Flop 2018 : Les loupés de l’année

Cette année encore, il y a eu une tripotée de films qui se sont vautrer. Échec au box-office, catastrophe attendue ou tout simplement des films qui m’ont pas plu… Une séance au cinéma peut passer du grand moment d’évasion au désespoir intense quand on se retrouve face à un navet.

Cette année, peu de grosses attentes ont déçues – même si certaines se sont avérées très différentes de ce à quoi je m’attendais (The Predator…) ou exactement ce à quoi je m’attendais (Robin des Bois…). Inutile de couper la poire en deux, donc.

Mon flop 2018 :

Manhattan Stories, de Dustin Guy Defa

Vous en avez peut-être pas entendu parler, mais croyez-moi je l’ai subi Dustin Guy Defa empile des chroniques sans saveur dans un récit laborieux, à travers une New York dénué de charme et des personnages névrosés et/ou chiants au possible. Certainement ma pire séance de l’année. Si on vous propose de voir ce film, fuyez : quelqu’un vous veut du mal.
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La Fête des Mères, de Marie-Castille Mention-Schaar

Morale, bons sentiments, guimauve et mièvrerie… Avec un casting aussi bien peuplée, j’espérai un film de femmes multiples et attachantes, et non c’est enfilade de stéréotypes mal synchronisé dans une soupe insipide et sans intérêt. C’était long et mauvais.
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Red Sparrow, de Francis Lawrence

Après les trois derniers Hunger Games, Lawrence retrouve Lawrence pour un thriller froid qui repose bien plus sur la hype autour de l’actrice principale (et d’une scène de nue très survendue) que sur son intrigue qui mêlait espionnage au féminin et restes de guerre froide. Mais entre la froideur du décor et celle de Jennifer Lawrence, Red Sparrow se fige dans un exercice poussiéreux et morne, bien loin du thriller simili-érotique voulu. Est-il possible de voir moins d’alchimie que Jamie Dornan et Dakota Johnson (Cinquante Nuance de Grey) à l’écran ? Oui.
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Paranoïa, de Steven Soderbergh

Soderbergh et moi, ça ne fonctionne pas et ce n’est pas faute d’essayer. Ici, le concept m’avait attirée : entièrement filmé avec un iPhone7, Paranoïa mêlait l’exercice de style à une histoire intéressante. Mais bon, Soderbergh se vautre de tous les cotés : l’intrigue est d’une platitude sans nom et le visuel est tout simplement laid.
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Ocean’s 8, de Gary Ross

Un nouveau film Ocean’s, personnellement ça ne me disait rien. Mais un nouveau film Ocean’s qui compte, entre autres, Sandra Bullock, Cate Blanchett et Anne Hathaway au casting, j’ai forcément répondu présente. Mais à l’arrivée, patatras : la franchise féminise le casting mais également tout les aspects du film. Le vol de bijou passe crème, mais l’ambiance trop fashion et girly semble plus trouver ses origines du coté de Gossip Girl que dans l’héritage des films de braquage. Et pour couronner le tout, Ocean’s 8 s’effondre autour d’une intrigue sans originalité ni surprise. Quel raté.
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Hérédité, d’Ari Aster

Bizarre, vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre. Et encore plus pénible quand on voit le film au cinéma avec des petits malins qui claquent la langue pour faire écho au toc de la fillette du film. Bref, façonné dans le moule de The Witch, Hérédité rend curieux dans sa première partie mystérieuse, mais le suspens s’effiloche à vue d’oeil au fur et à mesure que le film s’enfonce dans une opacité de moins en moins maîtrisée. Trop de mystère tue le mystère.
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La Nonne, de Corin Hardy

Si les deux films Annabelle n’ont pas réussi à convaincre les amateurs de Conjuring, la saga horrifique initiée par James Wan, une autre menace s’annonçait alléchante. Répondant au doux nom de Valak et particulièrement teasée dans Conjuring 2, le film La Nonne était sensée viser juste et être la bonne petite frousse de l’année. Quelle déception donc de découvrir un téléfilm bancal et flemmard à l’arrivée : Corin Hardy balance un brouillon médiocre ponctué par des jumpscares scolaires.
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Pacific Rim Uprising, de Steven S. DeKnight

