[SUMMER TV] 10 séries à (re)découvrir cet été

L’été n’est pas encore terminé, voire il commence peut-être pour vous. Pas de panique, l’ère du Peak TV est là pour s’assurer que vous aurez toujours quelque chose de sympatoche à binger sous le coude, entre deux séances de bronzage. Ou de tournage de pouces parce que, avouons-le, au bureau en août, c’est plutôt calme. Je ne juge pas 😉

Orange Is The New Black – Saison 7

Le pitch de la saison : Piper est sortie de prison et se retrouve confrontée à la réalité d’une liberté qui a un prix. Derrière les barreaux du QHS, Taystee affronte la perpétuité, Alex tente d’éviter les problèmes et Daya continue de s’enfoncer dans la drogue, tandis qu’on découvre également la détention des femmes immigrées clandestines. A l’intérieur comme à l’extérieur de la prison, la machine judiciaire est rouillées par l’injustice et affecte aussi bien les coupables, que les victimes.
Créée par Jenji Kohan
Avec Taylor Schilling, Kate Mulgrew, Natasha Lyonne, Danielle Brooks, Uzo Aduba, Nick Sandow…
Disponible sur Netflix

Mon avis : L’heure des adieux a sonné et, une fois n’est pas coutume, Netflix laisse une de ses séries phares se terminer proprement et avec brio (une pensée émue pour les fans de la série The OA). Cette dernière saison est marqués par l’émotion, avec de nombreux adieux et des pages qui se tournent sur des notes souvent amères, ainsi que par la résilience, à travers le parcours de femmes dont la force est confrontée à des choix malheureux ou à un système judiciaire rigide, souvent manié par des profiteurs. Quelque soit la raison qui a amené nos héroïnes derrière les barreaux, Orange Is The New Black célèbre ses héroïnes avec dignité, soulignant cette fois l’entraide et l’humanité qui règnent dans un microcosme souvent dépeint par l’injustice, la violence et la corruption. Il y aura des pertes (soudaines, brutales), des abandons, de rares moments d’espoirs et, surtout, une conclusion excellente.
À tenter parce que c’est une des meilleures séries du moment qui se termine et qui le fait bien.

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The Office (US) – Intégrale saison 1 à 9

Le pitch : Cette série met en scène le quotidien des employés de bureau d’une société de vente de papier, Dunder Mifflin, à Scranton en Pennsylvanie et de leur fantasque responsable, Michael Scott, dont le rôle est tenu par Steve Carell. Il s’agit de la même trame que la série originale britannique du même nom : The Office.
Créée par Greg Daniels, Paul Lieberstein, Ricky Gervais
Avec Steve Carell, John Krasinski, Rainn Wilson, Jenna Fischer…
Disponible sur Amazon Prime

Mon avis : Il y a quelques années, j’avais tenté The Office (US) et je n’avais pas accroché car je ne comprenais pas le personnage de Steve Carell que je trouvais détestable, dans un univers gris et constamment constipé. Puis j’ai retenté et il faut dire qu’une fois passée cette première saison de 6 épisodes qui installe un décor austère et souvent gênant, The Office est devenu une de mes séries favorites que je bingewatche depuis près d’un an (en boucle donc). Adapté de la version UK créé par Ricky Gervais, The Office se présente comme un faux documentaire sur la vie dans une entreprise moyenne avec des américains moyens. Oubliez donc le glamour d’édition de magazine new-yorkais ou le drama des coulisses de la politique : pour quiconque ayant déjà travaillé dans un bureau, The Office vous rappellera les travers de la vie corporate. Mais c’est surtout l’humour et l’écriture de la série qui est brillante : Steve Carell incarne un patron, Michael Scott, à la fois bête et suffisant qui finit par laisser filtrer une générosité et une bonhomie simplette si touchante qu’on finit par l’adorer, tout comme Dwight (incarné par Rainn Wilson), le mec rigide et fayot qui finit par attirer plus de sympathie que le duo phare de la série, Jim et Pam (incarnés par Krasinski et Fischer), pourtant symboles de la normalité dans un monde déformé. De même, sans les personnages secondaires, la série serait plus plate : je n’imagine pas The Office sans Angela et ses mœurs datées, Kevin le glouton, Stanley et ses mots-croisés ou encore les héros de la warehouse. En plus, même si Steve Carell quitte la série en fin de saison 7, le show ne perd pas une once de qualité durant les deux saisons restantes, parvenant à trouver une nouvelle dynamique qui aurait pu fonctionner encore plus longtemps. Bref, c’est que du bonheur et je reste persuadée que les scénaristes détestaient le personnage de Pam (#IHatePam).
À tenter si les séries qui montrent un monde du travail surréaliste vous agacent – vous n’êtes pas un avocat piégé dans un complot criminel, un journaliste millenial qui bosse à la rédaction d’un magazine trop fashion et certainement pas un RP à la Maison Blanche. Oui, les comptables et les commerciaux ont aussi une vie !

