Top 2019 : Le meilleur de l’année

Les années passent et ne se ressemblent pas. Si 2018 a été dense 2019 s’est montré plus calme côté cinéma. Heureusement, j’ai pu compter sur certaines valeurs sûres qui ont tenues leurs promesses, des découvertes marquantes et voire même des réconciliations avec des réalisateurs que j’appréciais peu.En tête de peloton, on retrouvera évidemment le rouleau compresseur Marvel, qui marquera qu’on le veuille ou non l’histoire du cinéma en détrônant Avatar au meilleur box office de tous les temps. Aux cotés des super-héros, pas mal de costumes, du biopic, des chevaux, du suspens et pas mal de beauté qui, comme tous les ans, me donnent encore plus envie de me perdre dans les salles obscures.

Et les meilleurs films de l’année sont :

Avengers – Endgame de Joe et Anthony Russo

On peut me dire ce qu’on veut sur la technique, la narration, la recette formatée des films Marvel et le « oui mais on savait qu’ils allaient revenir hin » : aucun autre film cette année n’est parvenue à créer autant d’anticipation et à susciter autant de frisson qu’Avengers – Endgame. Plus qu’un simple énième film de super-héros, c’est la conclusion parfaite d’une saga démarrée il y a 11 ans. Même après l’avoir vu un nombre inavouable de fois, dès que j’entends les premières notes de Portals, j’ai la cherche de poule. Merci Marvel pour cette belle aventure !
>>> Lire ma critique

La Favorite de Yórgos Lánthimos

Probablement le film le plus mainstream du réalisateur grec, mais La Favorite m’a séduit de bout en bout. Portée par un trio d’actrices phénoménales, le film observe une guerre des nerfs méconnue de l’histoire anglaise. Film d’époque, film fantasque, drama historique, Yórgos Lánthimos signe une oeuvre pleine d’humour et de sulfure, dans un cocon sublimé par des décors et des costumes superbes.
>>> Lire ma critique

Once Upon A Time In Hollywood de Quentin Tarantino

Solaire et mélancolique, le neuvième film de Quentin Tarantino s’avère étonnament intime et touchant, alors qu’il évolue à travers une époque révolue. Once Upon A Time In Hollywood renoue avec la signature de son réalisateur à travers des personnages et des dialogues aiguisée, une trame à la lecture certes plus linéaires mais toujours bousculés par des détours inattendus. Entre hommage au cinéma d’antan et volonté de réécrire une réalité tragique (l’assassinat de Sharon Tate par la Manson Family), Once Upon A Time In Hollywood est une petite merveille nostalgique et, bien évidemement, réussie.
>>> Lire ma critique

Les Misérables de Ladj Ly

Loin d’être un énième pamphlet accusateur, Les Misérables pose un regard observateur sur l’état de la banlieue, maitrisant l’enchaînement des conflits isolées qui ne font attisés la colère et l’injustice ambiantes. Sans pointer du doigt un ou des coupables, le film de Ladj Ly résonne comme une sirène alarmée et consciente, portée par une tension contagieuses et inquiétante qui prend aux tripes jusqu’à la dernière minute. Brillant.
>>> Lire ma critique

Rocketman de Dexter Fletcher

Arrivé seulement quelques mois après l’oscarisé Bohemian Rhapsody, Rocketman n’aura peut-être pas les honneurs qu’il mérite. Et pourtant, ce biopic sur Elton John permet non seulement de découvrir son histoire, mais utilise à bon escient des chansons pour étoffer la narration. Ici, il ne s’agit pas d’attendre un concert final pour atteindre le climax, Dexter Fletcher conjugue émotions et musique en un seul mouvement, si bien que même sans être fan du chanteur, j’ai été bouleversée par son histoire.
>>> Lire ma critique

Parasite de Bong Joon-ho

Récompensé par la prestigieuse Palme d’Or du dernier Festival de Cannes, le dernier film de Bong Joon-ho est un thriller affûté et imprévisible, proposant un piège à la fois malin et, sous certains aspects, tragique. Derrière le divertissement, Parasite cristallise les castes sociales et la dynamique pas si éloignée de la société sud-coréenne, à travers un vrai-faux huis clos piquant et nerveux. Un coup de maître ? Quasiment, oui !
>>> Lire ma critique