En réalité, la vacuité de Pacific Rim Uprising n’est pas une énorme surprise. Mais le plus impressionnant avec cette suite de Steven S. Deknight, c’est la façon dont il parvient à extraire toute l’âme, substance et intérêt du film de Guillermo del Toro pour pondre un simili-Transformers du pauvre aussi fade coté scénario que visuel. Espérons que le reboot de Hellboy ne subira pas le même sort…
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Tomb Raider, de Roar Uthaug

Encore une histoire de succession qui tourne à vide. Cette fois, ce n’est pas le réalisateur qui est mis en cause, mais l’héroïne. Bon, le réalisateur auss. Tomb Raider revisite les origines de Lara Croft après le reboot du jeu en 2013 : exit la féroce Angelina Jolie, bonjour à Alicia Vikander, physiquement métamorphosée pour le rôle mais au charisme d’une huître. De chute en chute, le film ne lésine pas sur l’action et les rebondissements musclés, mais à l’arrivée, cela reste un Tomb Raider réchauffé et peu engageant, qui supporte une héroïne transparente.
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Un Raccourci Dans Le Temps, d’Ava DuVernay

En parlant d’échec au box-office, en voici un qui va laisser des traces. Annoncé en grande pompe (une réalisatrice ! noire ! avec un budget XXL ! et une héroïne ! noire ! et Oprah Winfrey !), le gros film Disney de l’année confond émerveillement et trip sous acide dans une épopée fantaisiste, habité par des personnages peu attachants, ainsi qu’un message rabâché à l’infini. Résultat, j’ai piqué du nez en cours de route, mais pas sans avoir rater la présence d’une Oprah Winfrey géante et la métamorphose mémorable de Reese Witherspoon en feuille de salade.
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***

Mention spéciale : Il y a eu beaucoup de films français qui étaient éprouvants cette années. Il y a les plus évidents ceux qui comptent Kev Adams avec le navrant Love Addict, ceux qui ne peuvent pas plaire à tout le monde comme Les Tuches 3 ou Le Grand Bain, ou encore les comédies mal fagotées comme Ami-Ami ou La Monnaie de leur Pièce.
Mais un duo qui m’a particulièrement énervée c’est :

MILF d’Axelle Laffont & Les Affamés de Léa Frédéval

Entre l’égo-trip d’une has-been folle de son image et le déballage immature qui victimise une génération de caliméro, ces deux films ont été une expérience plus que pénible qui, en plus de passer à coté d’un sujet en or, se sont étalés dans des récits auto-congratulatoires. D’un coté, Axelle Laffont s’admire en naïade quarantenaire courue par des jeunots dans un océan de superficialité et de réalisation amateure destinée à se mettre constamment en valeur (probablement pour se rassurer) – au lieu de replacer ces femmes aux facettes multiples dans une société trop souvent misogyne et pleine de jugement ; de l’autre, Léa Frédéval, du haut de son jeune âge, veut dénoncer une société qui n’accueille pas les jeunes à bras ouverts, sans jamais remettre en question ses personnage plus prompt à se plaindre qu’à corriger leurs propres erreurs (et non, un Bac+15 en histoire de l’art ne garantit pas un job à la sortie, tout comme il y a des centaines de Bac+5 en marketing délivrés à la minute, donc forcément la concurrence est rude…).
Preuve qu’entre 20 et 40 ans, l’âge n’a rien à voir avec l’expérience ni la maturité, tant que chacun continue de se lécher le nombril.
Bref, ça m’a énervé 😀

***

Et vous, quels films vous ont déçus cette année ?

>>> Top 2018 : Le meilleur de l’année
>>> Les blockbusters qui vont rythmer 2019

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