[SÉRIE TV] Arrow : Retour sur une déception super-héroïque

***ATTENTION : cet article peut contenir des spoilers***

Le pitch initial : Les nouvelles aventures de Green Arrow/Oliver Queen, combattant ultra efficace issu de l’univers de DC Comics et surtout archer au talent fou, qui appartient notamment à la Justice League. Disparu en mer avec son père et sa petite amie, il est retrouvé vivant 5 ans plus tard sur une île près des côtes Chinoises. Mais il a changé : il est fort, courageux et déterminé à débarrasser Starling City de ses malfrats…
Créée par Andrew Kreisberg
Avec Stephen Amell, David Ramsey, Emily Bett Rickards, Willa Holland, Echo Kellum, Rick Gonzalez…
Saison 6 en cours : diffusée sur CW (US) et un jour prochain sur TF1 en France.

Voilà un bon exemple de la façon dont j’appréhende les films et les séries. Un film de super-héros arrive : je suis hystérique. J’ai hâte de le voir, je suis au bord de l’AVC une fois devant, j’explose de joie après (ou pas), bref… l’enthousiasme est là, que ce soit Marvel, Fox, Sony ou Warner.
Mais coté séries, c’est bien différent. Je suis mollement Agents of SHIELD et The Gifted, je n’ai pas encore testé The Runaways, tandis que The Inhumans m’a ennuyée à mourir. Sur Netflix, j’adore Daredevil, mais j’ai un intérêt mitigé pour les autres séries autour des Defenders (Jessica Jones, Luke Cage, Iron Fist) et je n’ai toujours pas fini The Punisher
Concernant les séries CW, c’est aussi compliqué : j’ai beaucoup de sympathie pour The Flash, un peu moins pour Supergirl que je regarde en dilettante, encore moins pour Black Lightning et je ne me suis même pas intéressée à Legends of Tomorrow (dont je n’ai pas compris l’intérêt). Et vu, qu’on est dans l’univers DC, j’ai aimé la première saison de Gotham puis… pfft, l’intérêt s’est également dissous. Le problème ne vient pas seulement de la qualité des séries en elles-même, mais du temps et de l’investissement demandés suivre une série. Du coup je sélectionne à la dure, et celle que j’ai vraiment, mais alors vraiment lâchée : c’est Arrow.

Arrow a été une des premières séries super-héroïques à voir le jour. Le coup de foudre n’a pas été immédiat, bien au contraire. J’ai démarré la première saison, ça ne m’a pas plu car j’ai eu du mal à accrocher avec Stephen Amell et il faut dire que la mise en place était hyper téléphonée. C’est seulement avec le crossover de la première saison de The Flash que la saison 2 d’Arrow m’a intéressée. Malheureusement, comme The Vampire Diaries (on en reparlera), la saison 2 de Arrow reste, à mes yeux, la meilleure de la série !
Mon problème avec Arrow, ce sont les personnages et les acteurs : autant Stephen Amell est choupi comme tout et souvent torse nu, mais son personnage est unidimensionnel et le mode grumpy cat constant devient rapidement lassant ; ensuite je déteste le personnage de Felicity joué par Emily Bett Rickards, qui m’agace. Etant donné que c’est le love interest du héros, je vous laisse imaginer mon amour pour ce duo. Mais là où j’ai le plus de mal avec Arrow, c’est son histoire alimentée par les flashbacks. Je n’arrive pas à trouver ce concept cohérent. Par exemple, quand on me demande pourquoi je n’aime pas la série Lost (oui, vous avez bien lu. Get over it), c’est parce que je suis bloquée par les détails logiques : comment peut-on rester aussi longtemps sur un île déserte… pour découvrir qu’elle est finalement est habitée ? Comment se nourrissent-t-ils ? Pourquoi ne changent-ils pas physiquement alors que dans Koh Lanta les gens deviennent maigrichons et anémiques au bout de 3 semaines… ? Avec Arrow c’est pareil, si les flashbacks pendant, allez… les deux premières saisons parvenaient à trouver du sens, au bout de la saison 3 c’est à se demander si le personnage d’Oliver Queen a vraiment disparu seulement 5 ans vu toutes les vies différentes qu’il cumule ! Chaque nouvelle saison révèle un nouvel ennemi avec lequel il a eu un lien dans son passé, pendant qu’il était porté disparu. Hm-hm, on pourrait se dire que le mec aurait mieux fait de jamais rentrer à la maison vu les boulets qu’il a ramené avec lui, non ?! Si on y regarde de plus près : oui, Star City c’était le bordel, mais tous les méchants qu’il affronte, c’est pas un peu à cause de lui ? Après tout, en créant un super-héros, on crée aussi un super vilain (même Batman le dit dans The Dark Knight. Et Vision aussi, dans Avengers – L’Ère d’Ultron, d’ailleurs. On est tous d’accord).

Bref, tout ça pour dire que, certes, je peux regarder des séries avec de la magie et de la fantasy dans tous les sens, mais curieusement, quand une série tente de conserver un pied dans la réalité, ma logique s’active et m’empêche d’accrocher avec le reste. La précipitation d’introduire le méchant Ra’s al Ghul afin de contrer CBS avec sa série Gotham a donné du peps à la série et pas mal de tensions, mais le final a été d’une platitude incroyable, baclé par un simple combat trop rapide. Et les scénaristes ont retenu la leçon, le final de la saison 4 face à Damian Darkh faisait bien trop écho au film The Dark Knight Rises, entre autres, pour convaincre, tandis que la série est criblée de révélations bien trop commode pour permettre au héros de vaincre son ennemi. D’où mon désintérêt progressif pour Arrow. La première impression était la bonne : Arrow et moi, ça ne collait pas depuis le début, donc forcément ça ne pouvait pas fonctionner. Malgré les changements de casting et les efforts d’écriture fait sur certains personnages (Thea et Laurel étaient insupportables au début, au final j’ai été la première à avoir les yeux humides quand cette dernière est morte).
Contrairement aux autres séries de CW, Arrow persiste à vouloir jouer la carte du sombre héros tourmenté. Un choix à double tranchant, car en s’évertuant à être le Batman de la famille, les attentes sont bien plus élevées, alors que je pardonne assez facilement les détours romantiques, les trames plus légères et la duplication des personnages secondaires chez The Flash ou encore Supergirl

Même si le divorce est consommé, j’aime le revoir une fois par an lors des super crossovers entre Arrow, Supergirl, The Flash et Legends of Tomorrow, d’une part pour comprendre le maxi épisode (logique) et, d’autre part, pour constater qu’Arrow n’a pas beaucoup évolué malgré le changement d’équipe. D’ailleurs, je note au passage qu’un crossover de séries peut être bien plus fun qu’un film au budget XXL qui réunit les super héros les plus iconiques. Et oui, le maxi-crossover « Crisis on Earth X » était bien plus palpitant que Justice League !!! Faut le faire quand même…

He can do this all day…

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