[SÉRIE TV] 7 premiers rôles insupportables dans des séries qu’on aime

Dans toutes les séries, il y a forcément un ou plusieurs premiers rôles qui portent l’ensemble et les intrigues. Généralement, ils sont « gentils » comme tout héros qui se respectent, même quand ils naviguent dans le coté obscure de la Force (hello Lucifer), mais pour d’autres cas exceptionnels les héros sont aussi des enfoirés qu’on va adorer détester (hello Games Of Thrones…).
Et puis parfois, y a ces personnages qui sont sensés fédérer les spectateurs mais qui échouent : soit parce que d’autres rôles (principaux ou secondaires) prennent le dessus, soit parce que l’écriture du personnages donne envie de lui mettre des claques par excès de geignements, de bêtises, de suffisance ou juste parce que, franchement, on ne peut pas les encadrer. Parfois, cela peut totalement rebuter et me faire lâcher une série, d’autres fois, l’ensemble de la série (les autres personnages, les intrigues…) permet de supporter ce point noir. Ainsi, on regardera Charmed même si Phoebe/Alyssa Milano est une « attention whore », on supportera Susan dans Desperate Housewives parce que les autres héroïnes sont bien meilleures, on ignore la bêtise de Ted Mosby dans How I Met Your Mother vu que l’intrigue principale ne sert rapidement plus rien et qu’il se fait surtout évincer par les duos Barney/Robin et Lily/Marshall, on adore Friends mais Ross a raison : VOUS ÉTIEZ EN PAUSE, Rachel !

La liste est longue, mais voici quelques cas pratiques qui me font rouler des yeux à l’infini dès que je les vois :

