[CRITIQUE] Séduis-Moi Si Tu peux, de Jonathan Levine

Ils ont toutes les différences du monde et pourtant ils sont fait l’un pour l’autre : ceci est le point de départ d’une bonne partie des comédies romantiques depuis la création du concept. Séduis-Moi Si Tu Peux s’en empare à bras le corps en associant deux acteurs ayant chacun un style et un registre bien marqués, la super-glamour et néanmoins glaciale Charlize Theron et le très potache Seth Rogen, dans une comédie plutôt sympathique, assumée et surtout surprenante.

[CRITIQUE] Vice, d’Adam McKay

Fin connaisseur des arcanes de la politique américaine, Dick Cheney a réussi, sans faire de bruit, à se faire élire vice-président aux côtés de George W. Bush. Devenu l’homme le plus puissant du pays, il a largement contribué à imposer un nouvel ordre mondial dont on sent encore les conséquences aujourd’hui…

[COUP DE CŒUR] La Favorite, de Yórgos Lánthimos

Excentrique et subversif, Yórgos Lánthimos s’engage dans la course à l’Oscar avec un face-à-face féroce entre Rachel Weisz et Emma Stone qui s’affrontent pour les faveurs d’une Olivia Colman épatante en reine caractérielle. La Favorite est une fresque historique affûtée, originale et délicieusement tragi-comique, portée par une attention sublime à l’ensemble, à travers des décors et costumes d’une beauté époustouflante. Un peu fou et insolent, Yórgos Lánthimos nous immerge dans un nid de vipères bousculé par les convenances et les manigances en tout genre. Festif et jubilatoire !

[CRITIQUE] La Mule, de Clint Eastwood

Papy Eastwood s’adoucit le temps d’un film avec La Mule, l’histoire vraie d’un homme âgé qui fera passer de la drogue pour un cartel. Pour son nouveau film, Clint Eastwood se calque visiblement sur son fabuleux Gran Torino à travers un personnage attachant, malgré ses travers, et qui trouve le chemin de la rédemption en prenant des risques inconsidérés tout en renouant avec les siens. La Mule oscille entre le danger palpable de l’intrigue et la légèreté bonhomme mais communicative de son héros old school qui parvient à percer la carapace de ceux qui l’entourent. Néanmoins, Clint Eastwood signe un drame un chouilla trop lisse pour être suffisamment crédible. Sympathique et touchant, mais peu clairement mieux faire.

[CRITIQUE] Doubles Vies, d’Olivier Assayas

Alain, la quarantaine, dirige une célèbre maison d’édition, où son ami Léonard, écrivain bohème publie ses romans. La femme d’Alain, Séléna, est la star d’une série télé populaire et Valérie, compagne de Leonard, assiste vaillamment un homme politique. Bien qu’ils soient amis de longue date, Alain s’apprête à refuser le nouveau manuscrit de Léonard… Les relations entre les deux couples, plus entrelacées qu’il n’y paraît, vont se compliquer.