[CRITIQUE] L’Idéal, de Frédéric Beigbeder

5 ans après L’amour Dure Trois Ans, Frédéric Beigbeder repasse derrière la caméra pour le film L’Idéal, également adapté d’un de ses romans « Au Secours, Pardon ». Plat et habité par des personnages au charisme d’une huître, L’Idéal se rêvait critique acide du monde moderne et inspiration à la réflexion en masse, mais se révèle plus creux que la tête d’une poupée Barbie, surfant mollement sur du trashouille éventé avant de se réfugier derrière une histoire convenue et tricotée avec paresse. C’est un peu (beaucoup) honteux.

[VIDÉO] L’Idéal : Découvrez l’affiche et la bande-annonce

L’ancien concepteur-rédacteur Octave Parango de « 99 francs » s’est reconverti dans le « model scouting » à Moscou. Cet hédoniste cynique mène une vie très agréable dans les bras de jeunes mannequins russes et les jets privés de ses amis oligarques… jusqu’au jour où il est contacté par L’Idéal, la première entreprise de cosmétiques au monde, secouée par un gigantesque scandale médiatique. Notre antihéros aura sept jours pour trouver une nouvelle égérie en sillonnant les confins de la Russie post-communiste, sous les ordres de Valentine Winfeld, une directrice visuelle sèche et autoritaire. Entre les réunions de crise à Paris, les castings à Moscou, une élection de Miss en Sibérie, une fête chez un milliardaire poutinien et une quête des « new faces » aux quatre coins de l’ex-URSS, le fêtard paresseux et la workaholic frigide vont apprendre à se supporter et peut-être même à se sauver.

En salles le 15 juin 2016
Réalisé par Frédéric Beigbeder
Avec Gaspard Proust, Audrey Fleurot, Anamaria Vartolomei…