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[SUMMER TV] 10 séries à voir pour passer l’été 2026

La saison estivale est bien entamée et… on l’a bien sentie passée avec ces canicules épuisantes ! En espérant que les semaines qui arrivent soient plus agréables, rien n’empêche de se caler devant son écran favori pour pour binger une ou deux séries. Parmi celles que j’ai découvert cette année, il y a un peu de tout mais surtout des mini séries (britishs) et quelques séries au succès déjà installé. Ceci dit, je note cette année que j’ai très peu regardé ce qui se passe sur Netflix, mais j’ai bien rentabilisé mon offre découverte chez la concurrence (qui a nettement moins tendance à annuler ses séries de manière intempestive) !

À vos télécommandes !

Culte 2be3

Le pitch : Longjumeau, 1996. Filip, Adel et Frank, meilleurs amis de toujours, rêvent de franchir les murs de leur ville de banlieue. Partis de rien mais portés par une volonté hors normes et des corps de statues grecques, ils vont tordre le bras au destin pour devenir les 2Be3 : le tout premier boys band français, les héros d’une France trop heureuse de tomber amoureuse de ces trois garçons qui lui ressemblent.

Créée par Yaël Langmann
Avec Antoine Simony, Namory Bakayoko, Marin Judas…
Disponible sur Prime Video
Statut : Terminée

Avis express : Après la narration fantasmée de la saison consacrée à Loft Story, difficile de savoir ce qui relève encore du réel dans ce récit sur les 2Be3. J’ai néanmoins aimé cette replongée nostalgique dans mon adolescence, quand les posters de boys bands servaient de monnaie d’échange dans la cour de récré. Malgré quelques raccourcis et une certaine romantisation, la série Culte 2Be3 restitue bien la violence d’une célébrité soudaine : trois jeunes hommes fabriqués, propulsés sous les projecteurs puis surexploités jusqu’à ce que la mode passe. Le focus sur Filip Nikolic révèle les blessures cachées derrière son visage d’idole, sans oublier les séquelles laissées sur les autres membres. Les dernières minutes, réunissant Franck et Adel autour d’une chaise vide, sont particulièrement poignantes.

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Surcompensation

Le pitch : Benny, un ancien joueur de football homosexuel et roi du bal, se lie d’amitié avec Carmen, une lycéenne marginale dont la mission est de s’intégrer à tout prix. Guidés par la sœur aînée de Benny et son petit ami, légende du campus, Benny et Carmen jonglent avec d’horribles rencontres, de la vodka aromatisée et de fausses cartes d’identité.

Créée par Benito Skinner
Avec Benito Skinner, Wally Baram, Mary Beth Barone
Disponible sur Prime Video
Statut : En cours

Avis express : Greek, cette petite série niche des années 2000, me manque toujours autant. Et je trouve que Surcompensation en est un excellent héritier moderne. On retrouve le campus rêvé où tout le monde est beau, où l’argent ne pose aucun problème, où les soirées et le sexe comptent davantage que les cours. Sauf pour Benny, ancien sportif populaire incapable d’assumer son homosexualité après avoir grandi dans un environnement pétri d’homophobie ordinaire. Un mensonge en entraînant un autre, il s’empêtre dans des quiproquos aussi drôles que touchants, partagé entre son envie d’être lui-même et la peur de perdre son statut. Entre amitiés, flirts, premières désillusions et quête d’identité, Surcompensation raconte un passage à l’âge adulte avec beaucoup de fraîcheur. Une série lumineuse, gay-friendly, qui révèle (ô surprise !) des personnages davantage préoccupés par l’image qu’ils renvoient que par ce qu’ils sont vraiment. C’est mignon, drôle et franchement attachant.

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Heated Rivalry

Le pitch : Loin de leur rivalité sur la glace, deux joueurs de premier plan de la Ligue majeure de hockey vivent en secret une histoire d’amour aussi intense que compliquée, une relation qu’ils doivent cacher au reste du monde.
D’après la série littéraire « Game Changers » de Rachel Reid.