7 personnages principaux de séries qui sont insupportables

***ATTENTION : RISQUES IMPORTANTS DE SPOILERS***

Pam de The Office

Le pitch : Cette série met en scène le quotidien des employés de bureau d’une société de vente de papier, Dunder Mifflin, à Scranton en Pennsylvanie et de leur fantasque responsable, Michael Scott, dont le rôle est tenu par Steve Carell. Il s’agit de la même trame que la série originale britannique du même nom : The Office.
Créée par Greg Daniels, Paul Lieberstein, Ricky Gervais
Avec Steve Carell, John Krasinski, Rainn Wilson, Jenna Fischer…
Niveau d’insupportabilité : 90% – OK, The Office est une série chorale où on retient surtout Michael, Jim et Dwight en trio de tête. Mais pas loin du premier rang, on retrouve évidement Pam Beesly. Aaaah Pam… Pam… Pam… Jolie réceptionniste tiraillée entre son fiancé de longue date et une amitié ambiguë avec son collègue Jim – clairement amoureux d’elle, Pam est blasée par son job et surtout par son patron qui n’hésite pas à lui faire des remarques sexistes. Son personnage prend rapidement de l’ampleur grâce à sa relation avec Jim et son rôle moins actif permet de temporiser les caractères forts du bureaux (Michael et Dwight en tête de liste). La force de The Office c’est d’avoir su écrire des personnages aussi clichés que lambda : sans la folie ambiante, The Office renoue avec les codes anodins de la vie de bureau et Pam incarne la gentille fille à la fois simple et transparente, qui porte toujours les mêmes cardigans pastels, jolie sans être d’une beauté fracassante, gentille épouse à la vie de famille pépère. A priori, on l’aime bien Pam. Sauf que Pam est en réalité une petite biatch capricieuse et égoïste quand on y regarde de plus près.
Après avoir soufflé le chaud et le froid de façon sournoise avec Jim, elle le pousse quasiment à partir de Scranton car elle n’assume pas ses sentiments pour lui. Au passage, elle trompe Roy en embrassant Jim puis rompt les fiançailles : jusque là, pourquoi pas, on est là pour du drama. Mais ensuite : quand Jim revient, elle sabote sa nouvelle relation avec Karen, Jim a failli se faire agresser par son ex à cause d’elle, puis elle n’hésite pas à dévoiler ses sentiments pour Jim devant tout le monde. Une fois qu’ils sont ensemble, elle attend de lui qu’il soit toujours de son côté et le menace (gentiment) de représailles quand il refuse. Elle manque même d’annuler leur mariage quand elle fait un petit accro à son voile puis fait attendre toute l’assemblée pendant qu’elle et Jim s’échappent pour se marier aux Chutes du Niagara. Pire, elle ne va pas hésiter à planter son job sur un coup de tête pour suivre Michael, alors que son mari vient de lui acheter une maison, mettant la santé financière du couple en galère – heureusement Jim sera là pour rattraper le coup. Par contre, quand Jim rêvera d’ailleurs et tentera de monter son propre projet en continuant de garder son premier job, Pam ne le soutiendra pas du tout et le forcera à choisir entre sa famille et son bien-être pro – ce qui le rendra malheureux et qui fera mal au cœur vu que lui l’a toujours soutenue (surtout quand elle est partie trois mois à New York au début de leur relation), qu’il déteste son boulot et se sacrifiait pour sa famille en sachant que ça paierait plus tard.
Au-delà du fait que les scénaristes se sont parfois emmêler les pinceaux (Pam n’aime pas le sport, mais quelques saisons plus tard c’est une championne de volley), il faudra quand même avouer qu’elle est professionnellement une quiche : réceptionniste moyenne, elle exige de devenir une commerciale quand Michael quitte Dunder Mifflin, puis elle va conserver ce poste sachant qu’elle est nulle en tant que vendeuse (ce qui ne l’empêchera pas de réclamer une prime au détriment d’autres commerciaux ayant de bien meilleurs résultats), enfin elle va truquer de la paperasse pour s’autoproclamer Office Manager du jour au lendemain ! Gentille, Pam ? Pas sûre. D’autant plus que Pam a une haute estime d’elle-même, comme elle le dit : elle est sûre que si Ben Laden la connaissait, il l’apprécierait (!) ; aussi, Pam laisse Meredith se raser le crâne en laissant croire à tout le monde que c’était cette dernière qui avait ramené des poux au bureau, Pam se moquera ouvertement d’Andy quand un client sous-entend qu’ils sont en couple, Pam parle tout le temps de ses dessins mais, au-delà d’être une piètre artiste, elle n’hésite pas à partir à New York alors que sa relation avec Jim démarre, tout ça pour foirer sa formation. Plus tard, alors que Jim bosse loin et tard, ne pouvant pas assister au premier spectacle de danse de leur fille, il lui demande de filmer le tout avec son téléphone : non seulement elle s’en prend à lui quand il tente de lui expliquer comment on filme avec un téléphone, mais en plus elle finira par gâcher l’enregistrement pour prendre un appel au sujet d’un projet de peinture murale (en plein spectacle, au grand plaisir des autres parents) et quand elle annonce à Jim qu’elle n’a rien enregistré et qu’il lui en veut (c’était son seul réconfort après une journée de merde), elle déclenche une énorme dispute et remet en cause leur couple parce qu’il n’est jamais là (le mec bosse deux jobs !!).
Quand les parents de Pam se sépare, elle s’en prend à Jim ; quand Michael sort avec sa mère, elle pique une crise de nerfs infantile ; elle pleure de joie quand Jim lui achète une maison puis finalement lui balance en pleine tronche qu’il aurait pu lui demander quelques saisons plus tard et, cerise sur le cheesecake : elle va entretenir une relation ambiguë avec le preneur de son, relation qui a démarré bien avant qu’on le découvre durant la dernière saison !!

Bref, elle est mignonne Pam, mais c’est un peu une connasse qui a bien eu de la chance de trouver un homme qui l’aime sans limite. Et pourtant, The Office reste une excellente série grâce à elle, d’une part parce que Jim a lui aussi ses cotés salaud (quand il prend es responsabilités, il se la pète un peu et puis en plus, il a sciemment laissé Michael tomber dans un bassin de carpes décoratif et n’a rien dit pendant que ce dernier se faisait chambrer pendant tout l’épisode !). Et puis finalement, on l’aime aussi car mine de rien, les scénaristes nous font bien comprendre que Pam n’est pas quelqu’un de bien. Regardez Roy : misérable et bourrin durant toute sa relation avec Pam, dès qu’il la quitte, il rencontre la femme de sa vie, monte son entreprise, devient riche, un amoureux attentionné et fait un mariage en grande pompe et super romantique. La vie est mieux sans Pam, en fait !
Enfin, rendons à César les honneurs : l’actrice Jenna Fischer joue très bien son rôle et ne méritait quand même pas tous les messages de haine qu’elle a reçu pendant la durée de la série, de la part des fans.

