[CRITIQUE] Sibyl, de Justine Triet

Sibyl est une romancière reconvertie en psychanalyste. Rattrapée par le désir d’écrire, elle décide de quitter la plupart de ses patients. Alors qu’elle cherche l’inspiration, Margot, une jeune actrice en détresse, la supplie de la recevoir. En plein tournage, elle est enceinte de l’acteur principal… qui est en couple avec la réalisatrice du film. Tandis qu’elle lui expose son dilemme passionnel, Sibyl, fascinée, l’enregistre secrètement. La parole de sa patiente nourrit son roman et la replonge dans le tourbillon de son passé. Quand Margot implore Sibyl de la rejoindre à Stromboli pour la fin du tournage, tout s’accélère à une allure vertigineuse…

[CRITIQUE] Ant-Man et La Guêpe, de Peyton Reed (sans spoiler)

Trois ans après un premier épisode au succès controversé, Ant-Man est de retour avec une nouvelle acolyte piquante dans Ant-Man et la Guêpe. Toujours aux manettes, Peyton Reed livre un film dans l’ensemble sympathique, agréable et drôle mais en dessous des récentes prises de positions artistiques un peu plus ambitieuses des dernières productions de Marvel.

[CRITIQUE] Lady Bird, de Greta Gerwig

Seule réalisatrice nommée dans la catégorie « Meilleur réalisateur » aux Oscars 2018 (merci la polémique), le film de Greta Gerwig mérite-t-il autant tous les compliments qu’il reçoit. Si Lady Bird est porté par une Saoirse Ronan formidable et étayé par une relation mère-fille toujours tendue mais accessible et traversée par une tendresse indéniable, l’ensemble reste finalement un récit assez simpliste, à la réalisation impersonnelle. Greta Gerwig brille probablement en tant que scénariste, mais se perd parfois dans sa ronde de personnages qui multiplient les fils secondaires, quitte à faire évoluer son histoire principale de façon trop attendue. Tranche de vie adolescente à la maturité surfaite, Lady Bird doit surtout sa fraîcheur et son caractère grâce aux performances géniales de Saoirse Ronan et Laurie Metfcalf.

[CRITIQUE] Le Retour du Héros, de Laurent Tirard

Simple et drôlement efficace, Laurent Tirard signe une comédie amusante, animée par une intrigue pleine de supercheries et de gags, mêlant humour, aventures et costumes d’époque. Jean Dujardin est bien décidé à redorer son blason à travers Le Retour du Héros, sur lequel il règne en maître face à une Mélanie Laurent étonnamment complice. Si le duo est mis en avant tout du long, il faut aussi composer avec des seconds couteaux encombrants qui déséquilibrent parfois la fluidité de l’ensemble malgré une ambiance vive et enthousiaste. Sympathique et idéal pour les fans de Chouchou (ou alors était-ce Loulou ?) et d’un certain Hubert…

[SÉRIE TV] Marvel’s The Defenders : Un quatuor attachant, malgré un manque de rythme dérangeant

Un ninja aveugle. Une détective impertinente. Un ancien détenu résistant aux balles. Un milliardaire amateur de kung-fu. « Marvel’s The Defenders » suit les aventures de quatre super-héros solitaires contraints de mettre leurs problèmes personnels de côté pour combattre ensemble un groupe de criminels menaçant de détruire la ville de New York.
Disponible sur Netflix depuis le 18 août 2017
Avec Charlie Cox, Krysten Ritter, Mike Colter, Finn Jones, Rosario Dawson, Deborah Ann Woll, Elden Henson, Elodie Yung, Simone Missick, Sigourney Weaver…

[CRITIQUE] Baby Driver, d’Edgar Wright

Un nouveau film signé par l’éminent Edgar Wright est toujours attendu avec une excitation plus que fébrile dans les cercles de cinéphiles à tendance geek. Le prodige britannique avait en un seul film imposé son statut de cinéaste incontournable, et chacune de ses suivantes réalisations jouissent de cette aura, malgré leur portée relativement niche. N’ayant jamais goûté au succès populaire et commercial, Edgar Wright était prêt à l’affirmer avec sa collaboration avec les studios Marvel…

[CRITIQUE] Kong: Skull Island, de Jordan Vogt-Roberts (+ spoilers)

Jordan Vogt-Roberts revisite les origines du roi Kong dans une épopée spectaculaire et truffée de monstres en tous genre. Si l’action et le frisson sont au rendez-vous, Kong: Skull Island doit beaucoup à son héros colossal, tandis que le pendant narratif semble souvent accessoire et que les personnages humains ont une utilité discutable. Néanmoins, grâce à une histoire nouvelle, Kong: Skull Island propose un film d’aventure visuellement saisissant où chaque affrontement booste un ensemble souvent bancal et pourtant ultra divertissant.

[CRITIQUE] Live By Night, de Ben Affleck

Boston, dans les années 20. Malgré la Prohibition, l’alcool coule à flot dans les bars clandestins tenus par la mafia et il suffit d’un peu d’ambition et d’audace pour se faire une place au soleil. Fils du chef de la police de Boston, Joe Coughlin a rejeté depuis longtemps l’éducation très stricte de son père pour mener une vie de criminel. Pourtant, même chez les voyous, il existe un code d’honneur que Joe n’hésite pas à bafouer : il se met à dos un puissant caïd en lui volant son argent et sa petite amie. Sa liaison passionnelle ne tarde pas à provoquer le chaos. Entre vengeance, trahisons et ambitions contrariées, Joe quittera Boston pour s’imposer au sein de la mafia de Tampa…

Exodus – Gods And Kings : Un mythe dépoussiéré et convaincant

Après un Cartel décevant, Ridley Scott renoue avec le cinéma épique en proposant un péplum captivant, qui défroisse la légende de Moïse. Exodus – Gods And Kings ose s’éloigner de la dimension religieuse de son histoire pour explorer le conflit entre deux « frères », l’un dominé par sa soif de pouvoir et l’autre, devenant la voix du peuple et renouant avec ses racines. Malgré une introduction survolée à la va-vite et une fin expédiée, Ridley Scott dépoussière la légende à travers un film d’action rythmé et prenant, doté d’une bande originale superbe, bien que parfois envahissante, tout en imposant une approche plus réaliste. Exodus – Gods And Kings est bien plus actuel et divertissant, du coup on pardonne aisément les quelques couacs pour profiter du spectacle.