Créée par Jacob Tierney
Avec Hudson Williams, Connor Storrie, François Arnaud
Disponible sur HBO Max
Statut : En cours

Avis express : Si vous regardez des séries et/ou que vous ne vivez pas dans une grotte : Impossible d’être passé à côté de Heated Rivalry, adaptation de la saga LGBT+ érotique qui a enflammé les réseaux. N’ayant pas lu les romans, je m’attendais à un gentil enemies to lovers où les héros se tourneraient autour pendant six épisodes. QUE NENNI ! Dès le pilote, ça transpire sur la glace, ça halète sous l’effort et ça se chauffe franchement sous la douche. Une fois les perles ramassées, reste une romance captivante entre deux stars du hockey, rivales en public et amantes en secret dans un milieu très hétéronormé. Le fait que l’un des deux soit d’origine russe ajoute encore du poids à cette clandestinité. Oui, il y a beaucoup de sexe, de fesses et de pectoraux, mais aussi une vraie histoire d’amour et de tendresse. La version adulte de Heartstopper, en somme.

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Paradise S1-2

Le pitch : Une communauté paisible est habitée par certaines des personnalités les plus en vue de la planète. Mais leur tranquillité explose lorsqu’un meurtre choquant est commis et qu’une enquête aux enjeux considérables se met en place.

Créée par Dan Fogelman
Avec Sterling K. Brown, Julianne Nicholson, Nicole Brydon Bloom
Disponible sur Disney+
Statut : En cours

Avis express : J’ai encore pris le train en marche, mais mieux vaut tard que jamais. Paradise débute comme un thriller politique classique : le président des États-Unis est assassiné et son garde du corps mène l’enquête. Mais la série se démarque dès le premier épisode en révélant un twist qui la rend immédiatement intrigante et nous donne envie de découvrir ses (nombreux). Entre conspiration, espionnage, science-fiction et menace apocalyptique, la série devient rapidement addictive, chaque révélation ouvrant de nouvelles questions. Ses personnages, notamment féminins, sont particulièrement bien écrits, évoluant entre pouvoir, ambiguïté et danger. Difficile d’en dire davantage sans spoiler, tant l’intrigue repose sur ses secrets. Après une première saison déjà intense, la deuxième ose élargir son univers et explorer de nouvelles possibilités sans perdre son fil rouge. Les théories se multiplient désormais en attendant la saison 3. Hâte d’obtenir enfin quelques réponses !

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Invincible S1-4

Le pitch : Après avoir découvert que son père est le super-héros le plus puissant du monde, un ado développe lui aussi des pouvoirs et décide de suivre les traces de son géniteur.

Créée par Robert Kirkman
Avec les voix originales de Steven Yeun, JK Simmons, Sandra Oh…
Disponible sur Prime Video
Statut : En cours

Avis express : Adaptée des comics de Robert Kirkman, Invincible a été une excellente découverte. Le postulat paraît classique : Omni-Man est le héros le plus puissant de la planète, tandis que son fils Mark voit enfin apparaître ses propres pouvoirs. Mais un twist dès la fin du pilote fait voler en éclats les comparaisons avec Marvel et DC. Comme The Boys, la série détourne les codes super-héroïques, tout en gagnant en profondeur grâce à Mark, adolescent contraint d’apprivoiser ses pouvoirs, ses responsabilités et l’effondrement de ses certitudes familiales. Entre humour potache, drame et combats extrêmement sanglants, elle bâtit un univers dense et addictif. Fort de son succès, Invincible s’offre également un casting vocal hallucinant, de Steven Yeun à J.K. Simmons, en passant par Zazie Beetz, Walter Goggins, Zachary Quinto, Jason Mantzoukas, Tatiana Maslany, Seth Rogen, Jeffrey Dean Morgan, Lee Pace ou encore le très reconnaissable Peter Cullen… Un luxe qui semble parfois se payer au détriment d’une animation inégale. Un léger bémol : quatre saisons plus tard, je suis complètement accro.

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Widow’s Bay

Le pitch : Déterminé à moderniser une île, Widow’s Bay, réputée maudite, au large des côtes de la Nouvelle-Angleterre, le maire, Tom Loftis, se heurte aux superstitions de ses habitants, mais, à mesure que l’île attire de nouveaux visiteurs, d’étranges phénomènes ressurgissent.

