[CRITIQUE] Mustang, de Deniz Gamze Ergüven

Éprouvant, sensible et d’une beauté douloureuse, Mustang est un drame solaire, nécessaire et superbe à la fois. Ce « Virgin Suicides Turc » n’a presque rien à envier au film de Sofia Coppola puisqu’il remplace la tension palpable du premier film par le poids de traditions révoltantes et une soif de liberté plus lourde de sens. Deniz Gamze Ergüven ne propose peut- être pas un sujet neuf, mais la forme est extraordinaire, aussi bien dans l’interprétation que dans les émotions qui traversent le film du début à la fin.