[SPOILERS] Deadpool 2 : Retour sur le film

ATTENTION, CE QUI VA SUIVRE N’EST RÉSERVÉ QU’À CEUX QUI ONT VU LE FILM.

Abandonnez la lecture de cet article tant qu’il en est encore temps. Surtout si vous êtes fan de… Non !
Vous en avez trop lu, partez.
Pour ma critique sans spoiler du film, c’est par ici.

Pour ceux qui ont déjà vu le film… on est bien, là non ?

Ayé, cela fait quelque jours que Deadpool 2 de David Leitch est en salles. C’est le moment revenir sur le film le plus blindé de références et d’easter eggs du moment, même si le film ne nous apprend pas grand chose sur des éventuels prochains films Deadpool.

Comme je l’ai dit dans ma critique, Deadpool 2 remâche les mêmes blagues au sujet des X-Men, de Wolverine et des références ciblant d’autres univers super-héroïques… Cependant, il n’y a pas grand chose de nouveau sous la lune, il faut bien l’avouer, en dehors d’une bonne dose d’humour. C’est parti !

La scène bonus (et demie) : Retour vers le futur

Cette fameuse scène se trouve au début du générique finale et est divisée en deux parties.

Description : Dans la première partie, on retrouve Negasonic et sa petite amie Yukio en train de réparer l’appareil qui permet à Cable de voyager dans le temps. Deadpool récupère l’outil avec joie et s’eclipse, laissant les deux jeunes femmes perplexes et se demandant si c’était une bonne idée. Dans la seconde partie, on retrouve Deadpool qui voyage dans le temps pour corriger deux ou trois « petites » erreurs du passé : d’abord il sauve Vanessa en tuant le méchant qui lui avait tiré dessus ; ensuite il intervient auprès de Peter, l’humain sans pouvoir qui avait rejoint la X-Force, pour le sauver du vomi acide de Zeitgeist et le forcer à rentrer chez lui ; puis il fait un bond dans la timeline pour se retrouver dans le film Wolverine : X-Men Origins où il tue son alter ego pseudo Deadpool à la bouche cousue (Weapon XI) devant un Wolverine interloqué et enfin il va buter Ryan Reynolds, carrément, alors que ce dernier vient juste de terminer de lire le script de Green Lantern avec un air très satisfait.

Si cette scène post-générique n’apporte rien au schmilblick, elle a au moins l’intérêt de faire rire ! Pour info, une des scènes bonus prévues au montage montrait Deadpool en train de revenir dans l’histoire pour tuer Hitler, alors qu’il était bébé. Cette scène a finalement été coupée à cause des réactions négatives lors des premières projections tests. Du coup, Deadpool 2 choisit une conclusion qui tire un trait définitif (espérons-le) sur les erreurs du passé. Si l’élimination de Weapon XI et de Ryan Reynolds restent ludiques, le sauvetage de Peter révèle le caractère finalement humain du personnage de Wade Wilson, tandis que la résurrection de Vanessa promet des retrouvailles avec un Deadpool plus posé, éventuellement. Reste à savoir si ces scènes seront définitives ou pas… en tout cas, cette notion de voyage dans le temps donne un avant-gout pour la suite d’Avengers – Infinity War, non ?

La timeline WTF

Justement en parlant de voyage dans le temps : à force d’utiliser la self-awareness de Deadpool, le film a tendance à se prendre les pieds dans le tapis en voulant amuser la galerie. Tout commence avec la scène d’ouverture avec une jolie boite à musique à l’effigie de Logan, issue du dernier film de James Mangold… ou plutôt de la mort de Logan, n’est-ce pas. Sauf que, si on se souvient bien, Logan se situe dans le futur et précisément en 2029. Deadpool 2 serait-il donc situé après cette période ? Forcément non, puisque le film de James Mangold précise bien qu’il n’y a plus de mutants et que les X-Men ne sont plus… Vu les blagues récurrentes sur les films X-Men, forcément, on se doute qu’il y a éventuellement un univers partagé. Bon.

