[CRITIQUE] My Beautiful Boy, de Felix Van Groeningen

Façonné à travers les mémoires du père et l’expérience d’un fils, My Beautiful Boy retrace la dérive d’une cellule familiale aux apparences solides. Sensible et porté par un casting formidable, le premier film américain de Felix Van Groeningen explore le sentiment d’impuissance sous toutes ses formes, celle d’un père face à l’addiction de son fils et celle de ce dernier face à sa propre addiction. Steve Carrell et Timothée Chalamet sont bouleversants, malgré une forme narrative redondante qui perd peu à peu en intensité.

[CRITIQUE] Manhattan Stories, de Dustin Guy Defa

Méli-mélo de récits new-yorkais, Manhattan Stories s’étale péniblement à travers des tranches de vie d’une banalité informe. Dustin Guy Defa est au four et au moulin, agitant des trames inintéressantes qui s’éternisent autour de personnages peu attachants et névrotiques. Si d’autres parviennent à sublimer le quotidien dans une belle simplicité, Manhattan Stories réussit à transformer la Grosse Pomme en un tableau vieillot et austère. Chapeau ? Non merci.

[CRITIQUE] Le Labyrinthe – Le Remède Mortel, de Wes Ball

Après la surprise du dernier opus et un peu plus de deux ans d’attente, Wes Ball livre enfin le dernier volet de la saga Le Labyrinthe, intitulé Le Remède Mortel. Toujours aussi rythmé, dense et truffé de rebondissements, le film renoue avec une intrigue haletante et des personnages attachants, apportant son lot de réponses et d’actions. Si l’ensemble accuse quelques ficelles trop visibles, le résultat reste solide et efficace. Enfin une saga « Young Adult » qui tient la route du début à la fin !

[CRITIQUE] Assassin’s Creed, de Justin Kurzel

Qu’on soit fan du jeu vidéo ou non, Assassin’s Creed s’adresse aux amateurs de films d’action musclée. Entre des cascades à couper le souffle et un rythme ahurissant, le film de Justin Kurzel s’inscrit comme une origin story accessible à tous, réussissant à conserver l’identité du jeu tout en maîtrisant son adaptabilité dans un film moderne. Passant de Shakespeare au blockbuster en un seul souffle, Justin Kurzel livre une adaptation dynamique et prometteuse, qui, malgré ses longueurs, assure un show à la fois tangible, divertissant et spectaculaire.

[CRITIQUE] Nocturama, de Bertrand Bonello

Étrange, audacieux et curieux, le film de Bertrand Bonello captive dès les premières minutes en s’entourant d’un mystère silencieux et prenant. Malheureusement, derrière son chassé-croisé parisien, Nocturama perd rapidement de son intérêt lors d’une seconde partie en huis-clos aussi frustrante que sans but véritable. Malgré une idée générale ambitieuse et marquée par une actualité sombre…

[CRITIQUE] Midnight Special, de Jeff Nichols

Après Take Shelter et Mud, Jeff Nichols renoue avec le drame SF dans un Midnight Special curieux mais finalement atone. Le film suit un récit linéaire, comportant une mission qu’il suit sans vraiment en creuser les répercussions, avant de livrer une fable un chouilla mystique centrée sur une relation père-fils qui n’évolue pas vraiment. Volontairement ou non, Midnight Special fait écho à de nombreuses références cinés mais finit par manquer d’intérêt, car en dehors du périple des personnages il n’y a finalement aucune réponse aux nombreuses questions soulevées dans le film. Heureusement, Michael Shannon est, comme souvent, parfait et la bande-originale est accrocheuse.

Rattrapage 2015 : Un Homme Idéal, de Yann Gozlan

Le pitch : Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement… Son destin bascule le jour où…