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Carrie de Sex and the City

Le pitch : Célibataire new-yorkaise, Carrie s’inspire de sa propre expérience, et de celle de ses amies, pour écrire des articles sur des thèmes touchant le sexe et les relations amoureuses.
Créée par Darren Star
Avec Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon, Kristin Davis..
Niveau d’insupportabilité : 60% – La série s’appelle Sex and the City et pourtant, elle a majoritairement été centrée sur Carrie Bradshaw, propulsant l’héroïne en icône des temps moderne et en fashionista avant l’heure. Dans les années 90, il y avait Friends et leurs extrêmes pudeurs d’un coté, et le quatuor endiablé de Sex and the City qui sillonnait les rues de New York à la recherche du grand amour (ou du meilleur coup). Au milieu de Miranda la workaholic indépendante, Charlotte la bourgeoise romantique un poil coincée et Samantha l’accro au sexe libre, Carrie représentait la nana cool qui semblait compiler une partie des qualités de ses amies mais jamais complètement : romantique devant l’éternel mais pas contre une aventure d’une nuit, elle travaille un jour par semaine et vit comme une reine en plein Manhattan en se payant des pompes à 400 dollars. Si on se fait rapidement à l’idée que la vie de Carrie est impossible et largement fantasmée, ce sont finalement les films qui m’ont fait réaliser à quel point ce personnage est détestable.
En effet, Carrie doit sa visibilité notamment grâce au fait qu’elle a été propulsé au rang de super star fashion très (trop) rapidement, rendant le personnage et l’actrice, Sarah Jessica Parker, bankable à mort, du coup, non seulement la série tourne autour de son nombril, mais plus la série avance et moins elle ne se soucie de sa crédibilité, et encore moins du sort des autres. Quelque soit la discussion, Carrie finit toujours par ramener la discussion sur elle, même quand le sujet est très sérieux (divorce, stérilité, maladie…), quand elle ne compte pas sur les autres pour se sortir de ses ennuis (elle s’en prend à Charlotte quand cette dernière ne lui propose pas de l’argent pour racheter son appartement, sous prétexte que cette dernière est une riche divorcée). Coté romance, elle va forcer sa relation à la truelle avec Big dans les premières saisons, alors que ce dernier ne veut clairement pas se poser (le fantasme du salaud converti), avant le pousser à l’adultère quand celui-ci se marie (et c’est sa femme qui s’y cassera littéralement les dents) et parlons donc du pauvre Aidan qu’elle va faire tourner en bourrique, allant également jusqu’à le tromper avec Big, avant de le rejeter quand il la demande en mariage. Puis elle se casse les dents, à son tour (mais au figuré), avec Burger qui la largue comme une merde (aussi parce qu’elle est totalement insensible à son échec professionnel et continue lui agiter sa réussite sous le nez) et enfin, le Russe qui lui mène la vie de château avec tous les artifices du vieux beau qui veut faire rêver sa conquête à la maturité adolescente à grand renforts de grand appartement luxueux, robes de bal haute couture, poème et sérénade improvisés et, bien sûr, le départ à Paris (le Plaza Athénée avec vu sur la Tour Eiffel évidemment), jusqu’à ce que Big, le vrai homme de sa vie, vienne la sauver de son rustre de Russe qui finalement la délaisse pour son travail.
Et pourtant, jusque là, j’accrochais encore à Carrie, j’excusais le mauvais jeu de l’actrice, l’exagération mise sur son personnage et ses tentatives pitoyables de faire les yeux de biche, parce que je préférais largement les tribulations de Samantha, Miranda et Charlotte – souvent plus réalistes et/ou plus solides. Quand le premier film est sorti, j’étais tellement contente, que je n’ai rien vu de cet écran de fumée – et à vrai dire, le premier film se tient bien. Non, c’est avec Sex and The City 2 que j’ai craqué et que tout ce que j’ai dit plus haut m’a sauté aux yeux. Tout allait bien jusqu’aux dernières minutes, quand Carrie retrouve Big après l’avoir trompouillé avec Aidan (un bisou) et que celui-ci, pour la PUNIR lui offre un diamant gros comme le poing pour qu’elle se rappelle, la prochaine fois qu’elle songe à déraper (WHAT?) qu’elle est mariée. Euhh… PARDON ?
C’était la goutte d’eau, la couleuvre qui n’est jamais passée.
Non seulement aujourd’hui je réalise le faux féminisme de la série : Samantha, soi-disant libérée, écopera d’un cancer, de la ménopause, de mauvaise réputation et de relations malsaines avant de se caser temporairement avec un mec plus jeune pour se voir coller l’étiquette de cougar… parce qu’il faut bien la ranger dans une case sociale au bout d’un moment ; Miranda, soi-disant femme active, paiera son dévouement au travail en se faisant tromper par son mari en cours de route, quand elle n’est pas confronté à un boss qui l’humilie en réunion, la forçant à se recentrer vers l’essentiel : son rôle de maman ; Charlotte, soi-disant douce, paiera sa bourgeoisie princière en tombant sur un premier mari impuissant avant de… bon, elle, finalement elle s’en sort bien vu qu’elle a toujours voulu se caser depuis le début, elle était déjà dans le moule de la bonne épouse/mère que la série chérissait en sous-sol. Si les mots sont crus, la morale bienséante, puritaine et hypocrite de l’Amérique des années 90 pue à plein nez aujourd’hui, et le gros diamant de Carrie fait office du point final qui a définitivement enterré mon amour pour cette série.

