Man Of Steel : Le retour de l’homme d’acier !

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Le pitch : Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité.

C’est peut-être un des films les plus attendus de ces dernières années. En effet, si du coté de Marvel, tous distributeurs confondus, on ne cesse de se frotter les mains et d’enrichir les franchises existantes : The Amazing Spiderman 3 et 4 ont déjà été confirmés, le MCU a encore cinq films devant lui, tandis que la suite de X-Men First Class ne sait plus quoi faire de tous ses mutants. Coté DC, essentiellement Warner, ce n’était pas la fête. Christopher Nolan a terminé sa saga The Dark Knight, Green Lantern s’est vautré et le projet Wonderwoman peine à voir le jour. Le seul espoir résidait donc autour du personnage de Superman.
Après l’énorme déception qu’a été Superman Returns en 2006, car trop ancré dans le passé et mou du genou, et devant les succès grandissants des adaptations de films de super-héros, il fallait donc un réalisateur suffisamment énergique, intrépide et original pour oser s’attaquer au morceau. C’est donc le génial Zack Snyder (300, Watchmen, Sucker Punch), sous le regard avisé de Christopher Nolan, qui reprend le flambeau. Un pari osé, mais finalement pas si fou que ça. Snyder est connu pour son empreinte artistique prononcée et son goût pour les effets spéciaux à la limite de l’oeuvre d’art, alors il était temps que le plus solaire et le plus charismatique des super-héros ait enfin une adaptation à la hauteur. Pari réussi. Magnifique, émancipé et solide, Man Of Steel répond aux attentes, en étant à la fois profond, brillant et une claque visuelle incroyable.

Man Of Steel se pose donc comme un reboot et redéfinit les bases de ce super-héros légendaire. Adieu le valeureux bon samaritain parfois trop niais, le slip rouge, et bonjour la modernité. Zack Snyder fait table rase des vieilleries, certes, mais s’attache à proposer un film à la fois cohérent, dans l’air du temps avec son mystérieux héros torturé par ses origines et surtout spectaculaire et ahurissant. Après une ouverture apocalyptique sur une Krypton nerveuse et sur le déclin, la première partie de Man of Steel plante le décor, où on découvre un homme à la recherche de son identité, solitaire et soucieux de préserver son secret. Même si quelques longueurs se font sentir, Snyder ne sombre pas dans l’introspection torturée à outrance et entrecoupe sa quête de quelques doses d’actions alléchantes, soit sous forme de souvenirs d’enfance, soit en mettant en scène le courage naturel de son personnage. Man Of Steel propose une histoire attrayante et crédible, nous permettant de nous attacher à ce héros qui, pour une fois, sait rester humain et évite le piège du héros agaçant par sa bonté sans limite et sa naïveté. En effet, notre héros reste accessible, mais pas insensible. L’émotion n’est jamais mis à l’écart, Man Of Steel approfondit son personnage et le construit au fur à mesure, le faisant passer presque du petit garçon peu sûr de lui à l’homme confiant et courageux que nous finissons par découvrir, alors que la pression d’un danger de plus en plus imminent se fait sentir et que de nombreux flash-backs viennent terminer de nous mettre en appétit. Judicieusement, plutôt que de nous jeter le héros attendu au visage et de l’entourer de vilains, l’équipe Snyder/Nolan préfère mettre en avant l’humain, avant de lui faire accéder au statut suprême du héros. Du coup, on s’y attache encore plus et l’impression que le meilleur reste à venir est de plus en plus obsédante.
Rapidement, dès l’arrivée du Général Zod, les choses sérieuses peuvent commencer, faisant définitivement taire ceux qui pensaient que Zack Snyder serait bridé par le sérieux de Christopher Nolan. Malgré la longueur du film (2h20), Man Of Steel va se rattraper au cours d’une seconde partie explosive et incroyable, où chaque scène rivalise avec la précédente. Cela valait le coup d’attendre, car une fois que l’action démarre elle ne s’arrête plus, jusqu’à un final épique d’une beauté à couper le souffle.

