[SUMMER TV] Point séries TV de la saison 2018/19

/!\ Attention : cet article peut contenir des spoilers /!\

Débutantes ou confirmées, chaque année les séries repartent quasiment de la case départ pour proposer des épisodes qui se valent et qui méritent de tenir jusqu’au bout de la saison. Un petit point s’impose…
Cette année je m’y prends assez tard et il faut dire que le « Peak TV » a eu raison de mon assiduité. Trop de séries, trop de plateformes, trop d’engagements… cela devient difficile de faire des choix ou encore de trouver une série qui correspond à mon envie du moment. En réalité, les séries drôles et légères me manquent, au milieu de tous les dramas et autres thrillers qui affluent tous les ans.

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Bref, voici le bilan de la saison 🙂

Les Félicitations de l’année

Sex Education : l’anti 13 Reasons Why solaire et intelligent

Le pitch : La rebelle Maeve entraîne Otis, un ado vierge mais doté d’une mère sexologue, dans la création d’une cellule de thérapie sexuelle clandestine au sein de leur lycée…

Mon avis : Sex Education est une excellente découverte. J’avais peur de la série adolescente qui en faisait trop pour être cool ou, à l’inverse, totalement niaise. À l’arrivée, la série crée par Laurie Nunn est haute en couleurs, pêchue et moderne. Accessible à tout âge et savoureusement piquante, Sex Education est bien écrite, féroce et conquérante.
>>> [SÉRIE TV] Sex Education : Drôle et piquante, découvrez vite cet anti « 13 Reason Why » irrésistible

Les + : le retour de Gillian Anderson, des personnages attachants et des réponses à de vraies questions taboues
Les – : so far, so good 🙂

Years and Years : un réalisme qui fait froid dans le dos

Le pitch : La vie des Lyons, une famille de Manchester, racontée sur 15 ans alors que la Grande-Bretagne se retire de l’Europe et qu’un nouveau monde émerge. Vivienne Rook, une célébrité rebelle devenue une femme politique majeure, divise l’opinion par ses prises de position controversées. Son arrivée au pouvoir va bouleverser le pays et bien au-delà. Une famille ordinaire peut-elle faire la différence ?

Mon avis : Rappelant Black Mirror, Years and Years proposent une série d’anticipation qui imagine un futur proche en se basant sur un présent déjà bien flippant. Au-delà de son entrée en la matière très politique, la série dépeint les conséquences alarmistes d’un monde où les libertés sont de plus en plus réduites, à travers une famille lambda qui sera percutée de pleins fouets par les décisions des hommes de pouvoirs. Une famille qui va s’unir contre les coups durs et ils seront nombreux. Years and Years est une pépite d’émotions accentuée par le réalisme et la possibilité que cette fiction devienne réalité. Sortez les mouchoirs et cramponnez vous, le futur est là.

Les + : les personnages sont convaincants, la vision globale du monde qui colle avec l’actualité (l’immigration clandestine) et un épisode 4 exceptionnel
Les – : difficile d’en trouver, la série se regarde sans effort avec une fluidité sans faille

Mentions honorables :

The Purge – Saison 1
Découverte en début de saison, la série adaptée des films American Nightmare proposait de suivre quelques personnages tentant de survivre durant la nuit fatidique. Malgré quelques écarts, la série renoue avec la nervosité des premiers films – surtout le second – en s’intéressant aussi bien aux victimes qu’aux protagoniste de la Purge. Sympathique.
Modern Family – Saison 10
Même si ça sent la fin, la série Modern Family parvient à se renouveler de manière inattendue avec la grossesse non-programmée d’un des personnages. Encore une belle saison qui se regarde sans effort et une famille qui ne déçoit pas
The Big Bang Theory – Saison 12
Cela faisait un moment que la série tournait en rond, mais pour la der des ders, The Big Bang Theory mitonne des au-revoirs plutôt réussis. Même si on peut déplorer que les phares soient braqués sur Sheldon uniquement (bon, et Amy), la série tourne enfin la page de la maturité sur ce groupe d’amis avec beaucoup d’émotions et de rires.

>>> Et aussi : You ou comment internet favorise les pervers (saison 1), The Good Place ou comment l’enfer est pavé de bonnes intentions (saison 3), Chernobyl ou comment la pire catastrophe nucléaire s’est déroulée de l’intérieur (mini-série), Big Mouth ou comment les hormones adolescents dirigent le monde (saison 2 + un épisode de Noël) et coté frenchy, on aura pas à rougir avec la troisième saison de Dix pour Cent et la quatrième saison du Bureau des Légendes.

Les bonnets d’âne

The Flash – saison 5 : les affres de la paternité

Le pitch de la saison : Après avoir vaincu Clifford DeVoe, la team Flash découvre la présence de Nora West-Allen, la fille de Barry et Iris venue de 30 ans dans le futur, elle aussi dotée d’une grande vitesse mais maîtrisant mal ses pouvoirs. L’arrivée de la jeune bolide va perturber la chronologie et Cicada, un tueur de méta-humains, apparaît plus tôt que prévu.

