#Confinement : 13 huis-clos pour relativiser (ou pas)

La deuxième semaine de confinement démarre et je pense qu’on est loin d’en voir le bout. Mais nous n’allons pas laisser le COVID-19 nous abattre et comme on est des gens responsables, on suit bien les règles en évitant de sortir au maximum, il faut bien s’occuper. Cette fois, je vous propose quelques huis-clos histoire de rester dans le thème. Alors oui, huis-clos rime souvent avec horreur, terreur et thriller… mais pas que !

Voici 13 films qui vous donneront envie de rester chez vous… Ou pas.

Panic Room, de David Fincher (2002)
Avec Jodie Foster, Kristen Stewart, Forest Whitaker
Le pitch : Meg Altman, la trentaine, a très mal vécu la séparation avec son mari et angoisse à l’idée de devoir élever seule sa fille Sarah. Afin de commencer une nouvelle vie loin de ses craintes, Meg achète une immense et splendide maison située dans un quartier huppé à l’ouest de New York. Son ancien propriétaire y a fait construire au dernier étage une pièce de sûreté dans laquelle on peut se réfugier en cas de menace extérieure et rester enfermé de nombreux jours grâce aux provisions qu’elle contient. Cependant, Meg n’aurait jamais pensé s’en servir dès le premier soir. En effet, trois cambrioleurs, Burnham, Raoul et Junior, ont pénétré dans la maison avec la ferme intention de dérober une somme de quatorze millions de dollars cachée par l’ancien maître des lieux. Tout porte à croire que ce butin est dissimulé dans la pièce de sûreté, là où se sont réfugiées Meg et Sarah.
Niveau de confinement : 95% – En dehors de l’introduction et de la fin, l’essentiel du film se passe dans la maison et la panic room qui devient tour à tour un lieu protecteur ou un piège. Un excellent Fincher, sans aucun doute.

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American Nightmare, de James DeMonaco (2013)
Avec Ethan Hawke, Lena Headey, Max Burkholder
Le pitch : Dans une Amérique rongée par une criminalité débridée et des prisons surpeuplées, le gouvernement a donné son accord pour qu’une fois par an, pendant 12 heures, toutes activités criminelles, meurtres inclus, soient légalisées. La police ne peut intervenir. Les hôpitaux suspendent leurs services. Une nuit durant, les citoyens sont à même de définir leurs propres règles et de faire leur propre loi, sans avoir à craindre de sanctions. Au cours d’une telle nuit hantée par la violence et le crime, une famille va devoir faire un choix – bourreau ou victime ? – face à un inconnu venu frapper à sa porte.
Niveau de confinement : 99% – Pas mon favori de la franchise, mais ce premier volet de The Purge exploite le huis-clos intelligemment à travers un home-invasion sanglant.

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Le Dîner de Cons de Francis Veber (1998)
Avec Thierry Lhermitte, Jacques Villeret, Francis Huster
Le pitch : Tous les mercredis, Pierre Brochant et ses amis organisent un dîner où chacun doit amener un con. Celui qui a trouvé le plus spectaculaire est déclaré vainqueur. Ce soir, Brochant exulte, il est sur d’avoir trouvé la perle rare, un con de classe mondiale: François Pignon, comptable au ministère des Finances et passionné de modèles réduits en allumettes. Ce qu’il ignore c’est que Pignon est passe maître dans l’art de déclencher des catastrophes.
Niveau de confinement : 60% – Qui dit huis-clos ne dit pas forcément angoisse (quoique…) comme le prouve cette comédie culte de Francis Veber dont le cadre majeur est l’appartement d’un des protagonistes. On choisit quoi : être confiné seul ou avec un benêt capable de ruiner votre vie par excès de bonnes intentions ? Difficile !

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10 Cloverfield Lane, de Dan Trachtenberg
Avec Mary Elizabeth Winstead, John Goodman, John Gallagher Jr.
Le pitch : Une jeune femme se réveille dans une cave après un accident de voiture. Ne sachant pas comment elle a atterri dans cet endroit, elle pense tout d’abord avoir été kidnappée. Son gardien tente de la rassurer en lui disant qu’il lui a sauvé la vie après une attaque chimique d’envergure. En l’absence de certitude, elle décide de s’échapper…
Niveau de confinement : 98% – Si Cloverfield ne m’avait pas convaincue, le film de Dan Trachtenberg propose un huis-clos palpitant, oscillant entre la parano et la psychose.

