Les Yeux Jaunes des Crocodiles : Aussi assommant que le livre

Plat et très lent, Les yeux jaunes des crocodiles est un parfait copier-coller du livre de Katherine Pancol (tout aussi plat et lent). Cécile Telerman parvient à donner vie à des personnages aussi fades à l’écrit que sur grand écran, dans cette tranche de vie ordinaire et pourtant curieuse. Finalement, l’adaptation est si fidèle que je n’arrive toujours pas à m’attacher à cette héroïne / victime / imbécile heureuse qui ne cesse de pleurnicher toutes les cinq minutes, ni à ses proches tous aussi insipides les uns que les autres. Certes, Cécile Telerman a su faire des coupes utiles dans le scénario pour rendre l’histoire un tantinet plus dense, mais si vous n’avez pas lu le livre, certains détails sont survolés ou éludés, ce qui rend le film finalement assez bancal et incomplet.