Mon avis : Après une quatrième saison plutôt sympathique, la série The Flash continue les dents de scie avec une cinquième saison qui va beaucoup lambiner. La cause ? L’arrivée de Nora, un personnage mystérieux qui apparaît par-ci par-là courant de la saison 4 et qui s’avère être la fille de Barry et Iris qui débarque du futur. Une paternité de l’étrange et difficile à gober qui cohabite avec un big bad déjà vu mille fois et le retour d’un ancien méchant, The Flash traîne la patte et manque beaucoup d’intérêt. Alors que Arrow relève le niveau, que Supergirl ne perd pas en dynamisme et que Legends of Tomorrow s’est terminée avec panache, le junior du Arrowverse n’est que déception et sans l’ombre du prochain crossover, je ne suis pas sûre que je tiendrais une sixième saison au même niveau.

Les + : Harrison Wells et ses versions du multiverse sont toujours aussi attachantes, notamment avec un accent français 🙂
Les – : l’aspect un peu « Dawson » que prend cette série plutôt jeune alors que ses personnages jouent les parents du jour au lendemain, ça ne colle pas. Et le départ de Cisco.

Game of Thrones – saison 8 : le soufflé qui retombe

Le pitch de la saison : La grande guerre arrive dans cette ultime saison adaptée des romans de George R. R. Martin. Les marcheurs blancs ont franchi le Mur et sont arrivés à Westeros. La lutte tant acharnée pour le très convoité Trône de Fer touche à sa fin. Qui siégera sur le trône ? Qui remportera cette guerre ? Qui gouvernera le Royaume des Sept Couronnes ?

Mon avis : après deux ans d’attente, l’ultime saison de Game of Thrones était attendue comme l’événement de l’année, alors que toutes les réponses aux questions allaient enfin trouver une réponse – au-delà de l’accès au trône d’un des personnages. Jon Snow va-t-il découvrir la vérité sur son identité ? Que veut le Roi des morts ? Qui de Cersei, Sansa ou Daenerys tirera son épingle du jeu ? Toutes ses réponses, ou presque, sont bien là, mais ramassés dans six épisodes inégaux qui m’ont successivement excitée et déçue. Globalement, les scénaristes ont bâclé beaucoup d’éléments du final en créant des raccourcis fastoches ou en traînant de la patte au moment où on attendait de l’action décisive. Le troisième épisode a été le premier coup dur, entre l’aspect sombre, son manque de drame (entendez « décès de personnages principaux ») et l’anéantissement d’un mystère qu’on nous rabâche depuis 7 saisons (winter is here… so what?). Si le cinquième épisode a su se rattraper – selon moi, l’ensemble de la saison n’a fait que survoler 7 ans d’intrigues sans renouer avec les prises de risques de ses débuts.
Ajoutons à cela le fait que cette saison s’annonçait être la saison des Reines, Game of Thrones a tout de même renouer avec ses travers du début, à savoir le rabaissement des femmes : le retour des prostituées et des héroïnes qui s’effacent devant l’aura de leurs hommes (Cersei qui meurt dans les bras de Jamie en chouinant…). Dommage.

Les + : malgré une saison plutôt bof, la série offre de bons moments malgré tout, comme la folie de Daenerys. Et puis, cela reste Game of Thrones, sur 8 saisons, il y en a au moins 6 de géniales, alors…
Les – : le bâclage narratif, le manque de prise de risque général

Avis défavorables :

Santa Clarita Diet – saison 3 :
Une troisième saison qui tourne en rond, à la recherche des origines de la zombification de Sheila. J’ai abandonné au bout de trois épisodes.
Plan Cœur – saison 1 :
À vrai dire, vu la filmographie de Noémie Saglio et Éloïse Lang, je ne m’attendais pas à grand chose. La série se regarde facilement un jour de pluie , mais reste une romcom à rallonge portée par des personnages qu’on a plus souvent envie de gifler que d’aimer.
Younger – saison 6 (en cours) :
L’intrigue sur l’âge n’existe plus, le triangle amoureux non plus, et à cause de la promotion de Millenial le perso de Diana n’a plus de substance, Josh est devenu un papa gâteau, Liza a vraiment l’air d’avoir 50 ans et Kelsey chouine non-stop sur ses amourettes débiles. La série ne repose plus que sur les histoires éditoriales autour de livres obscures qui ne sortent jamais, au final… Et personnellement, j’étais #TeamJosh, le couple Charliza est beaucoup moins sexy.

Mais aussi : Les Nouvelles Aventures de Sabrina, inintéressante au possible (saison 1), Stranger Things qui est devenue trop adolescent pour moi (saison 3).

>>> [SUMMER TV] 10 séries à (re)découvrir cet été

Rendez-vous dans un peu moins d’un mois pour une nouvelle rentrée série. Bel été à tous =)

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