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Cube, de Vincenzo Natali (1999)
Avec Maurice Dean Wint, Nicole de Boer, Nicky Guadagni
Le pitch : Un groupe de personnes, sans savoir pourquoi, se retrouve enfermé dans une prison surréaliste, un labyrinthe sans fin constitué de pièces cubiques communicantes et équipées de pièges mortels. Le policier, l’architecte, l’étudiante en mathématiques, la psychologue et l’autiste captifs ne savent qu’une seule chose : chacun possède un don particulier qui, combiné aux autres, peut les aider à s’évader. Au fur et à mesure que la peur grandit, les conflits personnels et les luttes de pouvoir s’amplifient. Il leur faudrait pourtant réussir à s’associer pour échapper à une mort certaine.
Niveau de confinement : 100 % – Véritable huis-clos de A à Z qui pose un cadre idéal pour les paranoïaques, Cube était là bien avant Saw avec son concept d’inconnus piégés devant résoudre des énigmes mortels. S’il y a eu une suite, c’est bien l’original qui vaut le détour.

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Le Prénom, de Alexandre De La Patellière et Matthieu Delaporte (2012)
Avec Patrick Bruel, Valérie Benguigui, Charles Berling
Le pitch : Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance.
En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale… Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.
Niveau de confinement : 100% – Adapté d’une pièce de théâtre, forcément Le Prénom joue avec son espace réduit et surtout un scénario aussi dense que bien rythmé. On se marre dans ce huis-clos frenchy, malgré son coté hystérique et corrosif. On saluera également la regrettée Valérie Benguigui pour sa belle performance.

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Saw, de James Wan (2005)
Avec Leigh Whannell, Cary Elwes, Danny Glover
Le pitch : Deux hommes se réveillent enchaînés au mur d’une salle de bains. Ils ignorent où ils sont et ne se connaissent pas. Ils savent juste que l’un doit absolument tuer l’autre, sinon dans moins de huit heures, ils seront exécutés tous les deux… Voici l’une des situations imaginées par un machiavélique maître criminel qui impose à ses victimes des choix auxquels personne ne souhaite jamais être confronté un jour. Un détective est chargé de l’enquête…
Niveau de confinement : 96% – Fraîchement diplômée d’une école de cinéma, James Wan (et Leigh Whannell) signe un film qui va renouveler un genre codifié qui commençait à tourner en rond. Si la suite de la saga a viré à la surenchère du gore, le premier Saw était d’une inventivité folle à l’écriture machiavélique.

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Buried, de Rodrigo Cortés (2010)
Avec Ryan Reynolds, Erik Palladino, Robert Paterson
Le pitch : Ouvrez les yeux. Vous êtes dans un espace clos, sous 1 tonne de terre irakienne avec 90 minutes d’oxygène et pour seule connexion vers l’extérieur un téléphone portable à moitié rechargé. Tel est le destin de Paul, entrepreneur Américain pris en otage et enfermé dans une boîte. Le temps file et chaque seconde qui passe le rapproche d’une mort certaine…
Niveau de confinement : 200% – Pire qu’un huis-clos, l’ensemble du film se passe dans un cercueil. Bien rôdé et stressant, Buried effleure les conséquences de la guerre au Moyen-Orient dans un thriller étouffant.

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Snowpiercer – Le Transperceneige, de Bong Joon Ho (2013)
Avec Chris Evans, Jamie Bell, Tilda Swinton
Le pitch : 2031. Une nouvelle ère glaciaire. Les derniers survivants ont pris place à bord du Snowpiercer, un train gigantesque condamné à tourner autour de la Terre sans jamais s’arrêter. Dans ce microcosme futuriste de métal fendant la glace, s’est recréée une hiérarchie des classes contre laquelle une poignée d’hommes entraînés par l’un d’eux tente de lutter. Car l’être humain ne changera jamais…
Niveau de confinement : 99% – Avant Parasite, il y a eu Snowpiercer. Entre lutte des classes et tableaux graphiques, chaque wagon est une aventure et une expérience en soi.