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Nate dans Six feet under

Le pitch : La vie des membres de la famille Fisher bascule lorsque le père meurt dans un accident, laissant ainsi la direction de la société de pompes funèbres qu’il a fondée à ses deux fils.
Créée par Alan Ball
Avec Peter Krause, Michael C. Hall, Frances Conroy
Niveau d’insupportabilité : 40% – Comme beaucoup de séries de l’époque, Six Feet Under a démarré avec la mort du patriarche d’une famille et le retour de l’aîné(e). Ici, c’est Nate qui fait son grand retour, après avoir fui la carrière toute tracée de croque-mort qui lui tendait les bras, héritant de l’affaire familiale aux cotés de son frère. Obligé de renouer avec sa famille à contre-cœur et de mettre derrière lui sa vie tourmentée, Nate tente de se faire à sa nouvelle vie mais… en fait j’ai jamais pu l’encadrer ! Je n’ai pas d’explication vraiment rationnelle. Je pourrais vous parler du fait qu’il a entamé une relation avec Brenda alors qu’il avait une on&off relation avec une femme auparavant, femme qui finira par se suicider à cause de lui et de ses mensonges – bon et aussi parce qu’elle était un peu fragile. En fait, je pense que ce qui m’agaçait particulièrement avec Nate, c’était de le voir râler et ronchonner non- stop alors que je voulais simplement apprécier l’une des meilleures séries de tout les temps. Car Six Feet Under est une perle et autant vous dire que quand Nate meurt en saison 3, ça ne m’a fait ni chaud ni froid. Au contraire, j’ai trouver la série bien meilleure sans lui, ce qui a permis à Michael C. Hall de se révéler d’ailleurs.

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Jenny dans The L Word

Le pitch : Fraîchement diplômée de l’université de Chicago, Jenny s’installe chez son petit ami, Tim, à Los Angeles où elle espère réussir dans l’écriture. Rapidement, elle fait la connaissance de Bette et Tina, un couple de lesbiennes qui vivent à côté. Une rencontre inattendue qui lui ouvre la porte vers un monde qui lui était jusqu’alors inconnu : celui de la communauté lesbienne.
Créée par Ilene Chaiken
Avec Jennifer Beals, Katherine Moennig, Leisha Hailey…
Niveau d’insupportabilité : 50% – The L Word est probablement une de mes séries préférées (si on ignore le fait que la première saison et demie est criblée de scènes de sexe – n’étant ni lesbienne, ni un homme hétéro, cela a failli être un frein tant j’avais rien à me mettre sous la dent), car la série ouvrait les portes d’un monde à la fois particulier et codifié, mais également très féminin, glamour et intelligent. A travers différents portraits de femmes, The L Word a exploré tous les aspects du drama avec brio et, en bonne partie, grâce à Jenny Schecter. Ah, Jenny, douce jeune femme écrivaine, a priori hétéro, qui emménage avec son petit-ami dans une résidence où le voisinage est majoritairement homo et qui devient la cible innocente de jolies prédatrices en manque de chair fraîche (oui, au début, c’est vraiment ça). Rapidement, la découverte de la sexualité de Jenny entraîne une rupture rapide avec son chéri (l’acteur étant appelé sur le tournage d’Ugly Betty) et la voici intégrée dans le rollercoaster de la série. Ce qui est marrant avec ce personnage, c’est que si c’est le point d’entrée de The L Word, ce n’est pas forcément le personnage principal. Au contraire, la série est chorale et s’intéresse aux différentes relations d’un groupe de femmes, explorant la communauté LGBTQ+, ses victoires, ses amours, ses règles, ses problématiques, ce qui rend l’ensemble à la fois intéressant, dense et captivant. Sauf que… Jenny est toujours là pour foutre la merde. Quand elle ne révèle pas des secrets quitte à faire exploser un couple ou qu’elle ne joue pas les naïades manipulatrices, elle entraîne dans son sillage destructeur des gens plus fragiles (notamment Max/Moira), avant de disparaître pour fomenter un retour explosif alors que son livre « Lez Girls »  (sa version de The L Word qui ne va pas épargner les protagonistes) se voit adapter au cinéma. Relativement chiante dans les premières saisons, c’est véritablement dans la saison 5 que le personnage de Jenny, devenue scénariste puis réalisatrice toute puissante à Hollywood, change pour devenir un hybride entre une diva manipulatrice et une pimbêche narcissique qu’on va adorer regarder tourmenter les héroïnes de la série (ou pas) ! C’est aussi pervers que finement trouvé, car le personnage de Jenny est le plus détesté de la série par les fans, par conséquent, lui donner autant de pouvoirs d’un coup était un coup de génie. D’autant plus lorsque son corps est retrouvé, tout son entourage a un mobile solide (même si on sait tous que c’est Bette qui l’a tuée – pour moi, ses aveux dans The L Word Generation Q ne servent qu’à pérenniser sa couverture et le mensonge jusqu’au bout). Insupportable Jenny, certes, en faire un véritable catalyseur qui cristallise toutes les craintes, angoisses et secrets des autres héroïnes sauve totalement le personnage, faisant baisser son taux d’insupportabilité de moitié. Un petit régal bien tordu, donc.