Créée par Katie Dippold
Avec Matthew Rhys, Kate O’Flynn, Kevin Carroll…
Disponible sur Apple TV
Statut : En cours

Avis express : Voilà typiquement le genre de série qui m’attire : courte, creepy et british. Avec ses faux airs de Stephen King et de Sermons de Minuit, Widow’s Bay mélange folklore horrifique, superstitions et humour noir sur une île reculée qu’un maire tente désespérément de transformer en destination touristique. Mauvaise idée, puisque d’anciennes légendes commencent à reprendre vie. Chaque épisode revisite ainsi un mythe horrifique tout en dévoilant les blessures d’habitants délicieusement aigris, prisonniers de leurs habitudes autant que de leur île. La série est souvent plus drôle que véritablement flippante, mais ses personnages lui donnent une vraie épaisseur. Mention spéciale à Patricia et à l’excellent épisode 4 « Livres pour la plage ». J’aurais simplement aimé davantage de frissons, mais l’expérience reste originale et attachante.

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Daredevil Born Again S2

Le pitch : Le maire Wilson Fisk terrorise New York en traquant son ennemi public numéro un, le justicier de Hell’s Kitchen connu sous le nom de Daredevil. Mais sous le masque à cornes, Matt Murdock tente de riposter dans l’ombre pour démanteler l’empire corrompu du Caïd et sauver sa ville. Résister. Se rebeller. Reconstruire.

Créée par Matt Corman et Chris Ord
Avec Charlie Cox, Vincent d’Onofrio, Margarita Levieva…
Disponible sur Disney+
Statut : En cours

Avis express : Après une première saison mitigée, je n’attendais pas grand-chose de cette deuxième. Les créateurs ont entendu certaines critiques et proposent davantage d’action et de combats, mais la sauce ne prend toujours pas. Fisk grommelle dans son coin, Daredevil hyperventile à chaque baston et les personnages secondaires occupent l’écran pendant que l’intrigue piétine. Cette saison ressemble surtout à une longue mise en place pour le retour des Defenders — pari risqué quand on se souvient de leur unique saison et du très bofounet Iron Fist. Karen Page m’agace, les nouveaux venus peinent à exister et seul Pointdexter apporte un peu d’énergie. J’ai également du mal à croire à l’emprise de Fisk sur New York dans un MCU peuplé de Spider-Man, d’Avengers et de Thunderbolts. Encore une déception.

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Malice

Le pitch : Adam Healey se fait engager comme précepteur pour les Tanner, une famille riche, qui passe ses vacances avec quelques proches dans une sompteuse villa en Grèce. Les intentions d’Adam ne sont peut-être pas pures.

Créée par James Wood
Avec David Duchovny, Carice van Houten, Jack Whitehall…
Disponible sur Prime Video
Statut : Terminée

Avis express : Parmi les séries découvertes par hasard, Malice suit un précepteur qui s’immisce dans le quotidien d’une riche famille en vacances, avec des intentions bien éloignées de l’éducation des enfants. Tel un virus, il empoisonne les relations (parfois littéralement) jusqu’au meurtre. La série entretient efficacement le mystère autour de ses motivations tout en nous plongeant dans une vie de luxe et de privilèges, entre la Grèce et Londres. Un croisement entre la belle époque de The White Lotus et Le Talentueux Mr Ripley. La montée en tension fonctionne, même si les explications finales manquent de crédibilité et que le scénario multiplie les pirouettes pour sauver son vilain. Cela reste un divertissement efficace, porté par David Duchovny, Carice van Houten et un Jack Whitehall étonnamment machiavélique.

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The Girlfriend

Le pitch : Laura mène une vie parfaite, jusqu’à ce que son fils lui présente Cherry, sa nouvelle petite amie. Convaincue que la jeune femme cache quelque chose, elle est prête à tout pour la démasquer. A juste titre ? Cherry est-elle réellement mal intentionnée ? Ou est-ce Laura qui est paranoïaque et possessive ? La vérité est une question de point de vue…

Créée par Gabbie Asher et Naomi Sheldon
Avec Olivia Cooke, Robin Wright, Laurie Davidson…
Disponible sur Prime Video
Statut : Terminée

Avis express : Dans la foulée de Malice, The Girlfriend m’a tapé dans l’œil. Adaptée du roman La Petite Amie, la série oppose une mère ultra-protectrice, incarnée par Robin Wright, à la nouvelle compagne de son fils, jouée par Olivia Cooke. Instinct maternel ou jalousie mal placée ? À coups de mensonges, de manipulations et de confrontations, la série brouille constamment les pistes. Cherry ressemble d’abord à une michto venue ferrer un héritier fortuné, avant que le doute ne s’installe : et si sa romance était sincère ? Et si la mère était finalement la plus toxique ? Dans l’univers feutré des ultra-riches, The Girlfriend devient un savoureux festival de cruauté et pousse son concept jusqu’au bout, avec bien plus d’assurance et d’efficacité que Malice.

