[CRITIQUE] Anna, de Luc Besson

Les Matriochka sont des poupées russes qui s’emboîtent les unes dans les autres. Chaque poupée en cache une autre. Anna est une jolie femme de 24 ans, mais qui est-elle vraiment et combien de femmes se cachent en elle ? Est-ce une simple vendeuse de poupées sur le marché de Moscou ? Un top model qui défile à Paris ? Une tueuse qui ensanglante Milan ? Un flic corrompu ? Un agent double ? Ou tout simplement une redoutable joueuse d’échecs ? Il faudra attendre la fin de la partie pour savoir qui est vraiment ANNA et qui est “échec et mat”.

[CRITIQUE] Ma, de Tate Taylor

La formidable Octavia Spencer s’essaye à un nouveau genre avec Ma, un thriller d’épouvante adolescent qui, à première vue, est plutôt prenant et accrocheur. Le film de Tate Taylor s’illustre plus par sa surexposition narrative et cherche difficilement à faire grimper une tension desservie par des révélations qui arrivent trop tôt. Heureusement, la personnalité troublante de Ma galvanise le récit et tient en haleine, mais cela ne suffit pas à sauver l’ensemble qui s’avère finalement très juste.

[CRITIQUE] Sibyl, de Justine Triet

Sibyl est une romancière reconvertie en psychanalyste. Rattrapée par le désir d’écrire, elle décide de quitter la plupart de ses patients. Alors qu’elle cherche l’inspiration, Margot, une jeune actrice en détresse, la supplie de la recevoir. En plein tournage, elle est enceinte de l’acteur principal… qui est en couple avec la réalisatrice du film. Tandis qu’elle lui expose son dilemme passionnel, Sibyl, fascinée, l’enregistre secrètement. La parole de sa patiente nourrit son roman et la replonge dans le tourbillon de son passé. Quand Margot implore Sibyl de la rejoindre à Stromboli pour la fin du tournage, tout s’accélère à une allure vertigineuse…

[CRITIQUE] Hellboy, de Neil Marshall

Hellboy ou la promesse ratée d’une série Z qui s’annonçait comme fun. Malgré une volonté de s’éloigner de la version de Guillermo Del Toro en proposant un divertissement plus outrancier et gore à souhait, le film de Neil Marshall se perd et pêche par un scénario d’une maladresse consternante qui rend l’expérience ô combien pénible et frustrante. Des enjeux confus, des personnages survolés et trop nombreux, aucun sens du rythme, structure narrative ratée… On enchaîne les événements en attendant que ça se termine enfin. Pas de vrais morceaux de bravoure, malgré des tentatives de plans séquences d’action qui nous permettent d’apprécier les limites budgétaires du film. Rien à sauver.

[CRITIQUE] Captain Marvel, d’Anna Boden et Ryan Fleck

Le premier super-héros féminin adapté par Marvel Studios débarque au cinéma quelques semaines seulement avant Avengers: Endgame, ce qui est un sacré défi en soit. Sans véritable prise de risque, Captain Marvel s’inscrit comme une origin story séduisante en introduisant un personnage en pleine quête existentielle alors qu’elle possède des pouvoirs extraordinaires et une mémoire…