[CRITIQUE] Alice et le Maire, de Nicolas Pariser

Le maire de Lyon, Paul Théraneau, va mal. Il n’a plus une seule idée. Après trente ans de vie politique, il se sent complètement vide. Pour remédier à ce problème, on décide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann. Un dialogue se noue, qui rapproche Alice et le maire et ébranle leurs certitudes.

[CRITIQUE] The Hunt, de Craig Zobel

Sur fond d’obscure théorie du complot sur internet, un groupe de dirigeants se rassemble pour la première fois dans un manoir retiré, afin de se divertir en chassant de simples citoyens américains. Mais leurs sombres desseins vont être mis en péril par Crystal, une de leurs proies, capable de les battre à leur propre jeu. La jeune femme renverse les règles, et abat un par un les chasseurs qui la séparent de la mystérieuse femme qui tire les ficelles de ce passe-temps macabre.

[CRITIQUE] Official Secrets, de Gavin Hood (e-cinema)

2003 : les États-Unis et l’Angleterre souhaitent intervenir en Irak. Katharine Gun, employée des renseignements britanniques, reçoit une note de la NSA : les États-Unis sollicitent l’aide de la Grande-Bretagne pour rassembler des informations compromettantes sur certains membres du Conseil de sécurité de l’ONU et les obliger à voter en faveur de l’invasion. Gun prend alors la décision de divulguer le mémo à la presse afin d’empêcher la guerre. En choisissant d’exposer cette vaste conspiration politique, la lanceuse d’alerte va tout risquer : sa vie, sa famille, sa liberté…

[CRITIQUE] Joker, de Todd Phillips

Film événement pour le moins inattendu, le nom de Joker est sur toutes les lèvres depuis la standing ovation à l’issue de sa projection à la Mostra de Venise quelques mois plus tôt, avant d’être récompensé par le prestigieux Lion D’Or. Le film de Todd Phillips semble avoir son chemin tout tracé vers les Oscars, et pour cause : cette nouvelle version du Joker offre une approche sombre, tragique et fascinante aux portes de la folie, ancrée dans une réalité pas si éloignée de la nôtre. Le sans-faute ? Pas tout à fait, mais on s’en approche.

[CRITIQUE] Spider-Man: Far From Home, de Jon Watts (sans spoiler)

Iron Man n’est plus, Spider-Man va-t-il le remplacer ? C’est la question que semble vouloir (im)poser le MCU, quelques mois après Avengers – Endgame. Jon Watts livre un Spider-Man: Far From Home sous le signe de la maturité, sans pour autant perdre l’ADN lycéen de Homecoming, et propose une nouveau volet partagé entre l’adolescent et le héros. Globalement sympathique et fun, malgré quelques détours commodes…

[CRITIQUE] Séduis-Moi Si Tu peux, de Jonathan Levine

Ils ont toutes les différences du monde et pourtant ils sont fait l’un pour l’autre : ceci est le point de départ d’une bonne partie des comédies romantiques depuis la création du concept. Séduis-Moi Si Tu Peux s’en empare à bras le corps en associant deux acteurs ayant chacun un style et un registre bien marqués, la super-glamour et néanmoins glaciale Charlize Theron et le très potache Seth Rogen, dans une comédie plutôt sympathique, assumée et surtout surprenante.

[CRITIQUE] Vice, d’Adam McKay

Fin connaisseur des arcanes de la politique américaine, Dick Cheney a réussi, sans faire de bruit, à se faire élire vice-président aux côtés de George W. Bush. Devenu l’homme le plus puissant du pays, il a largement contribué à imposer un nouvel ordre mondial dont on sent encore les conséquences aujourd’hui…

[COUP DE CŒUR] La Favorite, de Yórgos Lánthimos

Excentrique et subversif, Yórgos Lánthimos s’engage dans la course à l’Oscar avec un face-à-face féroce entre Rachel Weisz et Emma Stone qui s’affrontent pour les faveurs d’une Olivia Colman épatante en reine caractérielle. La Favorite est une fresque historique affûtée, originale et délicieusement tragi-comique, portée par une attention sublime à l’ensemble, à travers des décors et costumes d’une beauté époustouflante. Un peu fou et insolent, Yórgos Lánthimos nous immerge dans un nid de vipères bousculé par les convenances et les manigances en tout genre. Festif et jubilatoire !

[CRITIQUE] La Mule, de Clint Eastwood

Papy Eastwood s’adoucit le temps d’un film avec La Mule, l’histoire vraie d’un homme âgé qui fera passer de la drogue pour un cartel. Pour son nouveau film, Clint Eastwood se calque visiblement sur son fabuleux Gran Torino à travers un personnage attachant, malgré ses travers, et qui trouve le chemin de la rédemption en prenant des risques inconsidérés tout en renouant avec les siens. La Mule oscille entre le danger palpable de l’intrigue et la légèreté bonhomme mais communicative de son héros old school qui parvient à percer la carapace de ceux qui l’entourent. Néanmoins, Clint Eastwood signe un drame un chouilla trop lisse pour être suffisamment crédible. Sympathique et touchant, mais peu clairement mieux faire.