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Ces films qui auraient dû être une franchise : Les précurseurs

Bien avant que le MCU ne transforme les univers partagés en machine à milliards, certains studios avaient déjà tenté de réunir plusieurs héros, de lancer des spin-offs ou de bâtir des franchises ambitieuses. Souvent en avance sur leur temps, ces films ont essuyé les plâtres, ouvrant la voie à des concepts qui feront plus tard le succès de Hollywood… mais sans jamais en récolter les fruits. Retour sur quelques exemples qui ont explosé en plein vol :

Les précurseurs qui ont essuyé les plâtres

La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, de Stephen Norrington (2003)

À l’époque où la Fox avait du pif, juste après avoir lancé les X-Men au cinéma, voilà que le studio imaginait déjà un univers partagé entre créatures et personnages extraordinaires. Ainsi nait la version « steampunk » d’Avengers, adapté des comics d’Alan Moore et Kevin O’Neill. L’histoire se passe quelques années avant la première guerre mondiale et l’Angleterre décide d’assembler un groupe de personnes remarquables, pouvoir si elles pouvaient devenir quelque chose de plus (*énorme clin d’oeil*). L’aventurier Allan Quaterman, un Tom Sawyer agent secret, une chimiste vampire qui répond au doux nom de Mina Harker (*wink wink*), un Homme Invisible, l’immortel Dorian Gray, le Capitaine Nemo et le Dr Jekyll font donc équipe pour combattre une menace terroriste et… sauver le monde. Le film avait de grosses ambitions et de quoi plaire à un large public. Mais à l’arrivée, on se retrouve avec un film à l’histoire branlante, criblée d’effets spéciaux gênants (les années 2000, quoi) et des personnages qui semblent chacun évoluer dans un film différent. Ne sachant pas vraiment s’il faut prendre ce film au sérieux ou au second degré, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires se transforme en nanar anecdotique, finissant même par accélérer le départ à la retraite du regretté Sean Connery. Oups.

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Daredevil, de Mark Steven Johnson (2003) et Elektra, de Rob Bowman (2004)

La course aux super-héros est lancée et la Fox semblait avoir de bonnes cartes en main. Les studios lancent donc Daredevil et Elektra dans la foulée mais… patatras. Voilà probablement deux des films super-héroiques les plus ridicules de l’ère pré-MCU. À l’époque, les X-Men de Bryan Singer et les Spider-Man de Sam Raimi ont le vent en poupe : les fans de comics, nous sommes si contents de voir leurs héros sur grand écran qu’on ferme gentiment les yeux sur les nombreux incohérences et illogismes par rapport aux matériaux d’origine. Mais il fallait bien que ce cirque s’arrête. Entre en scène Daredevil, campé par un Ben Affleck en pleine période benêt du village. Si l’écriture du film reste standard, proposant une origin story des plus classiques, ce sont les jeux d’acteurs en carton et les scènes d’actions ridiculement chorégraphiées qui vont transformer le film en sa propre parodie. Résultat, c’est un désastre nanaresque qu’on a tous préféré oublié. Malheureusement, la machine est lancée, et Hollywood étant plutôt optimiste à l’époque, l’année suivante débarque le spin-off Elektra. Si dans les comics, c’est une tueuse implacable, dans son adaptation solo, et bien comme c’est une femme, les scénaristes ont naturellement ajouté une petite romance à l’eau de rose et un lien avec une gamine sans raison. Exactement ce qu’on ne veut pas dans ce genre de film. Bref, c’est un nouveau four pour la Fox qui doit abandonner ses ambitions de franchise, de crossover avec les X-Men et tout le tralala.

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Hancock, de Peter Berg (2008)

Bien avant The Boys, avant Deadpool ou bien Invincible, Hancock s’était aventuré sur le terrain des films de super-héros plus matures, moins lisses et plus violents. Entre en scène un Will Smith en super-héros alcoolique, rejeté et déchu, qui voit soudainement l’opportunité de redorer son image. Pour une fois, il ne s’agit pas d’une adaptation mais bien d’une idée originale qui avait l’audace d’apporter une tonalité moins family-friendly et plus réaliste sur l’existence des super-héros. Mêlant humour et accents blockbusteriens, Hancock reste un divertissement estival plutôt réussi et, ma foi, solide. Au box-office, le film fait un carton, c’est même le deuxième plus gros succès de Will Smith après Independence Day. Une suite semblait donc logique, des scénaristes planchent sur une histoire dès 2009, le réalisateur affirme qu’il est toujours partant en 2012, tandis que Charlize Theron semblait toujours emballée en 2020… Mais rien ne point à l’horizon. Et ce n’est pas la disgrâce de Will Smith depuis le slapgate de 2022 qui va aider à relancer la machine. Oh well.

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D’après vous, lequel de ces films auraient mérité une suite ?

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