[CRITIQUE] Captain Marvel, d’Anna Boden et Ryan Fleck

Le premier super-héros féminin adapté par Marvel Studios débarque au cinéma quelques semaines seulement avant Avengers: Endgame, ce qui est un sacré défi en soit. Sans véritable prise de risque, Captain Marvel s’inscrit comme une origin story séduisante en introduisant un personnage en pleine quête existentielle alors qu’elle possède des pouvoirs extraordinaires et une mémoire…

[CRITIQUE] Le Chant du Loup, d’Antonin Baudry

Pour son premier film, Antonin Baudry livre un drame puissant, aussi intéressant qu’immersif autour d’un sujet rarement exploré au cinéma. Entre devoir militaire et tensions nucléaire, Le Chant du Loup nous transporte dans un univers mu par la rigueur et le courage de ces Hommes de l’ombre, à travers un récit haletant et admirablement bien tenu. Ceux qui boudent le cinéma français risquent de passer à côté de la petite claque de ce début d’année !

[CRITIQUE] : Ben Is Back, de Peter Hedges

Peter Hegdes offre une nuit en enfer pour Julia Roberts, remarquable dans le rôle de cette mère prête à tout pour sauver son fils. Ben Is Back signe un récit bouleversant, tissé autour d’une famille brisée par l’addiction du fils, mais surtout porté par l’amour inébranlable d’une mère, aussi puissant que désespéré. Julia Roberts est fantastique, traduisant de l’émotion brute pour mieux capter les accents tragiques du film.

[CRITIQUE] Le Retour de Mary Poppins, de Rob Marshall

20 ans après le premier film, Rob Marshall propose les retrouvailles avec la plus célèbre gouvernante anglaise du monde dans Le Retour de Mary Poppins. L’ensemble résiste à l’appel des sirènes des comédies musicales pop et modernes pour conserver le charme british de l’époque, à travers une réalisation à l’ambiance chaleureuse et aux couleurs acidulées. Entre nostalgie et hommage, Le Retour de Mary Poppins prolonge cette aventure familiale, peut-être un poil trop chargée en chansons interchangeables, mais tout de même portée par Emily Blunt, merveilleuse comme toujours.

[CRITIQUE] Bohemian Rhapsody, de Bryan Singer (et Dexter Fletcher)

Forcément porté par une bande-originale phénoménale, Bohemian Rhapsody retrace le parcours de Freddie Mercury à travers ses nombreuses facettes. Showman, artiste, diva mais surtout grand mélancolique, le film de Bryan Singer lève le voile sur un aspect plus intime de cette icône du rock… sans trop se mouiller pour autant. Hommage vibrant plutôt que biopic…

[CRITIQUE] Halloween, de David Gordon Green

40 ans, 10 films dont 1 reboot : Halloween : La Nuit des Masques fait partie des films cultes du cinéma d’horreur et pour fêter un bel anniversaire, David Gordon Green offre une onzième retrouvailles avec la saga, entre hommage au film de Carpenter et coup de neuf. Nourri par une tension jubilatoire et la force tranquille d’un tueur iconique et implacable, Halloween explore judicieusement les ressorts de la saga à travers un traitement plein d’anticipation et de suspens. Plus brutal, plus stressant et portée par une Jamie Lee Curtis aux antipodes de sa première interprétation, Halloween est une très bonne surprise.

[CRITIQUE] Jurassic World : Fallen Kingdom, de Juan Antonio Bayona

Les dinos sont de retour pour nous en mettre plein la vue avec toujours plus de dents ! Sous la houlette de Juan Antonio Bayona, Jurassic World : Fallen Kingdom se révèle être un divertissement en demi-teinte. Dense et rythmé, le film sert un divertissement haletant et des héros moins caricaturaux, dans un ensemble bien réalisé où la mise en scène et la photographie sont à saluer. Si Juan Antonio Bayona maîtrise ses armes de prédilection (noirceur et frissons), le scénario – toujours écrit, en partie, par Colin Trevorrow – manque sérieusement d’imagination, cédant trop souvent à la facilité ou à la simple copie du film original, quitte à transformer l’ensemble en une suite un chouilla bordélique et illogique. Où est donc passé l’esprit aventurier des premiers films ?

[SÉRIE TV] The Vampire Diaries : Retour sur une déception d’ado (que j’assume farpaitement)

Quatre mois après le tragique accident de voiture qui a tué leurs parents, Elena Gilbert, 17 ans, et son frère Jeremy, 15 ans, essaient encore de s’adapter à cette nouvelle réalité. Belle et populaire, l’adolescente poursuit ses études au Mystic Falls High en s’efforçant de masquer son chagrin. Elena est immédiatement fascinée par Stefan et Damon Salvatore, deux frères que tout oppose. Elle ne tarde pas à découvrir qu’ils sont en fait des vampires…

Créée par Julie Plec et Kevin Williamson
Avec Paul Wesley, Ian Somerhalder, Nina Dobrev, Candice King…
Série terminée.

[COUP DE CŒUR] Ready Player One, de Steven Spielberg

Attendu depuis son annonce et précédé par un déluge d’éloges dithyrambiques par la presse américaine, Ready Player One est effectivement l’excellente surprise annoncée. Si Steven Spielberg n’est plus à présenter, cela faisait longtemps (depuis Minority Report, au moins) qu’il nous avait pas offert un blockbuster aussi abouti, fascinant et spectaculaire à travers un récit fantastique et immersif qui célèbre la culture geek et rétro avec une maîtrise incroyable. En résumé : oui, Ready Player One est un énorme kiff !