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Hannah dans Girls

Le pitch : L’entrée dans la vie active de quatre jeunes filles d’une vingtaine d’années, de leurs humiliations à leurs rares triomphes. Hannah, l’éternelle stagiaire, rêve de devenir écrivain ; Marnie, sexy et un peu garce sur les bords, ne manque pas d’ambition; et Jessa, hippie dans l’âme, aimerait gagner sa vie de son art…
Créée Lena Dunham
Avec Lena Dunham, Jemima Kirke, Adam Driver…
Niveau d’insupportabilité : 80 % – Comme beaucoup de monde, au début de la série Girls sur HBO, j’étais emballée. Même si j’étais un peu trop vieille pour ces conneries la cible, les série girly drama et jeune adultes : c’est mon péché mignon. Bref, j’étais emballée par ce nouveau quatuor frais, pimpant, actuel et qui surtout n’était pas envahi par des visages et corps « parfaits », ni dans une bulle bling-bling ultra glamour et visiblement riche. Ainsi débarque Hannah, aka Lena Dunham, showrunner et scénariste de la série, qui dévoile sans pudeur son corps nu avec ses rondeurs, en plus de toutes ses incertitudes qui vont de pair avec son manque de maturité. Pourtant, le tableau mi-amère mi-hipster de Girls était séduisant pendant la première saison puis cela s’est vite effondré lors de la seconde saison, quand les intrigues ont fini par tourner exclusivement autour de Hannah (et de ses tocs). Alors, on peut trouver plein d’excuses sur le caractère geignard, infantile et déconnecté de l’héroïne, mais rapidement ses petits défauts charmants perdent de tous leurs charmes, jusqu’à rendre ses apparitions à poil insupportable. OK, on aime le fait qu’elle ose montrer son corps et on peut saluer son audace, mais au bout d’un moment on est pas obligé de le subir. Devant la baisse d’intérêt de l’audience sur la saison 2, Girls se décentre et réintègre le quatuor d’amies, afin de rééquilibrer le tout. Ça fonctionne le temps de la saison 3 mais les ambitions de Lena Dunham et la starisation d’Adam Driver forcent la série à se recentrer sur ces personnages entre triangle amoureux détestables et une fuite loin de New York où le personnage de Hannah continuera de faire grincer des dents. Girls retombe donc dans sa contemplation égocentrique et nous oblige à supporter Hannah en long en large et en travers… jusqu’à ne plus en pouvoir. C’est simple, pour la dernière saison, il n’y en a que pour sa grossesse et on ne sait pas trop ce que deviendront ses amies au final, tant le nombril de Lena Dunham prenait toute la place. La voie de la génération Y, vraiment ? Possible, si ces derniers sont persuadés d’être un génie incompris et que tout devrait leur tomber tout cru dans le bec…

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Elena dans The Vampire Diaries

