#Confinement : 8 films d’épidémie et/ou (post-)apocalyptiques pour se mettre dans le bain

Nous vivons un moment historique : à cause du Covid-19 (le coronavirus), la France est en confinement pour la première fois en tant de paix… même si on nous a récemment répété que « Nous sommes en guerre ».
Entre télétravail ou chômage technique, il va bien falloir s’occuper et pour ma part, ce sera évidement avec des films. Et puisqu’il est question de virus et de contagion, quoi de mieux que des films apocalyptiques pour se mettre dans le bain.
Qui dit contagion, dit souvent Soderbergh mais surtout zombies, déshumanisation et stress… et pourtant, il peut aussi il y avoir de l’espoir et de la poésie après la fin du monde.

Voici huit films qui vont jouer avec vos nerfs :

 

Contagion, de Steven Soderbergh (2011)
Avec Marion Cotillard, Matt Damon, Laurence Fishburne
Le pitch : Une pandémie dévastatrice explose à l’échelle du globe… Au Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies, des équipes se mobilisent pour tenter de décrypter le génome du mystérieux virus, qui ne cesse de muter. Le Sous-Directeur Cheever, confronté à un vent de panique collective, est obligé d’exposer la vie d’une jeune et courageuse doctoresse. Tandis que les grands groupes pharmaceutiques se livrent une bataille acharnée pour la mise au point d’un vaccin, le Dr. Leonora Orantes, de l’OMS, s’efforce de remonter aux sources du fléau. Les cas mortels se multiplient, jusqu’à mettre en péril les fondements de la société, et un blogueur militant suscite une panique aussi dangereuse que le virus en déclarant qu’on « cache la vérité » à la population…
Niveau de stress : 98% – Le film est hyper réaliste quand il observe aussi bien les recherches que la réaction de la population. On y retrouve les comportements extrêmes qu’on peut voir aujourd’hui (les magasins dévalisés) et surtout la violence du virus est flippante. On rappellera tout de même que la létalité du virus du film est tout de même largement supérieur à celle du Covid-19… mais s’il devait muter et devenir aussi mortel, Contagion serait prophétique.

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28 jours plus tard, de Danny Boyle (2003)
Avec Emma Hitching, Christopher Dunne, Alexander Delamere
Le pitch : Un commando de la Protection Animale fait irruption dans un laboratoire top secret pour délivrer des dizaines de chimpanzés soumis à de terribles expériences. Mais aussitôt libérés, les primates, contaminés par un mystérieux virus et animés d’une rage incontrôlable, bondissent sur leurs « sauveurs » et les massacrent. 28 jours plus tard, le mal s’est répandu à une vitesse fulgurante à travers le pays, la population a été évacuée en masse et Londres n’est plus qu’une ville fantôme. Les rares rescapés se terrent pour échapper aux « Contaminés » assoiffés de violence. C’est dans ce contexte que Jim, un coursier, sort d’un profond coma…
Niveau de stress : 80% – Danny Boyle signe un film post-apocalyptique haletant qui repose aussi bien sur le danger que représente les infectés que la menace des humains livrés à eux-mêmes.

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Resident Evil, de Paul WS Anderson (2002)
Avec Milla Jovovich, Eric Mabius, Michelle Rodriguez
Le pitch : Dans un immense laboratoire souterrain, ont lieu des recherches ultras secrètes, supervisées par des centaines de scientifiques. Lorsque l’alarme retentit, tout le monde croit à une simple simulation d’évacuation. Mais bientôt, l’horreur les rattrape. Un virus hautement mortel se propage à un rythme effréné dans les couloirs : en quelques minutes, il met fin à toute vie humaine. Au même moment, Alice se réveille dans un somptueux manoir. Ignorant comment elle a pu atterrir là, elle fait la rencontre de Matt, un policier. Avant même qu’ils n’aient pu trouver une explication logique à ces phénomènes étranges, un groupe d’intervention militaire, les S.T.A.R.S, débarque de nulle part et les oblige à les suivre. Ces derniers ont reçu l’ordre d’infiltrer le laboratoire et de neutraliser la Red Queen, le super-ordinateur devenu fou que l’on tient pour responsable du désastre.
Niveau de stress : 40% – Resident Evil a du mal à conserver un semblant de crédibilité, déjà au moment de sa sortie à cause du duo Paul WS Anderson et Milla Jovovich, mais aussi parce que c’est devenu le premier opus d’une saga devenue totalement foutraque et risible. Pourtant, Resident Evil reste un thriller d’action efficace, qu’on ait joué au jeu ou non, crédible pour les plus conspirationnistes d’entre nous (les laboratoires qui font joujou avec des virus).

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Je Suis Une Légende, de Francis Lawrence (2007)
Avec Will Smith, Alice Braga, Charlie Tahan
Le pitch : Robert Neville était un savant de haut niveau et de réputation mondiale, mais il en aurait fallu plus pour stopper les ravages de cet incurable et terrifiant virus d’origine humaine. Mystérieusement immunisé contre le mal, Neville est aujourd’hui le dernier homme à hanter les ruines de New York. Peut-être le dernier homme sur Terre… Depuis trois ans, il diffuse chaque jour des messages radio dans le fol espoir de trouver d’autres survivants. Nul n’a encore répondu. Mais Neville n’est pas seul. Des mutants, victimes de cette peste moderne – on les appelle les « Infectés » – rôdent dans les ténèbres… observent ses moindres gestes, guettent sa première erreur. Devenu l’ultime espoir de l’humanité, Neville se consacre tout entier à sa mission : venir à bout du virus, en annuler les terribles effets en se servant de son propre sang. Ses innombrables ennemis lui en laisseront-ils le temps ? Le compte à rebours touche à sa fin…
Niveau de stress : 70% – Si dans le livre les infectés se transformaient en vampires, l’adaptation de Francis Lawrence choisit une version moins sanglante mais conserve l’isolation d’un héros livré à lui-même pendant une bonne partie du film, déchiré entre le désespoir et parfois la folie, alors que la nuit devient le terrain de jeu d' »infectés » plutôt flippants. Je Suis Une Légende fait monter la tension grâce à la performance géniale de Will Smith et une New York fantôme.