Ensuite, après la mort de Vanessa, Wade va se soûler dans son bar favori tenu par son ami Weasel. Au cours de leur conversation, les deux personnages évoquent les décès de George Michael et de David Bowie – d’ailleurs pour ce dernier, Deadpool ne savait pas qu’il était mort, ce qui est étonnant vu que Bowie est décédé en janvier 2016 et George Michael en décembre 2016. Bref, on situe donc la période du film APRÈS 2016 (et donc Deadpool). Sauf qu’une fois arrivé chez les X-Men, Deadpool titille Colossus et le public sur l’absence des mutants et du vide dans le manoir. Si on se souvient tous de la réplique « McAvoy ou Stewart ? » dans le premier opus, ce film-ci en rajoute des caisses tandis que le mercenaire radote et houspille les studios qui n’alignent pas les dollars pour quelques caméos. Il faut être attentif, car un moment en arrière-plan, on découvre une pièce avec les X-Men regroupés à l’intérieur et Beast (Nicholas Hoult) qui referme doucement la porte pour ne pas se faire griller par Deadpool. C’est marrant, même si l’incrustation de l’image n’est pas terrible et semble tout droit venir du tournage de X-Men : Dark Phoenix, mais là encore, la timeline se complique : la première trilogie X-Men se situe entre les années 60 et 80 (voir 90) et le film de Simon Kinberg (prévu pour 2019) devrait se situer dans les années 90.
DONC, comment Deadpool peut-il naviguer entre des références allant de 2016 à 2029, tout en vivant pendant la même période que les jeunes X-Men leadés par un Professeur X incarné par James McAvoy ? Et bien c’est impossible. En toute logique, il aurait fallu un caméo de Sir Patrick Stewart et des premiers X-Men des années 2000.

Bref, c’est n’importe quoi cette timeline !

Juggernaut revisite X-Men 3

Si la promo du film mettait bien en avant la X-Force histoire de faire grimper la température, Deadpool 2 cachait un autre invité surprise : Juggernaut aka Le Fléau en français. Lorsque Wade et Russell sont enfermés dans le Blockhaus (la prison pour mutants, avec le tour de cou qui annule les pouvoirs), on nous montre une entrée hautement surveillée par des gardes à plusieurs reprises, avant que Russell se décide à faire ami-ami avec le détenu le plus dangereux de la prison. Un plateau-repas et deux toc-tocs plus tard, les voilà amis comme cochons et prêts à se rendre service. Après l’évasion de Deadpool, les prisonniers sont transférés dans un convoi de camions et alors que Cable tente d’atteindre Russell et que Deadpool s’interpose… cette scène a comme un air de déjà vu, non ? Un convoi de camion avec de dangereux mutants à l’intérieur… Un ennemi qui tente d’en trouver un autre (ennemi, dans ce cas de figure)… Où avons-nous déjà vu ça ? Ha mais oui, le fameux X-Men 3 – L’Affrontement Final de Brett Ratner, alors que Magneto tente de libérer Mystique ! Personnellement, c’est précisément à ce moment que j’ai compris qui était l’invité-mystère qui semblait aussi géant qu’imposant… Dans cette redite d’X-Men 3 (dont l’histoire tourne également autour d’un enfant aux pouvoirs spéciaux et d’un institut qui cherche à faire disparaître les mutants, hm-hm…) cela ne pouvait être que Juggernaut, aka l’immense demi-frère du Professeur X, qui, muni d’un casque pour éviter que son frère ne le retrouve (et le contrôle) grâce à Cerebro, aime semer le chaos.
Le clin d’œil est extrêmement sympathique même si, encore une fois, Juggernaut n’est pas utilisé à la hauteur de ses capacités. Dommage.

Cable, Mr Sinistre… et House of M ?!

Dans le film, Cable est introduit brièvement à mi-parcours et n’a qu’un but : venger la mort de sa femme et de sa fille en tuant Russell, un gamin perturbé en passe de devenir un véritable assassin une fois adulte. Il vient du futur et possède un outil qui lui permet de voyager dans le temps. Et visiblement sa fille s’appelle Hope.

Parmi le peu d’informations données par le film, une petite trame se dessine pour les plus experts. À commencer par Russell, le jeune mutant enragé qui sert de cobaye dans un institut louche qui n’a pas l’air d’apprécier le génome mutant… bien au contraire. Cet institut, désigné vomme l’orphelinat Essex, est en réalité bien plus important que cela. Déjà, c’est un nom que nous avons déjà vu dans une des scènes post-génériques d’X-Men Apocalypse ! Souvenez-vous, des hommes venant de Essex Corporation envahissaient Alkali Lake pour récupérer du sang et des traces d’ADN de Wolverine (Weapon X). C’était alors la première fois que l’on découvrait le nom de l’entreprise gérée par Nathaniel Essex, aka Mr Sinistre, un scientifique fasciné par le pouvoir des mutants. Retrouver ce nom dans Deadpool 2 laisse entre-apercevoir une continuité dans les films Fox pouvant signifier que ce super-vilain pourrait bien réunir les films du studios.

