[COUP DE CŒUR] La Favorite, de Yórgos Lánthimos

Excentrique et subversif, Yórgos Lánthimos s’engage dans la course à l’Oscar avec un face-à-face féroce entre Rachel Weisz et Emma Stone qui s’affrontent pour les faveurs d’une Olivia Colman épatante en reine caractérielle. La Favorite est une fresque historique affûtée, originale et délicieusement tragi-comique, portée par une attention sublime à l’ensemble, à travers des décors et costumes d’une beauté époustouflante. Un peu fou et insolent, Yórgos Lánthimos nous immerge dans un nid de vipères bousculé par les convenances et les manigances en tout genre. Festif et jubilatoire !

Golden Globes 2019 : Les Nominations

Ça y est – la période des festivités est enfin lancée. Les Golden Globes ont dévoilés la liste des heureux élus pour la cérémonie de 2019. Cette 76e édition sera diffusée le 6 janvier prochain et présentée par Sandra Oh et Andy Samberg – un duo qui avait déjà plu lors des Emmy Awards cet été. Découvrez les nominations…

[COUP DE CŒUR] BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan, de Spike Lee

Surprenant, féroce mais surtout plein d’humour et d’une ironie percutante, l’excellent BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan signe le retour inattendu de Spike Lee dans le cinéma de genre, à la fois pertinent, piquant et engagé. Sans détour, le film relie les ambitions du Ku Klux Klan des années 70 à l’Amérique de Trump de nos jours, dans le récit d’une histoire vraie et incroyable. Porté par John David Washington (fils de) et Adam Driver, BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan égratine, pardon, balance un coup de pied revendicateur et brutal dans une fourmilière trop occupée à se regarder le nombril pour voir l’histoire se répéter. Tonitruant, provocateur, brillant. Bon retour parmi nous, Spike !

[CRITIQUE] Jurassic World : Fallen Kingdom, de Juan Antonio Bayona

Les dinos sont de retour pour nous en mettre plein la vue avec toujours plus de dents ! Sous la houlette de Juan Antonio Bayona, Jurassic World : Fallen Kingdom se révèle être un divertissement en demi-teinte. Dense et rythmé, le film sert un divertissement haletant et des héros moins caricaturaux, dans un ensemble bien réalisé où la mise en scène et la photographie sont à saluer. Si Juan Antonio Bayona maîtrise ses armes de prédilection (noirceur et frissons), le scénario – toujours écrit, en partie, par Colin Trevorrow – manque sérieusement d’imagination, cédant trop souvent à la facilité ou à la simple copie du film original, quitte à transformer l’ensemble en une suite un chouilla bordélique et illogique. Où est donc passé l’esprit aventurier des premiers films ?