Hunger Games – L’embrasement : une suite réussie et prometteuse

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Plus mature et plus sombre, Hunger Games : L’embrasement corrige les erreurs du premier opus en nous proposant une adaptation maîtrisée et nettement moins édulcorée. Francis Lawrence nous replonge dans les enjeux politiques de Panem, réussissant à les rendre intéressants et compréhensibles pour ceux qui n’auraient pas lu les livres, tout en débarrassant les personnages de leur mièvrerie initiale. Résultat, malgré un déroulement quasiment similaire au premier film et une fin plutôt frustrante, Hunger Games : L’embrasement dévoile enfin un véritable potentiel addictif grâce à une intrigue à double tranchant, oscillant entre une violence assumée et un triangle amoureux crédible. Si Hunger Games : L’embrasement ne déchaîne pas les foules, ce second film donne très envie de voir la suite !

Le pitch : Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark. Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…

En 2012, Hunger Games débarquait sur nos écrans, réalisé par Gary Ross, s’annonçant comme la nouvelle saga à suivre. Malheureusement, le film étant déjà calibré pour plaire à un certain public, les fans de Twoilet Twilight pour être précis, Hunger Games avait préféré tout miser sur les intrigues amoureuses de ses personnages, délaissant alors les aspects les plus intéressants de l’histoire, tels que l’emprise du Capitole sur Panem ou la cruauté des jeux. N’ayant pas lu les livres, je me suis retrouvée avec beaucoup de questions en suspens et un goût amer dans la bouche.
Aujourd’hui, maintenant que l’époque des vampires qui scintillent au soleil est loin derrière nous (si, si), Hunger Games revient avec un second volet nettement meilleur que le précédent.
Francis Lawrence (Constantine, Je Suis Une Légende…) reprend la même trame du premier volet, divisant Hunger Games : L’embrasement en deux parties, alors que l’on retrouve Katniss dans le District 12. Le film profite de cette première partie pour approfondir l’histoire, nous en apprenant un peu plus sur l’intérêt des Hunger Games vis-à-vis du Capitol, tout en montrant ses conséquences sur les districts. Manipulations cruelles, enjeux politiques sombres, Hunger Games : L’embrasement nous permet de découvrir le réel visage de Panem dans une atmosphère tendue et captivante, dévoilant un peuple soumis déchiré entre la souffrance et une colère grandissante, tandis que nos deux héros sont forcés à continuer leur mascarade mise en place dans le premier film pour survivre. Malgré quelques temps morts, Francis Lawrence réussit cependant à rétablir les bases de la saga, permettant ainsi à ceux qui n’ont pas lu les livres d’en comprendre l’univers, et aux fans de retrouver une adaptation plus fidèle, avant de se lancer dans une seconde partie où on passe enfin aux choses sérieuses.
Dès les premiers instants, Hunger Games : l’Embrasement se démarque par sa maturité. Fini la mise en scène romantique et édulcorée au possible, le film ne se repose plus uniquement sur le triangle amoureux Katniss-Gale-Peeta mais continue de l’inscrire dans une intrigue qui se complique de minute en minute. On est loin de la romance mièvre et adolescente du premier film, les personnages sont plus crédibles et quand arrive les Jeux de l’Expiation, Hunger Games : L’embrassement assume sa violence (jusque certaines limites) et surprend par son originalité dans quelques scènes qui feront grimper le niveau d’angoisse. Certes, les mises à morts restent discrètes, mais l’intention de tuer, le massacre et la perversité du jeu est bien mise en avant, grâce à une réalisation fluide et moins aseptisée. Visuellement moins agressif que le premier, Francis Lawrence installe son film dans une ambiance un poil plus sobre, sans perdre l’identité futuriste des décors, ni l’excentricité des costumes.

Hunger Games : L’embrasement est un divertissement plus qu’agréable, offrant une meilleure compréhension de la saga, grâce à une histoire mieux exploitée, une tension bouillonnante jusqu’à la dernière minute et l’arrivée de nouveaux personnages permet de donner un nouveau souffle à la saga. Quelques bémols viennent toutefois altérer ce succès, comme l’impression de regarder une copie du premier film tant le déroulement de l’histoire est identique, laissant apparaître alors quelques longueurs ou encore le fait que si les acteurs secondaires, abandonnés dans le premier opus, réussissent enfin à se faire remarquer, Katniss, elle, attire difficilement la sympathie. Enfin, le film se termine plutôt brutalement, ce qui est assez frustrant.

Coté casting, on prend les mêmes et on recommence. Jennifer Lawrence (Winter’s Bone, X-Men First Class et Oscar de la Meilleure actrice dans une comédie dramatique pour Happiness Therapy) reprend les traits d’une Katniss Everdeen toujours aussi stoïque malgré quelques efforts visibles. Josh Hutcherson (Tout va bien ! The Kids are All Right, L’aube rouge…) et Liam Hemsworth (Expendables 2, Empire State…) reprennent du poil de la bête, mais ce sont finalement Jena Malone (Sucker Punch) et Sam Claflin (Blanche-Neige et le Chasseur) qui leur voleront la vedette, malgré une apparition tardive.
On retrouve également Stanley Tucci et son sourire ultra-bright, ainsi qu’Elizabeth Banks et ses tenues extravagantes, tandis que Woody Harrelson et Lenny Kravitz peinent à sortir de l’ombre.

En conclusion, si vous n’étiez pas inspiré par le premier volet, Hunger Games : L’embrasement pourrait bien vous réconcilier avec la franchise, sans pour autant déchaîner de nouvelles passions. Comme son titre l’indique, la tension bout et monte crescendo tout au long du film, dévoilant enfin une histoire sympathique aux multiples facettes. Mais il faudra probablement attendre de voir la suite pour espérer un peu plus d’action et beaucoup moins de blabla. D’ailleurs, le succès étant assuré, l’adaptation du dernier tome de la saga, La Révolte,  sera divisé en deux parties. En attendant, faites vos jeux !

I love you, Prim, but you do realize this is all your fault, right?

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