Le pitch : Quatre mois après le tragique accident de voiture qui a tué leurs parents, Elena Gilbert, 17 ans, et son frère Jeremy, 15 ans, essaient encore de s’adapter à cette nouvelle réalité. Belle et populaire, l’adolescente poursuit ses études au Mystic Falls High en s’efforçant de masquer son chagrin. Elena est immédiatement fascinée par Stefan et Damon Salvatore, deux frères que tout oppose. Elle ne tarde pas à découvrir qu’ils sont en fait des vampires…
Créée par Julie Plec et Kevin Williamson
Avec Paul Wesley, Ian Somerhalder, Nina Dobrev, Candice King…
Niveau d’insupportabilité : 40% – Tout avait bien commencé avec Elena et son triangle amoureux vampiriques tièdes comme la braise en phase d’extinction. Au début, ses « Dear diaries » dépressifs et les dialogues geints par le nez passait crème : faut la comprendre, ses deux parents sont morts quelques mois avant le début de la série, son premier amour s’en remet pas de s’être fait largué et d’un coup, sa vie est chamboulée alors que sa target s’avère être un vampire et que le frère de ce dernier sème la zizanie. Ca paaaasse.. une saison, deux saisons, trois saisons… et petit-à-petit, les intrigues de la série stagne et on réalise qu’Elena qui chouine non-stop, ça finit par agacer. Et si on croit que ça va s’arranger quand elle devient elle-même vampire, que nenni. On dirait qu’Elena ne parvient pas à s’endurcir, là où ses copines prennent de l’assurance : Caroline, devenue vampire, a quitté le rôle de la peste blonde pour devenir un personnage solide et capable (de tenir tête à Klaus), voire même central ; même Bonnie que je saque pas (parce que j’aime pas l’actrice) a une évolution plus ou moins intéressante en tant que sorcière puis « porte » vers l’au-delà… mais Elena devient toujours plus crispante à chaque épisode avec sa manie de parler par le nez, d’imposer ses choix puis de les regretter (ajoutons à cela que les relations amoureuses sur le plateau n’ont pas aidé à maintenir le couple Damon et Elena à flot)… Finalement, si le départ de l’actrice a sonné le glas de la série, on ne l’a pas franchement regrettée durant la dernière saison.

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Rachel dans Glee

Le pitch : Professeur d’espagnol au sein du lycée McKinley, Will Schuester décide de prendre la direction du club de chant de son établissement, laissé bien mal en point par son prédécesseur. Ravivant dans le même temps ses aspirations de jeunesse et la jalousie de sa femme, Will va déployer tout son enthousiasme afin de constituer un nouveau groupe, composé de plusieurs élèves n’ayant rien à voir les uns avec les autres. Losers, footballeurs, intellos, pom-pom girls… Tout ce petit monde va tenter de cohabiter tant bien que mal afin de ramener le « Glee Club » au prestigieux rang qu’il tenait bien des années auparavant…
De Ryan Murphy, Brad Falchuk, Ian Brennan
Avec Lea Michelle, Chris Colfer, Matthew Morrison, Kevin McHale…
Niveau d’insupportabilité : 200% – C’est simple : j’adore les karaokés, j’aime chanter sous la douche, inventer des chorés dans mon salon et ma brosse à cheveux ou ma télécommande me sert souvent de micro. Logiquement, je devrais regarder et aimer Glee. Je SAIS que c’est un bon show et pas mal de mashups musicaux m’ont plu.

MAIS. JE. NE. SUPPORTE. PAS. RACHEL.

Ou plutôt Lea Michelle, mais en fait ça revient au même. J’ai essayé de passer outre, de m’intéresser aux autres personnages, mais l’actrice comme le personnage a vampirisé le show pour cause de célébrité éclair. Du coup, non seulement elle est partout, tout le temps, avec son menton de vingt kilomètres de large, elle se réserve la part belle à chaque fois et de façon peu subtile (notamment quand un beau mec est dans les parages ou qu’il faut récolter les honneurs). J’ai horreur des acteurs trop famous qui tirent la couverture sur eux dans une série où le héros est pluriel (hello Alyssa Milano dans Charmed). Enfin, j’invoque mon droit de délit de faciès : je ne supporte pas sa tronche. Du coup, je fais un rejet à chaque fois que je tombe sur Glee et je n’ai jamais pu regarder plus d’un épisode à la fois, ni eu le courage de reprendre depuis ma dernière tentative. #SorryNotSorry

***

Et vous, quel(le) héros ou héroïne de série ne supportez-vous pas ?

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