3 ans, eh oui, 3 ans se sont écoulés depuis la sortie d’Alien Vs Predator, et devant la déception des fans inconditionnels des deux créatures Sci-Fi les plus célèbres, il était normal que l’on ait le droit à un deuxième coup d’essai. Et bien celui là est presque mieux, si on compare avec le premier opus, mais tout aussi risible si on compare avec la saga Alien et les films Predator… Mais bon, c’est bien parti, on y croit. Aliens Vs Predator - Requiem est un mauvais mélange entre une teen comédie et un film d’épouvante : superficiel, pauvre et attendu. Et pour ceux qui auront noté la particularité du titre (le “s” dans Aliens), non ce n’est pas une erreur.
Catégorie : Films
Maniac : Une surprise déroutante et morbide… mais plutôt bien fichue !
Étrange, dérangeant mais surtout captivant, Maniac, le dernier film de Franck Khalfoun (2ème sous-sol en 2007) a le don de surprendre par son atmosphère glauque, étouffante mais efficace. En nous mettant dans la peau d’un tueur, Maniac nous entraîne dans un film d’épouvante assez réussi et décalé, entre appréhension et fascination morbide.
Foxfire – Confessions d’un gang de filles : D’abord le feu, puis les cendres…
A la fois tumultueux et fascinant, le nouveau film de Laurent Cantet (Entre les murs, 2008) observe le parcours vertigineux d’un gang de filles féministes, qui franchissent la limite entre la justice et la criminalité. Alourdi par une réalisation éparpillée, Foxfire - Confessions d’un gang de filles, la deuxième adaptation du livre de Joyce Carole Oates, souffre de longueurs et de nombreux passages à vide… Le résultat n’en est pas moins intéressant mais aurait mérité quelques coupes salvatrices, afin de retranscrire et maintenir la vivacité et la fougue des Foxfire de bout en bout.
Le monde de Charlie : Premier coup de cœur
Émouvant, drôle et un brin mélancolique, Le Monde de Charlie est la perle idéale pour bien démarrer l’année. Sous ses airs de comédie “teenager”, le film de Stephen Chbosky, qui adapte ici son propre livre, se révèle bien plus profond et traite de sujets difficiles avec beaucoup de justesse. Le monde de Charlie est une superbe leçon de vie, sans prétention, mais avec beaucoup de charme.
Possédée : par l’ennui ?
La possession démoniaque est certainement l’un des thèmes les plus usés dans le cinéma d’horreur et, récemment, bon nombre de films s’y sont frotter. Si le genre est devenue un classique, Possédée tente réellement d’innover. Mais entre un montage à la hache et une absence totale de frousse, le dernier film produit par Sam Raimi (autrefois gage de qualité) est une déception cuisante, frôlant parfois l’amateurisme dans certains détails.
The Hit Girls : Sans surprise
Entre le romantisme gnan-gnan et l’humour de bas-étage, les films de chant et de danse n’ont pas la tâche facile. The Hit Girls ne sort pas du lot, certes, mais en partant de ce constat, il est toutefois possible de passer un bon moment. Si vous aimez Glee, mais que vous ne supportez pas le casting ni leur tendance maladive de chanter dès qu’ils ont mal quelque part, ce film est fait pour vous.
Cogan : Le polar dépressif
Une mise en scène originale et étonnante, une pelletée d’acteurs talentueux et pourtant Cogan se révèle être aussi passionnant que la salle d’attente d’un psychanalyste. Entre longueurs interminables et blablas inutiles, Andrew Dominik nous propose un film bancal aux trésors malheureusement inexploités.
[Incontournable] L’Odyssée de Pi : Spectaculaire, magnifique… Ang Lee frôle la perfection !
On le savait, c’était inévitable… Ang Lee allait forcément, un jour ou l’autre, réaliser LE chef d’oeuvre de sa carrière. Ce réalisateur, connu pour sa patte sensible et esthétique (Tigre et Dragon en 2000, Le Secret de Brokeback Mountain en 2005 ou encore Lust, Caution en 2007), nous a toujours habitué à des films d’une réussite incontestable et même dans ses rares dérapages (Hulk en 2003), Ang Lee n’a cessé de s’imposer en tant que l’un des rares conteurs modernes capables de nous présenter des personnages à la fois contrastés et humains, enveloppés dans une trame toujours plus profonde qu’il n’y parait.
[archive] Blindness (2008)
Un anthrologue (Hobbes) a dit un jour “L’homme est un loup pour l’homme”. Blindness nous montre qu’il avait bien raison. C’est en situation de détresse que l’Homme peut commettre des actes dont il ne se serait jamais cru capable. Après La Cité de Dieu (2003) et The Constant Gardener (2004), le réalisateur Fernando Mereilles se penche à nouveau sur la condition humaine à travers Blindness, un thriller troublant où les protagonistes vont peu à peu toucher le fond.
The Impossible : Enfin un film catastrophe sans mélo ?
Émouvant, intense et brut, The Impossible nous transporte dans un récit bouleversant au coeur d’une tragédie tristement réelle. Juan Antonio Bayona (L’orphelinat, 2007) signe ici un film catastrophe douloureux et sensible, tiré d’une histoire vraie, réussissant là où beaucoup d’autres se sont vautrés : donner une âme à ses personnages et une véritable leçon de courage. Ici, pas de patriotisme déplacé, ni de bonne vieille morale pseudo-religieuse, comme on aurait pu s’y attendre (d’un film américain, par exemple…). The Impossible livre avec justesse le témoignage poignant d’une famille rescapée.
Comme des frères : Du rire aux larmes
Un brin mélancolique et parfois tristoune, le premier film d’Hugo Gélin réussit à nous faire garder le sourire en nous offrant une belle histoire d’amitié. Comme des frères nous propose un film plein d’émotions, un poil prévisible mais plaisant.
Silent Hill Revelation 3D : Décevant, consternant, raté
6 ans après le premier film réalisé par Christopher Gans, Silent Hill revient sur nos écrans, nous promettant cauchemar et frissons. Si le premier film nous avait séduit par son univers particulier, à la fois fantastique et morbide, collant à la trame du jeu, Silent Hill Revelation 3D a au moins le mérite de prolonger le voyage. En dehors de ça, le trouillomètre reste bien en-dessous de zéro et le film est globalement d’une absurdité effarante.
