SAG Awards 2016 : Le palmarès

Hier ont eu lieu les Screen Actors Guild Awards, aka les SAG Awards. Si Leonardo Dicaprio (premier SAG !) et Brie Larson suivent un chemin tout tracé vers les Oscars, à l’heure où la polémique enfle – au sujet des Oscars, force est de constater que les SAG, eux, font le choix de la diversité. En effet, Idris Elba rafle la mise dans la catégorie cinéma, grâce à sa superbe performance dans le très dur Beasts Of No Nation, et en profite pour faire un doublé dans la catégorie télévision avec sa série Luther. Une catégorie qui récompense également Queen Latifah, Viola Davis et Uzo Aduba. Voici le palmarès…

[VIDÉO] Room : Découvrez la bande-annonce

Jack, 5 ans, vit seul avec sa mère, Ma. Elle lui apprend à jouer, à rire et à comprendre le monde qui l’entoure. Un monde qui commence et s’arrête aux murs de leur chambre, où ils sont retenus prisonniers, le seul endroit que Jack ait jamais connu. L’amour de Ma pour Jack la pousse à tout risquer pour offrir à son fils une chance de s’échapper et de découvrir l’extérieur, une aventure à laquelle il n’était pas préparé.

En salles le 9 mars 2016
Réalisé par Lenny Abrahamson
Avec Brie Larson, Joan Allen, William H. Macy…

[VIDÉO] Divergente 3 : Découvrez la bande-annonce

Sous le choc, Tris et Quatre doivent fuir et franchir le mur encerclant Chicago. Pour la première fois, ils quittent la seule ville et famille qu’ils aient connues. Mais au-delà du mur se trouve un monde hostile qu’ils vont devoir affronter. Tris et Quatre doivent rapidement déterminer en qui ils peuvent avoir confiance alors qu’une bataille menaçant l’humanité toute entière est sur le point d’éclater…

En salles le 9 mars 2016

Réalisé par Robert Schwentke
Avec Shailene Woodley, Theo James, Ansel Elgort, Miles Teller, Jeff Daniels, Naomi Watts…

César 2016 : Les nominations

Ca y est, les nominations des César 2016 ont été annoncé et cette année, l’Académie a pas mal pioché dans les films « cannois » pour compléter la séléction. En tête de liste, les films Marguerite et Trois Souvenirs de ma Jeunesse partent en grand favori avec 11 nominations chacun, suivi par Dheepan, Mustang et Mon Roi. Notez qu’un César d’Honneur sera remis à Michael Douglas. Voici les nominations…

[CRITIQUE] Spotlight, de Tom McCarthy

Éprouvant, le film de Tom McCarthy se penche sur une histoire choquante qui a ébranlé les États-Unis peut après les attentas du 11-septembre. Spotlight met la lumière sur des journalistes de l’ombre qui ont dénoncé des actes horribles et couverts par l’Église, animés par une soif de justice et l’horreur des faits qu’ils découvrent. Nécessaire, mais parfois un peu long, le film s’étend sur une enquête surprenante mais qui manque un peu de relief, faisant l’effet d’un thriller prometteur, certes, mais dont on connait déjà la réponse.

[CRITIQUE] The Boy, de William Brent Bell

Annoncé comme le successeur du film Annabelle de John R. Leonetti, The Boy sait créer la surprise. Grâce à une ambiance angoissante au mystère entretenu, le film de William Brent Bell nous enferme dans une intrigue où les apparences sont trompeuses. Entre paranormal et suspens, The Boy est plutôt soigné et convaincant, jouant avec les codes classiques des films d’épouvante récents pour mieux nous prendre au piège. Même si l’ensemble est loin d’être flippant, on se laisse facilement duper par ce tête-à-tête oppressant avec cette étrange poupée. Et si la vérité était ailleurs ?

[CRITIQUE] Paris-Willouby, de Quentin Reynaud et Arthur Delaire

Charmant, Paris-Willouby est un road movie familial, proposant une famille moderne et recomposée qui va devoir faire cohabiter leurs différences dans un monospace en parcourant les routes de France. Les réalisateurs Quentin Reynaud et Arthur Delaire livre au comédie pas mal calquée sur le film américain Little Miss Sunshine, dans une version frenchy pas aussi brillante mais tout de même attachante et sympathique, malgré une histoire parfois trop survolée et expédiée.

[VIDÉO] Suicide Squad : Découvrez le nouveau trailer

Ce commando, qui oeuvre pour une agence secrète du gouvernement, est une unité d’agents paramilitaires spécialisée dans les missions jugées suicidaires.

En salles le 17 août 2016
Réalisé par David Ayer
Avec Joel Kinnaman, Will Smith, Margot Robbie, Jared Leto, Adewale Akinnuoye-Abaje, Viola Davis…

[CRITIQUE] Carol, de Todd Haynes

Encensé par la critique américaine et porté par deux actrices talentueuses, Carol semblait réunir tous les critères pour être un de ses films sensibles et envoûtants narrant l’histoire d’un couple homosexuel dans une époque conformiste. À l’arrivée, le film de Todd Haynes propose bien plus ce que cela, mais finit tout de même par décevoir tant il manque cruellement d’émotion. Taillé pour les Oscars, Carol mise tant sur les deux stars du film qu’il oublie finalement de parler d’amour ou d’exprimer une quelconque passion, faisant de l’ensemble un film longuet, beau et… comment dire… ennuyeux. Dommage.

[CRITIQUE] Les Huit Salopards, de Quentin Tarantino

Le nouveau film de Quentin Tarantino est long. Très long. Mais c’est aussi une des meilleures histoires qu’il nous a offert depuis quelques temps. Avec Les Huit Salopards, le réalisateur livre un film certes moins graphique et sanglant que les précédents, mais renoue avec son écriture déjantée en créant des personnages savoureux aux dialogues incisifs, enfermés dans un huis-clos théâtral, captivant et tendu. Western fringant et véritable portrait d’une Amérique dérangeante à l’acide, Les Huit Salopards est étonnamment noir et grave, ce qui pourrait en désarçonner plus d’un, mais correspond finalement au cinéma de Tarantino qui, malgré son sens du spectacle, n’a jamais été léger ni superficiel.

[CRITIQUE] Legend, de Brian Helgeland

Vous savez ce qu’on ressent lorsqu’on voit un de ses acteurs favoris se perdre dans un mauvais film ? De la profonde tristesse. Quand Tom Hardy tient un premier (double) rôle, sa performance est noyée dans un film plat et sans saveur. Le film de Brian Helgeland part dans tous les sens, le scénario est clairement mal écrit et la mise en scène pèche tout du long, si bien qu’on finit par se demander en quoi les frères Kray étaient des Legend au final. Dommage.