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Lovesick – Saison 1 à 3

Le pitch : Dylan apprend qu’il est atteint de la Chlamydia, une maladie infectieuse qui se transmet sexuellement. Le jeune homme est alors contraint de revoir ses ex-petites amies afin d’éclaircir sa situation…
Créée par Tom Edge
Avec Johnny Flynn, Antonia Thomas, Daniel Ings…
Disponible sur Netflix

Mon avis : Dans la catégorie des séries légères et drôles qui se bingent sans effort, je vous invite à regarder Lovesick, la série qui réinvente l’appel de la honte (bonjour j’ai une MST et je te l’ai peut-être refilée). Malgré une première saison difficile, Lovesick gagne à être connue. Alors que le héros doit remonter son parcours amoureux pour annoncer à ses ex qu’il a une MST (miam), la série met en scène un trio atypique, entre amitiés et amours frustrées. Loin de sombrer dans le drama attendu ni dans le trip post-ado, Lovesick offre un tableau moderne, actuel et sans supercherie des relations humaines, osant foncer dans les actes manqués pour faire grandir ses personnages. Vivement la saison 4 !
À tenter si vous aimez l’humour british et les histoires d’amour qui finissent mal 😀

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Dead To Me – Saison 1

Le pitch : Jen Harding vient de perdre son époux dans un accident de la route avec délit de fuite. Agent immobilière, elle doit faire face à la colère du deuil ainsi qu’aux dures réalités de la vie qui la rattrapent. Elle rencontre Judy lors d’une séance de thérapie de soutien face au deuil. Elles finissent par devenir amies, mais Judy cache un lourd secret.
Créée par Liz Feldman
Avec Christina Applegate, Linda Cardellini, James Marsden…
Disponible sur Netflix

Mon avis : Quel plaisir que de retrouver Christina Applegate dans une série aussi piquante qu’hilarante. Alors que deux femmes se rencontrent à travers une tragédie, on découvre rapidement qu’elles sont bien plus liées qu’il n’y parait. Mais ce qui est surtout atypique, c’est la vision du deuil à travers le regard d’une femme au tempérament froid et à la répartie souvent acide, qui détonne avec l’univers très « Desperate Housewives » de la série. J’ai aimé le ton franc et corrosif de cette série parfois politiquement incorrect et qui, sous ces airs de drama, évoquent des sujets communs et pourtant rarement abordés de manière aussi frontale.
À tenter si Desperate Housewives vous manque

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Euphoria – Saison 1

Le pitch : A 17 ans, Rue Bennett, fraîchement sortie de désintox, cherche à donner un sens à son existence. Elle se lie très vite à Jules Vaughn, une fille trans récemment arrivée en ville après le divorce de ses parents. Dans leur sillage gravitent Nate Jacobs, un sportif dont les problèmes de colère masquent des complexes sexuels ; Maddy Perez, la petite amie de Nate ; Chris McKay, star de l’équipe de football qui peine à suivre les cours ; Cassie Howard, dont le passif sexuel continue de la poursuivre ; Lexi Howard, jeune sœur de Cassie et amie d’enfance de Rue ; et Kat Hernandez, en pleine exploration de sa sexualité.
Adaptation US de la série éponyme israëlienne Euphoria (2012), elle-même tirée d’une histoire vraie.
Créée par Sam Levin son
Avec Zendaya, Hunter Schafer, Jacob Elordi…
Disponible sur OCS

Mon avis : La série produite par Drake et boostée par la côte de popularité de Zendaya propose une sorte de Skin 2.0 où la coolitude fantasmée de la drogue et du sexe débridé est remplacé par le mal-être adolescent et toute la mélancolie qui en découle. Euphoria est un trip à la fois euphorisant – comme son nom l’indique – et névrotique, empruntant aux vidéo-clips une réalisation fantasque et pop qui contraste énormément avec les personnages côtoyés. La série peint le portrait d’une génération paumée et en roue libre en quête de sensations fortes et d’identité à une époque où les limites ne sont qu’une vague encombre à enjamber. Dans un monde où tout va trop vite, se like ou se partage, où la vie privée est pour les nuls, où la cocaïne est devenue une drogue de débutants, Euphoria navigue entre les méandres du paraître suggestif et les crises identitaires taboues qui, du coup, prennent des proportions dramatiques. Si la série force parfois trop sur la narration chimérique et finit par une conclusion vaporeuse, le trip est prenant, addictif et j’en reprendrais bien un dose.
À tenter si vous avez aimez Skins (UK) et que vous êtes bien contents de faire partie de la génération Y (on est plus sains, quand même).