Ensuite, le film donne une autre information concernant Cable, à savoir le nom de sa fille. Comme dit plus haut, Cable vient du futur et c’est le fils de Cyclope et Madelyne Pryor, un clone de Jean Grey créé par… je vous le donne en mille, Mr Sinistre ! Quand ce dernier découvre l’existence de bébé Cable, il lui injecte un « techno-organique », le transformant en partie en cyborg (dont son bras gauche et son oœi lumineux). Là où ça devient compliqué coté famille, c’est quand Rachel Summers (une sœur provenant d’une réalité alternative) s’en mêle pour préserver son neveu en transférant les esprits de Cyclope et Jean Grey dans le futur pour qu’ils puissent élever leur enfant (Cable). Quelques temps après arrive le M-Day, l’arc House of M (une de mes histoires favorites chez Marvel). Pour faire simple : Scarlet Witch est en train de perdre la boule, a tué une bonne partie des Avengers et les super-héros restant tentent de trouver une solution pour la neutraliser. Mais un événement soudain crée une réalité alternative où les X-Men n’existent plus et les mutants restants sont leadés par Magneto qui prend le pouvoir. Seul Wolverine se souvient de la vraie réalité et cherche à découvrir qui a bien pu manipuler la réalité. Blablabla… Wolverine retrouve des copinous… blablabla… baston et vlan ! Magneto tue son fils Quicksilver (je vous raconte pas tout, sinon c’est pas drôle). Là, Scarlet Witch pète un câble (mouahaha, Cable… !) et déclare le fameux « No More Mutant », créant ainsi une autre réalité alternative où il n’y a quasiment plus de mutants, plus de pouvoirs (sauf pour une poignée). Certains y trouvent leurs compte, d’autres non. Et bim, badaboum (encore une fois, je ne vous raconte pas tout), on se dirige tout droit vers Civil War (version comics, bien sûr).

Alors pourquoi c’est intéressant ? Deux choses : Hope Summers, la fille de Cable, est en réalité sa fille adoptive qui est née un an après les événements de House of M et a été le premier bébé mutant dans cette nouvelle réalité. Hope, la bien nommée, représente un nouvel espoir pour les anciens mutants qui ont perdu leur pouvoir, d’ailleurs plusieurs arcs autour du « Messie » (Hope) existe. Ensuite, dans Deadpool 2, on entrevoit brièvement un poster « M-Day is near » (le Jour M approche), faisant directement référence à House of M.

Ce qu’on apprend donc, c’est que Mr Sinistre existe dans l’univers Fox, qu’il s’apprête à se faire connaître et que les films Fox se préparent potentiellement à revisiter House of M au cinéma. On suppose également que le futur de Cable pourrait bien se passer APRÈS le film Logan.

Ce qui est intéressant, c’est que la maison Fox a encore deux films dans les tuyaux : Les Nouveaux Mutants et X-Men : Dark Phoenix, peut-être en sauront nous plus grâce à ceux-ci.

Ce qui est encore plus intéressant, voire dans le registre du fantasme, c’est que si ces suppositions s’avèrent vraies : l’annihilation des mutants « chez Fox » fait incroyablement écho aux événements déclenchés par Avengers – Infinity War. Et si la passerelle pour réunir les Avengers et les X-Men étaient là, à travers des réalités alternatives qui se croiseraient ? Et si la franchise X-Men existait, je sais pas moi, dans le monde de la gemme de l’Âme ou de l’Esprit ??? Je m’égare, mais en tout cas, quelque chose me dit que ces révélations bien discrètes préparent quelque chose d’assez intéressant… La discrétion du teasing autour d’Essex Corporation et Mr Sinistre donne l’eau à la bouche… ou alors s’agit-il de retenue au cas où les films n’auraient pas marché (pour éviter la redite un peu cata de The Amazing Spider-Man et des Sinister Six) ? Affaire à suivre.

Une seule chose reste décevante et difficilement explicable finalement, c’est le sacrifice de Cable qui, non seulement sonne faux dans le film, mais en plus n’a pas lieu d’être. En effet, quand Deadpool meurt (pour la énième fois et après un looooong monologue encore épuisant), Cable compatit et utilise sa dernière possibilité de voyager dans le temps pour corriger son tir et éviter de le toucher avec une balle mortelle. C’est touchant, mais quand on voit que les deux ne pouvaient pas se piffer pendant tout le film et que son outil lui aurait permis de retourner dans son présent à lui (le tur-fu donc) afin de retrouver sa femme (??) et sa fille, c’est difficile à comprendre.
Mais bon, l’association Deadpool et Cable devrait être prometteuse, alors pourquoi pas.