Effectivement, l’intérêt d’avoir choisi quelqu’un comme Snyder pour réaliser Man Of Steel, c’est surtout de pouvoir admirer la patte artistique indéniable du cinéaste connue pour ses tableaux superbes et maîtrisés. Man Of Steel n’échappe pas à la règle et, très clairement on en prend plein les yeux. Que ce soit l’esthétique générale du film, superbement métallique, rappelant parfois celle de Sucker Punch, en plus aboutie, où dans la réalisation des scènes d’action époustouflante et des effets spéciaux incroyables, ou encore la découverte des décors fantastiques et travaillés de Krypton, Man Of Steel est un véritable régal pour les yeux et s’observe bouche bée. Snyder insuffle de la grandeur dans toutes ses scènes, rappelant à chaque fois la force de l’homme d’acier, aussi bien dans ses combats que dans des scènes de vols grandioses.

Cependant, ce serait mentir en disant que Man Of Steel est parfait. En effet, la première partie du film, très portée sur la psychologie du héros prend de la place, si bien que des éléments et les personnages secondaires s’en retrouvent desservis. Les incohérences sont au rendez-vous, quelques changements au niveau de l’histoire que l’on connait peuvent peut-être surprendre et parfois l’action prend tellement le pas sur l’émotion, pendant la seconde partie du film, que que la relation entre Lois Lane et, hum… Superman (?) ne fonctionne pas vraiment. Mais globalement, Man Of Steel nous captive littéralement du début à la fin, si bien que les dérapages scénaristiques sont facilement oubliés pendant quelques instants. Le plus gros problème réside peut-être dans la lecture difficile des premières scènes d’action, à cause d’une caméra instable où on sent que Snyder s’est légèrement laissé emporter par son enthousiasme. Mais heureusement, lors du dernier affrontement, Snyder s’applique comme un maître et nous offre un bouquet final époustouflant, achevant ainsi la construction de son nouveau Superman : plus humain, plus fort, plus sûr de lui.

En résumé, Man Of Steel est une renaissance bien méritée de notre charismatique super héros, donc la modernité ne fait que renforcer la crédibilité de ses personnages et du scénario (j’adhère complètement au nouveau costume !). Man Of Steel s’émancipe de ses prédécesseurs avec brio, même si, comme tout reboot, il n’a pas vraiment fini de cuire. Cependant, c’est clairement un film à la hauteur de nos espérances, aussi beau que divertissant, à la fois d’une simplicité étonnante et d’une intensité remarquable. Man Of Steel s’adresse aussi bien aux fans qu’à un public plus large, ne cessant de rappeler sa passion pour le personnage. En effet, le film ressemble plus à un hommage à Superman, qu’à un film sur ce héros, tant il est criblé de belles scènes emblématiques, forçant l’admiration pour ce héros tout aussi symbolique et légendaire. Un nouveau souffle, donc, pour un héros injustement mis au placard pendant de longues années, il était temps qu’il reprenne sa place dans le paysage super-héroïque actuel.

Coté casting, aaaaaaaalors (restons zen), le super-beau gosse Henry Cavill, quasi inconnu au bataillon (l’une des rares traditions respectées, d’ailleurs) incarne le nouvel homme d’acier et s’il a le physique de l’emploi, il est aussi très convaincant, à la fois touchant, sexy et viril (cassant une nouvelle fois l’image du Superman asexué) pour plaire aussi bien au public masculin, qu’au public féminin (oui, oui, oui). A ses cotés, Lois Lane est interprété par une superbe Amy Adams, qui campe l’aventureuse journaliste, sans tomber dans le piège de la potiche de service, au contraire, elle est peut-être un peu trop présente et parfois de façon un peu WTF. Face à eux, le méconnaissable et génial Michael Shannon campe le général « I will find him » Zod, tandis que deux ex-Robin des bois joue les papas de service, aussi sobres que charismatiques, à savoir Russell Crowe en Jor-El et Kevin Costner en Jonathan Kent. Aperçu également, Laurence Fishburne en Perry White, qu’on aurait aimé voir un peu plus. La surprise du casting, Antje Traue incarne une Faora impitoyable.

En conclusion, Man Of Steel sera très certainement un gros succès et il y a de quoi. Doté d’un scénario qui tient la route, mené par un duo talentueux (Snyder/Nolan) qui nous offre de nombreux moments à couper le souffle, Man Of Steel frôle la perfection en s’offrant, en plus, un casting impeccable. En attendant, après plus de 20 ans d’attente (si on compte Superman 4), nous avons enfin la relève du Superman interprété par le feu Christopher Reeves. Maintenant que les fondations sont posés, vivement la suite !

Yep. Real muscles, all natural... Can you feel it?

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