[Coup de cœur] Rush : Haletant, passionnant… Superbe !

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Une « claque » ! Le dernier film de Ron Howard est probablement la réussite la plus inattendue de la rentrée. Racontant la rivalité légendaire entre deux coureurs de Formule 1 des années 70, Niki Lauda vs James Hunt, Rush est bien plus qu’un film à sensations fortes, c’est surtout l’histoire captivante de deux hommes animés par une passion dévorante et une rivalité sans limite. Boosté à l’adrénaline et filant à un rythme hallucinant et haletant, Rush est un véritable bijou décoiffant, entre un scénario soigné, une mise en scène spectaculaire et un casting formidable. Un sans faute ? C’est bien possible !

Le pitch : Situé durant l’âge d’or de la Formule 1, Rush retrace le passionnant et haletant combat entre deux des plus grands rivaux que l’histoire du sport ait jamais connus, celui de James Hunt et Niki Lauda concourant pour les illustres écuries McLaren et Ferrari. Issu de la classe des privilégiés, charismatique et beau garçon, tout oppose le play-boy anglais James Hunt à Niki Lauda, son adversaire autrichien, réservé et méthodique. Rush suit la vie instable de ces deux pilotes, sur les circuits et en dehors, et retrace leur rivalité depuis leurs débuts.

Pour être honnête je déteste la Formule 1, j’en ai jamais vu l’intérêt et lorsqu’un championnat monopolise le petit écran, j’ai vite fait de zapper. Autant dire qu’avec sa bande-annonce peu enthousiasmante, je n’étais pas très emballée à l’idée de le voirEt pourtant Rush est une énorme surprise qui prend aux tripes et séduit par ses personnages captivants et entiers, ainsi que par son univers vrombissant, bien avant qu’on s’en aperçoive. Si le sujet du film a l’air un poil « casse-gueule », souvenons-nous que Ron Howard (Splash,  Apollo 13, Da Vinci Code…) n’en est pas à son premier coup d’essai puisqu’il avait déjà tâté le terrain en jouant dans A plein gaz (1976) et en réalisant Lâchez les bolides (1978). Les voitures, la vitesse, le risque oui, avec une véritable trame derrière c’est encore mieux et c’est là que le duo Howard / (Peter) Morgan fait des merveilles !

Bien avant d’aborder le bitume, Rush se concentre sur ces deux personnages, de leurs débuts difficiles à la reconnaissance. Entre de nombreux drames personnels et entêtements démesurés, Rush a la très bonne idée de ne pas prendre parti, nous laissant apprécier le parcours et la personnalité de ces deux rivaux sans être influencés. Du coup, le film s’éloigne habilement du schéma habituel et ennuyeux des films plus ou moins sportifs (l’affrontement du gentil vs le méchant, débouchant sur la victoire du champion puis une morale bienséante), ce qui n’est pas plus mal et crée déjà son premier effet de surprise. La force du film c’est surtout d’avoir su équilibrer la narration et les scènes de compétitions de Formule 1, afin non seulement d’être accessible à un large public mais aussi pour établir un véritable lien avec ces deux personnages aux caractères diamétralement opposés. Si dans la première partie, Rush se focalise sur l’évolution individuelle de Hunt et Lauda, rapidement et sans effort la tendance s’inverse au fur et à mesure que le rythme s’intensifie. Alors que le film finit par se resserrer autour du championnat, sans que l’on s’en rende compte, la compétition et la rivalité ont pris le dessus. La seconde partie du film finit de convaincre : fini de jouer on passe aux choses sérieuses !

Adepte ou non de Formule 1, Rush ne vous laissera pas indifférent car le film s’émancipe des repères habituels pour mieux nous prendre aux tripes. En effet, en rendant ces deux personnages aussi attachants, Rush nous force à suivre le déroulé de l’intrigue à l’aveuglette, entre fascination grandissante et frissons inquiets. Qu’est-ce qui fascine le plus ? La rivalité excessive qui animent Lauda et Hunt ou les risques suicidaires que ces hommes prennent à chaque fois qu’ils se glissent derrière le volant ?
Plus qu’un décor, la Formule 1 finit presque par être un personnage à part entière. L’énergie explosive, et souvent destructrice, de cette compétition hors-norme est brillamment retranscrite dans le film. Des sensations fortes aux dangers réels, Rush n’édulcore pas son sujet et ne compte pas épargner son public, bien au contraire. Sans jamais cesser de nous rappeler à la réalité à travers des scènes parfois choquantes, Howard nous installe aux premières loges, offrant alors un spectacle vertigineux, un poil angoissant tant chaque rebondissement se révèle encore plus imprévisible et déroutant que le précédent (surtout si, bien sûr, vous ne connaissez pas la véritable histoire !).
La mise en scène époustouflante de Ron Howard n’est que la cerise sur le gâteau, venant sublimer le scénario affûté de Peter Morgan (Skyfall, Le dernier roi d’Ecosse…).  Rush nous propulserait presque aux abords des circuits ! Voilà un sentiment exceptionnel que l’on ressent rarement devant un film, car on tremble littéralement à chaque course, chaque frôlement de tôle, chaque virage un peu trop serré !  S’il faut un peu de temps pour assimiler la touche « vintage » de la photographie et les plans parfois un peu flous, Rush est d’une limpidité superbe, surtout au moment des courses, et d’un réalisme fracassant, nous cramponnant à chaque fois un peu plus à notre siège et rendant chaque accrochage toujours plus terrifiant.

Finalement, Rush est un film surprenant à bien des égards, car en jugeant l’affiche trop rapidement (comme j’ai pu le faire), on pourrait s’attendre à un film plus linéaire et plus attendu, surfant sur la vague de films à bolides, tels que Fast and Furious. Sauf que Rush joue carrément dans la cour des grands et ne se contente pas de filer à plus de 400/km sans un scénario concret sous le capot ! Du coup, Rush est un véritable choc, aussi bien émotionnel que visuel, qui se regarde d’une traite, sans aucun temps mort, le souffle court et carrément bouche bée !

Au casting, nous retrouvons Chris Hemsworth (Thor, La cabane dans les bois, Avengers) s’affirme en tant que véritable acteur en alliant son physique de tombeur à un talent indéniable. En face, il fallait une bonne dose de charisme pour se démarquer et Daniel Brühl (Good bye Lenin, Inglorious Basterds) relève brillamment le défi grâce à une interprétation magnifique et souvent touchante.
A leurs cotés les seconds rôles se succèdent, et même la jolie Olivia Wilde ne réussit pas à se faire une place dans ce face à face brû(h)lant.

En conclusion, Rush est probablement l’un des meilleurs films de Ron Howard et, assurément, le coup de fouet de la rentrée. Passionnant, intense et spectaculaire, de la prestation brillante des acteurs à la mise en scène ébouriffante, en passant par un scénario haletant et abouti, Rush est un cocktail de sensations fortes à ne manquer sous aucun prétexte !

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