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The Boys – Saison 1

Le pitch : Dans un monde fictif où les super-héros se sont laissés corrompre par la célébrité et la gloire et ont peu à peu révélé la part sombre de leur personnalité, une équipe de justiciers qui se fait appeler « The Boys » décide de passer à l’action et d’abattre ces super-héros autrefois appréciés de tous.
Créée par Eric Kripke, Evan Goldberg, Seth Rogen
Avec Karl Urban, Jack Quaid, Antony Starr, Erin Moriarty…
Disponible sur Amazon

Mon avis : j’avais commencé à lire les comics créés par Garth Ennis, puis j’ai arrêté quand j’ai su qu’une série était en développement (pour éviter l’effet The Walking Dead). Dès le pilote, je n’ai pas été déçue : en plus d’être (à peu près) fidèle à ce que j’avais lu, The Boys s’avère aussi corrosive et assumée qu’espérée – en incluant Simon Pegg dans la série (le dessinateur Darick Robertson s’était inspiré de l’acteur pour le design du héros). Forcément, avec le duo Goldberg-Rogen à la barre, le politiquement incorrect était prévisible, mais il y a faire du trash pour choquer et faire une série couillue intelligemment. La série offre un autre regard sur les super-héros et surtout sur le business-model que ces derniers sont devenus. Certains pourraient même y faire un parallèle avec la grosse machine Marvel Studios (même si les supers de la série sont clairement des rip-offs de DC Comics), à travers la façon d’orchestrer les apparitions des héros – devenus des objets marketings – et de monétiser les super-pouvoirs contre plus de pouvoirs (et de manipulation des masses). En parallèle, il y a également les intrigues en sous-sols et deux points de vue complémentaires intéressants : celui de la jeune Stella qui rejoint les Sept (le super-groupe de super-héros) et découvre l’envers du décors, face à celui de Hughie qui a vu sa petite amie tuée (explosée même) en toute impunité par un Super.
Enfin bon, je dis ça, mais je n’ai pas encore terminé la série 😀
À tenter si vous aimez les séries décalées qui égratignent les super-héros comme Titans, Umbrella Academy, Legion, Deadly Class, toussa toussa…

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I’m Sorry – Saison 1 et 2

Le pitch : Andrea, épouse, mère de famille et scénariste expose ses névroses dans les situations les plus improbables qui soient.
Créée par Andrea Savage
Avec Andrea Savage, Tom Everett Scott, Olive Petrucci…
Disponible sur WarnerTV (bouquet Canalsat)

Mon avis : Actrice et productrice, Andrea Savage hante le petit écran depuis près de 20 ans et vous l’avez forcément déjà vue dans une ou plusieurs séries auparavant (Funny or Die Presents, Episodes, Veep, iZombie…) ou parfois au cinéma dans des films pas terribles. Avec I’m Sorry, elle s’offre le premier rôle, celui d’une femme à la langue bien pendue et au regard acéré sur le milieu bourgeois et pétri par les apparences dans lequel elle gravite. Drôle, impertinent et salé, I’m Sorry se déguste comme un petit bonbon acidulé et les dix épisodes par saison passent trop vite.
À tenter si les séries de mamans un peu tarée vous rassurent (comme Working Moms aussi).

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Why Women Kill – Saison 1

Le pitch : Les vies de trois femmes vivant à trois époques différentes alors qu’elles font face à l’infidélité dans leur mariage respectif. Si le rôle des femmes a évolué dans la société, leur réaction est toujours la même : un profond désir de vengeance…
Créée par Marc Cherry
Avec Lucy Liu, Ginnifer Goodwin, Kirby Howell-Baptiste…
Diffusée à partir du 15 août sur CBS (US)

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BH90210 – Saison 1

Le pitch : Jouant une version exagérée et irrévérencieuse d’eux-mêmes, les héros de la série culte Beverly Hills tentent de convaincre la chaîne de produire un revival. Les coulisses du projet se révèlent bien plus croustillantes que la série en elle-même. Que se passera-t-il quand les premiers amours, les amitiés et les vieilles rivalités vont mettre à mal la cohésion du groupe ? Les tentatives pour relancer une aventure qui s’est arrêtée 19 ans plus tôt se concrétiseront-elles pour ces acteurs qui ont grandi sous les yeux des téléspectateurs du monde entier ?

Créée par Chris Alberghini, Mike Chessler, Tori Spelling
Avec Jason Priestley, Shannen Doherty, Jennie Garth…
Diffusée à partir du 7 août sur FOX (US)

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Two Sentence Horror Stories – Saison 1

Le pitch : Série d’anthologie revisitant des histoires sombres et horrifiques en les plaçant dans le contexte de notre ère digitale ultra-connectée. Les épisodes exploitent nos peurs les plus profondes, que ce soit au sujet de la mort, de l’abandon ou de la solitude.

Créée par Vera Miao
Avec Nicole Kang, Jim Parrack, Aleyse Shannon
Diffusée à partir du 8 août sur CW

>>> Mon bilan série – saison 2018/19

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