[CRITIQUE] Jojo Rabbit, de Taika Waititi

Jeu de satire mignon et savoureux, Jojo Rabbit est porté par une douce irrévérence tragi-comique qui anime un récit chargé par une mémoire historique bien réelle. Taika Waititi revisite la jeunesse nazie à travers une fable haute en couleurs, suivant les déboires d’un jeune garçon à l’aube de ses premiers émois. Si le film fait sourire autant qu’il bouleverse, j’attendais néanmoins un objet bien plus piquant et anti-conformiste. Jojo Rabbit se planque un dans un enrobage un poil trop sage, comme si Taika Waititi avait muselé son film pour en faire une œuvre passe-partout, comme un petit bonbon tendre appréciable unanimement. Ceci étant dit, le casting et surtout Roman Griffin Davis, est absolument génial.

[CRITIQUE] Ça : Chapitre 2, d’Andy Muschietti

27 ans après la victoire du Club des Ratés sur Grippe-Sou, le sinistre Clown est de retour pour semer la terreur dans les rues de Derry. Désormais adultes, les membres du Club ont tous quitté la petite ville pour faire leur vie. Cependant, lorsqu’on signale de nouvelles disparitions d’enfants, Mike, le seul du groupe à être demeuré sur place, demande aux autres de le rejoindre. Traumatisés par leur expérience du passé, ils doivent maîtriser leurs peurs les plus enfouies pour anéantir Grippe-Sou une bonne fois pour toutes. Mais il leur faudra d’abord affronter le Clown, devenu plus dangereux que jamais…

[CRITIQUE] Les Enquêtes du Département V – Dossier 64, de Christoffer Boe (e-cinema)

Alors que le Département V est sous tension avant le départ annoncé d’Assad, partenaire de l’inspecteur Carl Mørck, ces derniers se lancent dans une nouvelle enquête qui pourrait bien être leur dernière. Suite à la découverte de trois squelettes cachés derrière la tapisserie d’un vieil appartement, les deux enquêteurs et leur assistante Rose doivent exhumer une macabre affaire datant des années 1950 : sur la petite île de Sprogø, des femmes étaient internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad…

Flop 2018 : Les loupés de l’année

Cette année encore, il y a eu une tripotée de films qui se sont vautrer. Échec au box-office, catastrophe attendue ou tout simplement des films qui m’ont pas plu… Une séance au cinéma peut passer du grand moment d’évasion au désespoir intense quand on se retrouve face à un navet. Cette année, peu de grosses attentes ont déçues – même si certaines se sont avérées très différentes de ce à quoi je m’attendais (The Predator…) ou exactement ce à quoi je m’attendais (Robin des Bois…). Inutile de couper la poire en deux, donc. Voici mon flop 2018…

[VIDÉO] Si Beale Street pouvait parler : Découvrez la bande-annonce

Si Beale Street pouvait parler, elle raconterait à peu près ceci : Tish, dix-neuf ans, est amoureuse de Fonny, un jeune sculpteur noir. Elle est enceinte et ils sont bien décidés à se marier. Mais Fonny, accusé d’avoir violé une jeune Porto-Ricaine, est jeté en prison. Les deux familles se mettent alors en campagne, à la recherche de preuves qui le disculperont. Pendant ce temps, Tish et Fonny ne peuvent qu’attendre, portés par leur amour, un amour qui transcende le désespoir, la colère et la haine.

Réalisé par Barry Jenkins
En salles le 30 janvier 2019
Avec Stephan James, KiKi Layne, Teyonah Parris…

[CRITIQUE] L’Insulte, de Ziad Doueiri (Sortie DVD et VOD)

À Beyrouth, de nos jours, une insulte qui dégénère conduit Toni (chrétien libanais) et Yasser (réfugié palestinien) devant les tribunaux. De blessures secrètes en révélations, l’affrontement des avocats porte le Liban au bord de l’explosion sociale mais oblige ces deux hommes à se regarder en face.

Réalisé par Ziad Doueiri
Avec Adel Karam, Kamel El Basha, Camille Salamé…
Sortie en DVD et VOD : le 3 juillet
Bonus DVD : Le film commenté par Ziad Doueiri et Frédéric Domont (producteur associé), Sure le tournage du film, Scènes coupées, Entretien avec Ziad Doueiri

[RATTRAPAGE 2017] Chez Nous, de Lucas Belvaux

Pauline, infirmière à domicile, entre Lens et Lille, s’occupe seule de ses deux enfants et de son père ancien métallurgiste. Dévouée et généreuse, tous ses patients l’aiment et comptent sur elle. Profitant de sa popularité, les dirigeants d’un parti extrémiste vont lui proposer d’être leur candidate aux prochaines municipales.

[CRITIQUE] Papa ou Maman 2, de Martin Bourboulon

Les parents indignes de Martin Bourboulon sont de retour et prêts à en découdre… pour le meilleur ou pour le pire ? Moins audacieux et plus sage, Papa Ou Maman 2 n’a pas l’impertinence ni la fraîcheur du premier film, mais reste toute de même une comédie drôle et décomplexée. Si Martin Bourboulon multiplie les personnages et les gags, c’est surtout le duo Laurent Lafitte et Marina Foïs qui est, encore une fois, un vrai régal.

Les news de la semaine #4

Affiches, bandes-annonces et autres extraits vidéo… retrouvez les news (choisies) de la semaine.
Au programme : des aliens, encore du dragon, du muscle, du mystère et un peu de danse !

[CRITIQUE] Tale of Tales, de Matteo Garrone

Étrange et déroutant, Tale of Tales est un mélange de contes noirs et envoûtants, faisant basculer d’une émotion à une autre. Du dégoût à la fascination, de la beauté à la franche laideur, le film de Matteo Garrone sonde l’âme humaine à travers un univers théâtral, excentrique et ouvertement étrange. Les décors sont somptueux, les acteurs excellent et Tale Of Tales ne laisse pas indifférents, avec cet ensemble faussement fouilli ayant pour seule règle : l’équilibre.

[COUP DE CŒUR] Respire : À couper le souffle

Juste, sensible et poignant, le second film de Mélanie Laurent est d’un réalisme fulgurant, tant il capte à merveille les aléas de l’adolescence, marqués par une quête d’identité et de reconnaissance qui peut transformer une expérience formatrice en une relation tout aussi destructrice. Intimiste et douloureux, Respire narre les désillusions d’une adolescente dont l’univers bascule alors qu’elle est aux prises avec une amitié toxique. Entre amour et haine, Mélanie Laurent image une relation troublante et criante de vérité, qui ne manquera pas d’interpeller certain(e)s d’entre nous. Brillant.