Jeremy, 15 ans, essaient encore de s’adapter à cette nouvelle réalité. Belle et populaire, l’adolescente poursuit ses études au Mystic Falls High en s’efforçant de masquer son chagrin. Elena est immédiatement fascinée par Stefan et Damon Salvatore, deux frères que tout oppose. Elle ne tarde pas à découvrir qu’ils sont en fait des vampires…
Créée par Julie Plec et Kevin Williamson
Avec Paul Wesley, Ian Somerhalder, Nina Dobrev, Candice King…
Série terminée. Visible sur la TNT parfois. 

Il fut un temps, j’étais une fan de The Vampire Diaries. Que dis-je… J’étais une énorme fan de The Vampire Diaries : j’attendais chaque épisode avec impatience, je shippais les relations entre les personnages – même les plus impossibles (Klaus et Caroline <3) et, je l’avoue, crushais volontiers sur les toy-boys de la série, entre Paul Wesley, Joseph Morgan (barbu) ou encore Chris Wood (même si je l’ai plus remarqué dans Containment, en réalité… la barbe change tout). Bref, j’ai un coté adolescente sur le tard que j’assume complètement et qui m’a fait regarder des séries biiiiiiiieeeeeeeeennnnnn plus honteuses que ça U_U.

Et pourtant, c’était pas gagné : The Vampire Diaries a débarqué en pleine période Twilight, une saga que je vomis volontiers, et en tant que fan inconditionnelle de Buffy (et Angel), j’ai boudé cette série pendant un moment, car le trio amoureux de deux vampires pour une humaine, bof bof… Et puis un jour, je me suis faite avoir par une séance de larving intense sur mon canapé devant la télé, où une chaîne diffusait plusieurs épisodes d’affilée de la première saison. Tout bêtement, je me suis intéressée d’un seul œil à la première saison, un poil gnan-gnan mais suffisamment girly et un chouilla dark pour me satisfaire. De plus, le season finale avec l’arrivée du double d’Elena était plutôt alléchant.
Le vrai pic de The Vampire Diaries a été la saison 2. Une fois les histoires d’amours consommées, la série s’est focalisée sur ses méchants : notamment la double machiavélique, Katherine, qui tente d’échapper aux vampires originels tout en tentant de récupérer son ancien amant, Stefan, au grand dam d’Elena… mais aussi de Damon, qui demeurait fou amoureux d’elle depuis, littéralement, des siècles. L’intrigue est devenue plus dense et mettait à mal les personnages principaux. Sorcellerie, loup-garou, malédiction, fantôme… tous les ingrédients du genre fantastique se mêlaient autour des dramas sentimentaux qui liaient les personnages les uns aux autres (dont les débuts de la bromance entre Alaric et Damon). La fin de la saison 2 était vraiment excitante et à ce moment là, The Vampire Diaries semblait avoir trouvé ses marques.

Sauf que voilà, la série a campé sur ces fameuses marques pendant les 2 saisons suivantes ! Jusqu’à la saison 4-5, The Vampire Diaries a capitalisé sur ses super vilains, les vampires originels menés par Klaus (un hybride loup-garou et vampire qui, à mon avis, avait un crush secret pour Stefan…).  La série s’amuse à multiplier les personnages en leur créant des doubles, à en tuer d’autres pour les ramener d’entre les morts sans pression, à rajouter quinze mille sorciers (souvent des personnages de couleur au passage…), des ancêtres ou des anciens ennemis qui refaisait surface… tout en cumulant les bals à toutes les sauces, dans ce qui semble pourtant être la ville la plus dangereuse de la planète !!! La série part dans tous les sens : si la saison 3 tenait à peu près la route, à partir de la saison 4 cela a été la débandade tant les intrigues tournaient en rond entre ses romances à répétitions et ses mêmes méchants qui se passaient inlassablement la balle, ainsi que des rebondissements sympathiques bien que prévisibles (notamment Elena qui devient vampire, la mort d’Alaric…). Ajoutez à cela les histoires de cœur qui s’entremêlent, avec pour même règle d’or d’être toujours IMPOSSIBLE (sinon c’est pas drôle). J’arrivais à faire avec, même si, depuis le début, je voue une haine profonde au personnage de Bonnie et à son actrice, qui m’insupporte royalement à cause de son absence incroyable de talent. Je veux dire, même Elena qui passe son temps à pleurer est moins agaçante (il faut dire qu’elle pleure bien aussi).

Puis arrive la saison 5. Les vampires originels ont déménagé dans leur propre série, le spin-off The Originals, laissant le champ libre à The Vampire Diaries de créer de nouvelles intrigues. Mais encore une fois, ce renouveau ne trouve pas vraiment de prise car la série se tourne vers la sorcellerie (et donc Bonnie, ce qui m’agace) en tricotant une histoire autour d’un ancien sorcier qui cherche à revenir à la vie et d’une romance maudite avec un couple qui date de Mathusalem et qui s’avèrent être… des doubles d’Elena et Stefan. Et oui, l’arme ultime de The Vampire Diaries frappe encore : le coup des doubles ! Autant dire que là, c’est devenu n’importe quoi : à un moment on s’est retrouvé avec 3 Elena, 2 Stefan… le festival de la schizophrénie ! Ensuite il faut ajouter une troupe de sorciers (ou d’anti-sorciers ? j’ai pas bien compris), Les Voyageurs, qui s’en prennent à nos héros et l’une d’entre elle est la fille de Katherine (le double maléfique d’Elena). Sauf que l’actrice semble bien plus âgée, ce qui rend les scènes très ridicules et de moins en moins crédibles… parmi tous les autres problèmes du show.
Dans l’ensemble, la série parvient à conserver un minimum d’intérêt avec ses dramas sentimentaux et, finalement, la seule méchante constante pendant un bon moment (Katherine), mais les intrigues de chaque nouvelle saison sont toutes plus décevantes que les autres. J’ai fini par regretter l’absence des vampires originels, avant de réaliser que la série ne retrouverait jamais le niveau de la saison 2.