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Haunted Hotel

Le pitch : Une mère célibataire de deux enfants gère avec beaucoup de peine un hôtel hanté avec l’aide de son frère, qui est maintenant l’un des fantômes et pense que les autres fantômes ont de bonnes idées.

Créée par Matt Roller
Avec les voix de Will Forte, Eliza Coupe, Natalie Palamides…
Disponible sur Netflix
Statut : En cours

Avis express : Créée par Matt Roller, scénariste de Rick et Morty, Haunted Hotel mélange animation, horreur et mécanique de sitcom américaine. Une mère célibataire et ses deux enfants héritent d’un hôtel déjà occupé par toutes sortes de fantômes : certains errent sans but, d’autres revendiquent les lieux et veulent chasser les nouveaux propriétaires. La famille doit également cohabiter avec l’oncle décédé et Abaddon, un démon coincé dans le corps d’un garçonnet. L’ambiance est donc plus chaotique que terrifiante. La série brille surtout par son humour, son écriture et sa galerie de personnages complètement barrés. Entre rivalité hôtelière, entrepreneuriat improvisé et adolescents tentés par les expériences paranormales, Haunted Hotel enchaîne les bonnes idées. Une petite pépite drôle, attachante et inventive, dont le renouvellement pour une deuxième saison est amplement mérité

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Autres séries que je n’ai pas vues ou pas encore terminées, mais vous pouvez avancer sans moi 😛 :

  • From, saison 4 – Canal+ : il me reste deux épisodes. Comme prévu, le mystère s’épaissit encore et l’arrivée d’une nouvelle menace relance un peu la machine. Ceci dit, il serait temps de nous rassurer : sommes-nous face à un nouveau Lost ou aurons-nous un jour des réponses ?
  • Spider-Noir – Prime Video : J’ai tenté le premier épisode, mais ce n’est pas pour moi. Mon cerveau refuse toujours l’idée d’un Spider-Noir en prises de vues réelles après son introduction parfaite dans Spider-Man : New Generation. D’autant plus que Nicolas Cage nous a déjà prouvé qu’il n’était pas doué en anti-héros Marvel… (Ghost Rider enters the chat)
  • The Madison – Canal+ : toujours dans ma liste, mais comme ça parle de deuil, de famille et de résilience, ça attendra un peu.
  • If Wishes Could Kill – Netflix : Imaginez un croisement improbable entre Countdown et Obsession. Une application exauce les vœux… avec un prix à payer. Derrière le gore, la série réserve quelques bonnes idées. Il me reste quelques épisodes, mais si vous avez le cœur bien accroché, ça vaut le détour.
  • Wonder Man – Disney+ : Voilà un autre projet super-héroïque qui ne m’a pas convaincue. Wonder Man me fait l’effet d’un film découpé en plusieurs épisodes. Malgré des personnages attachants, j’ai trouvé qu’il ne se passait rien devant. Les personnages sont attachants, mais il ne se passe pas grand-chose. On me dit que c’est justement le concept. Mouais… j’aimerais surtout que les séries Marvel fassent à nouveau avancer le MCU 🤷🏽‍♀️
  • The Beauty – Disney+ : Ryan Murphy commence sérieusement à tourner en rond. Après All’s Fair, il replonge dans son univers glamour, camp et outrancier, avec une histoire où la beauté se transmet comme un virus. Entre un discours mille fois entendu sur le beauty privilege et un scénario qui peine à décoller, je me suis rapidement lassée.

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À re(découvrir) aussi :

>>> Buffy Contre Les Vampires : l’héritage d’une héroïne culte
>>> All’s Fair : féminisme clinquant ou soap de luxe déguisé ?
>>> The Hunting Wives : Desperate Housewives sous stéroïdes
>>> Alien: Earth : 3 bonnes raisons de la mater (et 3 qui font grincer des dents)

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