Ad Astra de James Gray

Comme Yórgos Lánthimos cité plus haut, James Gray est un des réalisateurs salués du moment qui me laisse généralement de marbre. Et puis arrive Ad Astra et sa quête du père intersidérale dans laquelle Brad Pitt livre une performance solide et bouleversante, cocooné dans un objet à la poésie fulgurante. Certes, l’ombre de Gravity plane au dessus d’Ad Astra, mais l’ensemble reste néanmoins puissant et conquérant.
>>> Lire ma critique

Green Book – Sur Les Routes du Sud, de Peter Farrelly

Sorti en début d’année, Green Book est l’histoire d’une amitié improbable et euphorisante sur les routes d’une Amérique sudiste et peu accueillante pour un homme Noir. Peter Farrelly évite les poncifs usuels pour ce consacré à la relation entre ces deux hommes, chacun enfermé dans leurs croyances et préjugés forcé aussi bien par l’époque qui les entoure que par l’image qu’ils pensent devoir entretenir. Une belle histoire vraie qui, même si sa véracité a été remise en doute, réchauffe le cœur.
>>> Lire ma critique

Sorry To Bother You de Boots Riley

Arrivé sur la pointe des pieds en début d’année et tristement passé inaperçu, Sorry To Bother You est pourtant une surprise délirante, qui cristallise les travers du monde moderne avec une approche originale et décomplexé. Boots Riley parvient à peindre un tableau aussi déjanté et féroce que cohérent et acide, avoisinant les pépites underground, récentes et fortes en gueules comme un certain Blindspotting.
>>> Lire ma critique

À Couteaux Tirés, de Rian Johnson

Rian Johnson dépoussière le whodunnit dans un polar original et prenant, invitant le spectateur a participé malgré lui à l’enquête. Porté par un casting quatre étoiles, À Couteaux Tirés est d’une fraîcheur bienvenue, drôle, aiguisé et surtout extrêmement bien ficelé.
>>> Lire ma critique

***

Les autres bonnes surprises de 2019

  • Creed 2, de Steven Caple Jr. : Creed 2 ne serait qu’un film de boxe à la trame ordinaire s’il n’était pas habité par le charisme flamboyant de Michael B. Jordan et porté par une volonté palpable d’emmener le public aux premières loges pour vibrer à chaque coup. Steven Caple Jr signe un film fort qui capte la rage au ventre de ses protagonistes, ce qui rend l’ensemble bien plus immersif et engageant qu’un film de boxe classique. Haletant, viscéral, magistral : l’héritage laisse place à la légende.
  • Arctic de Joe Penna : Entre courage et désespoir, Arctic retrace le parcours haletant d’un survival glacé, habité par un Mads Mikkelsen isolé et bouleversant. Joe Penna signe un récit solide, rude et étonnamment engageant, alors qu’il ne repose sur aucune backstory particulière. Remarquable.
  • Joker de Todd Phillips : Film événement pour le moins inattendu, le nom de Joker est sur toutes les lèvres depuis la standing ovation à l’issue de sa projection à la Mostra de Venise quelques mois plus tôt, avant d’être récompensé par le prestigieux Lion D’Or. Le film de Todd Phillips semble avoir son chemin tout tracé vers les Oscars, et pour cause : cette nouvelle version du Joker offre une approche sombre, tragique et fascinante aux portes de la folie, ancrée dans une réalité pas si éloignée de la nôtre. Le sans-faute ? Pas tout à fait, mais on s’en approche.
  • Le Chant du Loup d’Antonin Baudry : Pour son premier film, Antonin Baudry livre un drame puissant, aussi intéressant qu’immersif autour d’un sujet rarement exploré au cinéma. Entre devoir militaire et tensions nucléaire, Le Chant du Loup nous transporte dans un univers mu par la rigueur et le courage de ces Hommes de l’ombre, à travers un récit haletant et admirablement bien tenu. La petite claque de ce début d’année !
  • Wedding Nightmare de Tyler Gillett et Matt Bettinelli-Olpin : Fun, sanglant et assumé, Wedding Nightmare est la bonne surprise horrifique de cette fin d’été qui mêlent survival et comédie noire dans un cocktail haletant et original.
  • Doctor Sleep de Mike Flanagan : Faisant le lien entre le film de Kubrick, les intentions de Stephen King et la suite littéraire, Doctor Sleep se révèle suffisamment angoissant, cocoonée dans une ambiance noire au suspens lancinant. Certes, il faudra souvent être patient, mais la récompense se présente sous la forme d’une Rebecca Ferguson, excellente en antagoniste mystique.

***

Et vous, quels sont vos coups de cœur de l’année ?

>>> Flop 2019 : Les loupés de l’année
>>> Les sorties ciné qui vont rythmer 2020

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s