J’ai entamé la séparation au cours de la saison 6, qui a continué sur sa lancée en explorant la sorcellerie (avec des personnages Blancs pour une fois !) et l’au-delà,  cette sorte de monde parallèle qui apparaît et disparaît au gré des envies des scénaristes. Malgré un petit saut dans le temps où chacun essaie d’avancer, les dramas entre les amoureux prennent beaucoup de place et l’intrigue s’éparpille entre ce monde parallèle où sont coincés Damon et Bonnie, le retour de personnages qui reviennent d’entre les morts et un nouveau méchant qui fait des caprices d’enfant pour se venger de sa famille, en offrant un petit « red wedding » façon teen drama (quand même bien sympatoche). Entre temps, l’actrice principale de la série, Nina Dobrev, décide d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte mais ne lâche pas la série pour autant (pas folle la guêpe). Du coup, le personnage d’Elena est plongé dans un coma bien commode, blablabla, et la vie continue sans elle. Et c’est ce qui m’a attirée au début de la saison 7 : tiens, encore du nouveau, l’occasion de partir sur de nouvelles bases sans la chouineuse professionnelle ! D’autant plus que la série démarre avec un autre saut dans le temps (pratique), puisque les héros ont été forcés de quitter Mystic Falls (la ville de la série) protégée par une magie… qui empêche les êtres magiques d’y entrer (hm-hm) et tease un flashforward trois ans plus tard. Hum. Autant vous dire que là, j’avais eu ma dose. En plus, même avec la disparition de l’héroïne, elle restait omniprésente car tous les personnages avaient décidé de tenir un journal intime (sic.) en attendant son retour, « Dear Elena… » à répétitions, donc. Annoying.

Un autre problème dans les séries CW qui durent longtemps, c’est que ce sont souvent des teen dramas qui survivent essentiellement grâce à leurs intrigues amoureuses, entre passions, interdits, rivalités, etc. Que ce soit Beverly Hills 90210, Gossip Girl ou même les séries super-héroïques du moments, CW est LA chaîne des teen dramas amoureux et The Vampire Diaries n’échappent pas à la règle. Sauf qu’au bout d’un moment, quand le casting entier devient un club échangiste (à la vie comme dans la série d’ailleurs…), ça devient lassant. Ca devient encore plus gênant quand le groupe de personnages principaux se réduit et qu’on réalise qu’un des personnages est sorti avec tous les autres au moins une fois (hello Caroline). Donc cette saison 7 qui démarrait encore sur des échanges de couples m’a gentiment agacée et j’ai arrêté autour du huitième épisode quand ils commencent à mentionner des bébés magiques cachés dans le ventre d’une vampire…

Eh ho, c’est bon, j’ai 30 piges (un peu plus aujourd’hui), faut pas déconnay. La rupture a été nette et sans regret. Ce qui m’a tenu aussi longtemps, c’est probablement le fait que la série n’était pas timide quand il s’agissait de vider des hectolitres d’hémoglobine (yummy) et que le cast masculin était quand même un combo d’eye candy bien agréable (double yummy). Et puis, il y avait quand même de bons moments dans la plupart des épisodes, c’est vraiment l’intrigue globale qui rend l’ensemble de la série hyper bancale et juvénile. Certes, j’ai eu un amour sans borne pour The Vampire Diaries (6 saisons, c’est pas rien), on a vécu de très bons moments, d’autres un peu plus chiants, mais au bout d’un moment, la série n’avait plus rien de crédible ou cohérent à offrir, et je n’avais plus envie d’y perdre mon temps.

CEPENDANT, j’ai fait une mini-rechute pour voir la fin de la saison 8. Curiosité oblige, j’avais envie de voir comment la série allait se conclure après tous ces délires scénaristiques et j’ai donc regardé les deux derniers épisodes. De façon très étonnante (et après avoir lu un récap de la saison 7 et 8 sur internet), la série a réussi a faire une très bonne conclusion autour de ses personnages et de la série, en offrant un dernier salut à tous les personnages qui ont marqué les huit saisons – un petit hommage que j’apprécie particulièrement, car c’est comme des retrouvailles familiales quelques parts (on a vécu six ans ensemble pour ma part !), notamment avec des personnages disparus depuis les premières saisons.

Globalement, j’en garde un bon souvenir, notamment parce que j’ai énormément fangirlé sur cette série et cela me fait sourire aujourd’hui. RIP The Vampire Diaries.

Awww, they’re so cute tho

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