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[Rec], de Paco Plaza et Jaume Balagueró (2008)
Avec Manuela Velasco, Ferran Terraza, Jorge Yamam
Le pitch : Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit. Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu’au coup de fil d’une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D’horribles cris ont été entendus dans l’appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine… Elle n’imagine pas à quel point !
Niveau de confinement : 98% – Infectés, possédés, zombies… peu importe : [Rec] est un film d’horreur hystérique et flippant qui peut rapidement contaminer ceux qui, comme moi, vivent en appartement. Petite anecdote : quand je l’ai vu à l’époque, je vivais aussi dans un petit immeuble de 4 étages et mes voisins du 4e faisaient des bruits étranges non-stop (sauf que j’ai pas eu le droit de les massacrer à coup de battes de base-ball, vu que c’était simplement des connards. Arf).

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Sunshine, de Danny Boyle (2007)
Avec Chris Evans, Cillian Murphy, Rose Byrne
Le pitch : En cette année 2057, le soleil se meurt, entraînant dans son déclin l’extinction de l’espèce humaine. Le vaisseau spatial ICARUS II avec à son bord un équipage de 7 hommes et femmes dirigé par le Capitaine Kaneda est le dernier espoir de l’humanité. Leur mission : faire exploser un engin nucléaire à la surface du soleil pour relancer l’activité solaire. Mais à l’approche du soleil, privés de tout contact radio avec la Terre, les astronautes perçoivent un signal de détresse en provenance d’ICARUS I, disparu sept ans auparavant. Un terrible accident les contraint à modifier leur trajectoire. Ils doivent désormais lutter pour rester en vie, ne pas sombrer dans la folie, mais avant tout pour mener à bien leur mission essentielle pour l’avenir de l’humanité.
Niveau de confinement : 100% – Avec son atmosphère désenchantée, le film de Danny Boyle livre un survival fantastique, noir et désespéré où la survie de l’humanité passera par la folie et le sacrifice. Un huis-clos spatial, certes, mais rappelez-vous que dans l’espèce, personne ne vous entend crier 😉

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Les Huit Salopards, de Quentin Tarantino (2016)
Avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh
Le pitch : Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…
Niveau de confinement : 90% – Western fringant et véritable portrait d’une Amérique dérangeante à l’acide, Les Huit Salopards est allie noirceur et traits d’humour corrosifs où les joutes verbales exploser dans un espace réduit… et dangereux. Tarantino a également signé un autre huis-clos avec Reservoir Dogs en 1992.

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8 Femmes, de François Ozon (2002)
Avec Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart
Le pitch : Dans les années cinquante, dans une grande demeure bourgeoise en pleine campagne, les gens sont sur le point de fêter Noël. Mais un drame se produit : le maître de maison est retrouvé assassiné. Le ou plutôt la coupable se cache parmi huit femmes que fréquentait régulièrement la victime. Commence alors une longue journée d’enquête, faite de disputes, de trahisons et de révélations.
Niveau de confinement : 100% – Un homme, un mort, huit femmes et huit suspectes. François Ozon donne une touche frenchy aux whodunnits dans une version à la fois cocasse, inspirée et musicale, porté par un casting cinq étoiles.

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BONUS : Alien, Le Huitième Passager de Ridley Scott (1979)
Meilleur film de tous les temps (selon bibi), le film de Ridley Scott est évidement un huis-clos ayant pour cadre l’espace. Alien est une partie de chasse en huis-clos terrifiante et scrutée dans les moindres détails, portés par les cris et la peur qui envahissent les personnages, donnant lieu à des éclats hystériques qui retentissent dans les entrailles du Nostromo. Le film, comme le xénomorphe, frôle la perfection. On ne discute pas, j’ai raison.

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Et vous, quel(s) film(s) de confinement vous tente ?

>>> Confinement : 8 films d’épidémie et/ou (post-)apocalyptiques pour se mettre dans le bain

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