À ce jour, un prochain Deadpool 3 n’a pas été annoncé, du coup l’avenir de nos héros restants reste incertain (mais pas perdu… Continuez à lire:-)).

Easter eggs, références et autres caméos

Brad Pitt : c’est évidemment LE caméo qui surprend le plus ! Alors que Deadpool assemble la X-Force, il accueille un membre mystérieux, le Fantôme (Vanisher), qui, comme son nom l’indique, est invisible. Au moment où la quasi-totalité des membres de la X-Force meurent un par un (sauf Domino), le Fantôme fonce droit sur des câbles électriques et décède électrocuté. Le courant électrique révèle alors que le rôle est tenu par Brad Pitt.
C’est drôle car, pendant un moment, l’acteur semblait avoir été considéré pour le rôle de Cable !
Mais c’est aussi crétin car : pourquoi faire sauter en parachute un personnage qui a le pouvoir de se téléporter ?

La X-Force : prenant la hype à contre-courant, Deadpool 2 a teasé sans vergogne l’arrivée de la X-Force dans le film pour répondre à l’appel des fans. Oui, mais c’était sans compter sur l’humour tordu du film qui tue la plupart des personnages à peine la X-Force formée. Dès la première mission, alors qu’ils sautent tous en parachute, chacun est victime d’un accident terrible : électrocution, atterrissage dans une broyeuse, réception malheureuse de vomi acide… tous y passent, ou presque : seule Domino, la chanceuse, évite la mort avec panache.
C’était tout de même l’occasion de découvrir de sacrés guests : Terry Crews et Bill Skarsgård !

Cependant, rien est perdu : avez-vous noté le changement de couleur ? Lors de la bataille finale contre Russell, Deadpool se prend un choc et le rouge disparaît de son costume (qu’on suppose couvert de terre ou de poussière, logiquement). Alors non, il n’a pas croisé le chemin d’un certain symbiote, mais ce costume noir et gris est effectivement celui de Deadpool au sein de la X-Force. Affaire à suivre !

Stan Lee : comme je le disais dans ma critique, la figure publique de Marvel ne fait pas de caméo à proprement parlé dans le film. Il n’y a qu’un portrait de lui qui apparaît sur la façade d’un immeuble. Sachant que Stan Lee a eu des problèmes de santé, peut-être qu’il n’a pas pu assurer un jour de tournage.

Et enfin, Deadpool 2 n’hésite pas à saluer la concurrence. Si, comme vu plus haut, le film n’hésite pas à s’en prendre à son propre studio en se moquant du budget ou en réécrivant X-Men Origins : Wolverine, il en rajoute également pas mal dans le générique de début et en rappelant souvent que l’écriture du scénario de Deadpool 2 est fainéante (ce qui n’est faux). Du coup, le film n’hésite pas à s’en prendre aux autres studios : coté Marvel Studios, on retrouve évidemment une référence à Thanos et à Bucky (because arme métallique), mais curieusement le signe de la X-Force (les bras croisés sur la poitrine) ne fait l’objet d’aucun clin d’œil à Wonder Woman ni Black Panther. Il y a également un moment génial où Deadpool tente de reprendre la berceuse de Black Widow pour Hulk (Avengers – L’Ère d’Ultron) pour essayer calmer Juggernaut / Le Fléau.
Coté DC/Warner, nous avons le droit à des références à Batman (I’m Batman!) et à Batman V Superman (Martha), tandis que la scène post-générique est assez claire concernant Green Lantern.
Aucune vanne à signaler concernant les films Sony ou même d’autres films qui pourraient franchement prêter à la rigolade comme Les 4 Fantastiques, Daredevil, etc…
Maintenant que Fox appartient à Disney, reste à savoir comme Warner Bros va prendre cet humour (même si, dans le fond, il n’y a rien de dégradant).

***

Et voilà, c’est tout pour le moment.
Comme d’habitude, la zone de commentaires est ouverte pour échanger sur le film ou cet article (correction, avis, complément, ce que vous voulez !) et vous connaissez mes sites favoris pour vous tenir au courant de l’actualité super-héroïque de façon plus concentrée 😉

>>> Prochain film super-héroïque : Ant-Man et La Guêpe \o/

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