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Doomsday, de Neil Marshall (2008)
Avec Rhona Mitra, Malcolm McDowell, David O’Hara
Le pitch : Un terrible virus annihile 90 % des habitants en Ecosse. Pour endiguer l’épidémie, le gouvernement anglais construit un mur infranchissable. L’Ecosse est désormais un no man’s land barbare et violent où les survivants sont coupés du monde. Lorsque 30 ans plus tard, le même virus réapparaît au cœur de Londres, un commando de choc part en mission suicide rechercher un éventuel vaccin dans une Ecosse contrôlée par des gangs rivaux…
Niveau de stress : 15% – Série B fantastique, aux codes de films d’action musclés, qui préfère pourtant avoir une héroïne en tête d’affiche, Doomsday propose un film délirant dans une Ecosse sauvage, entre tribu médiévale hors du temps et anarchistes punk dangereux. Plus fun que flippant (ou crédible), mais assurément un bon moment.

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The Last Girl – Celle Qui A Tous Les Dons, de Colm McCarthy (2017)
Avec Gemma Arterton, Glenn Close, Paddy Considine
Le pitch : Au fin fond de la campagne anglaise, une base militaire héberge et retient prisonniers un groupe d’enfants peu ordinaires qui, malgré le fait d’avoir été infectés par un agent pathogène « zombie » qui a décimé la planète, demeurent capables de penser et de ressentir des émotions. Lorsque la base est attaquée, Melanie, qui semble être la plus surdouée d’entre eux, réussit à s’échapper en compagnie de son professeur, de deux soldats et d’une biologiste qui ne voit en elle qu’un cobaye indispensable à la découverte d’un vaccin. Dans une Angleterre dévastée, Melanie doit découvrir qui elle est vraiment et décider ainsi de son propre sort comme celui de l’humanité tout entière.
Niveau de stress : 20% – Entre désespoirs et frissons, The Last Girl balaye les codes et pose, à travers le regard d’une enfant pas comme les autres, une réflexion aboutie et intéressante sur l’humain et la société d’aujourd’hui entre deux morsures bien infectées. Et si la solution était ailleurs ?

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Blindness, de Fernando Meirelles (2008)
Avec Julianne Moore, Mark Ruffalo, Alice Braga
Le pitch : Le pays est frappé par une épidémie de cécité qui se propage à une vitesse fulgurante. Les premiers contaminés sont mis en quarantaine dans un hôpital désaffecté où ils sont rapidement livrés à eux-mêmes, privés de tout repère. Ils devront faire face au besoin primitif de chacun : la volonté de survivre à n’importe quel prix. Seule une femme n’a pas été touchée par la  » blancheur lumineuse « . Elle va les guider pour échapper aux instincts les plus vils et leur faire reprendre espoir en la condition humaine.
Niveau de stress : 30% – Changement de registre pour ce film. Pas de zombie ni d’infectés sanglants, Blindness nous offre une nouvelle réflexion anthropologique, revisitant la nature humaine dans ces aspects les plus sombres. En privant ses personnages d’un de leurs sens, Blindness les prive de repère. Et sans repères, il n’y a plus de limites, ce qui rend les gens plus flippants que n’importe quelle dégénération fictive, non ?

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Perfect Sense, de David Mackenzie (2012)
Avec Ewan McGregor, Eva Green, Ewen Bremner
Le pitch : De manière très soudaine, une étrange maladie touche l’Humanité. En effet, les humains perdent peu à peu l’usage de leurs sens. Face à ce fléau, et par les forces du hasard, un homme et une femme, l’un cuisinier, l’autre épidémiologiste, vont apprendre à se connaître et progressivement, à travers chaque changement de perspective dû à la perte d’un sens, vont tomber amoureux.
Niveau de stress : 5% – Poétique et mélancolique, Perfect Sens colle quelques frissons en nous projetant dans une réalité où nos sens disparaîtraient, tout en disséquant le sentiment amoureux à travers le chaos et les explosions d’émotions.

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BONUS : La Planète des Singes, la prélogie réalisée par Rupert Wyatt puis Matt Reeves

En 2011, l’objet culte La Planète des Singes – le livre de Pierre Boulle ou le film de Franklin J. Schaffner sorti en 1968 – se découvre une seconde vie à travers La Planète des singes : Les Origines de Rupert Wyatt. Le film revient sur les origines du fameux César dans notre époque actuelle, entre expérience scientifique sur les animaux et la création, par la même occasion, d’un virus qui va avoir des conséquences sur les humain. La prélogie entame un récit neuf qui va prendre en puissance dans ces suites. Réalisés par Matt Reeves, les suites L’Affrontement (2014) et Suprématie (2017) vont observer l’émancipation des singes dans un monde apocalyptique où l’homme est finalement menacé par le fameux virus H7N9. Une sous-intrigue qui sera traitée en filigrane dans les films mais qui avait fait l’objet d’une vraie promo. Souvenez-vous pour L’Affrontement en 2014 :

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Et vous, quel(s) film(s) de contagions vous tente ?

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