Rattrapage 2015 : Un Homme Idéal, de Yann Gozlan

unhommeideal

Le pitch : Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement… Son destin bascule le jour où il tombe par hasard sur le manuscrit d’un vieil homme solitaire qui vient de décéder. Mathieu hésite avant finalement de s’en emparer, et de signer le texte de son nom… Devenu le nouvel espoir le plus en vue de la littérature française, et alors que l’attente autour de son second roman devient chaque jour plus pressante, Mathieu va plonger dans une spirale mensongère et criminelle pour préserver à tout prix son secret…

Pierre Niney a le vent en poupe et abandonne les rôles de jeunes garçons pour un personnage plus mature et controversé. Dans Un Homme Idéal, Yann Gozlan (Captifs, en 2010) développe un thriller bien rôdé auquel on prend rapidement goût, de la première partie pleine de succès jusqu’au moment où tout bascule. Si le renversement de situation était attendu, Un Homme Idéal nous embarque dans une spirale meurtrière et sans fin. Yann Gozlan parvient à rester réaliste en conservant l’humanité de son personnage désemparé par ses actes qui le dépassent, prêt à tout pour protéger son secret. Un Homme Idéal va loin et force le trait en osant explorer la noirceur de son personnage, même si souvent il a l’air de s’en sortir trop facilement, quitte à faire des personnages secondaires des figurants hébétés.
Le film évolue avec une ambiance tendue, accentuée par une mise en scène minutieuse qui joue entre les silences et ses cadres luxueux et froids. Si Yann Gozlan explore aisément son sujet, il finit par pêcher un peu lorsqu’il s’agit de boucler la boucle, avec une fin plutôt facile (et injuste). Malgré la frustration finale, Un Homme Idéal reste un thriller prenant, titillant l’esprit voyeur du sadique alors que le héros s’enfonce sous le poids de ses mensonges. 

Au casting, Pierre Niney (Yves Saint Laurent, Casting(s)…) se confirme dans un rôle plus mature, tandis qu’à ses cotés Ana Girardot (La Prochaine Fois Je Viserai le Cœur…), André Marcon (Les Garçons et Guillaume, À Table !…) et Valeria Cavalli (Coco Chanel…) jouent les bonnes familles aveugles au drame qui se déroule sous leurs yeux. Malgré un passage trop court, Thibault Vinçon (Une Autre Vie…) est très bon en curieux dérangeant.

En conclusion, si Yann Gozlan déçoit avec un final peu cohérent, j’ai aimé voir Pierre Niney en Homme Idéal sombrer dans la folie meurtrière dans un cadre bourgeois glacé. À voir.

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