[CRITIQUE] Ocean’s 8, de Gary Ross

Après Steven Soderbergh, c’est Gary Ross qui propose la relève de la saga Ocean. À peine rehaussé par un casting (et des caméos) alléchant, Ocean’s 8 propose un spin-off féminisé à outrance, baignant dans le luxe, la mode et les bijoux pour bien souligner le changement de sexe de ses personnages, et manque surtout d’originalité de d’imagination. Déjà vu, prévisible et surtout caricatural, Gary Ross aura beau changer les joueurs, il semblerait que l’ère des films de braquages est bel et bien révolue.

[CRITIQUE] Demi-Sœurs, de Saphia Azzeddine et François-Régis Jeanne

Lauren, ravissante it-girl de 29 ans, tente de percer dans le milieu de la mode en écumant les soirées parisiennes. Olivia, 28 ans et un rien psychorigide, a deux obsessions : sauver la confiserie de ses parents, et se trouver le mari idéal. A 26 ans, Salma, jeune professeur d’histoire fougueuse, vit encore chez sa mère en banlieue. Leurs routes n’ont aucune raison de se croiser… Jusqu’au jour où, à la mort de leur père biologique qu’elles n’ont jamais connu, elles héritent ensemble d’un splendide appartement parisien. Pour ces trois sœurs qui n’ont rien en commun, la cohabitation va s’avérer pour le moins explosive…

[CRITIQUE] Escobar, de Fernando León de Aranoa

Impitoyable et cruel chef du cartel de Medellin, Pablo Escobar est le criminel le plus riche de l’Histoire avec une fortune de plus de 30 milliards de dollars. « L’empereur de la cocaïne » met la Colombie à feu et à sang dans les années 80 en introduisant un niveau de violence sans précédent dans le commerce de la drogue. Fascinée par son charisme et son pouvoir, la très célèbre journaliste Virginia Vallejo, va s’apercevoir qu’on ne s’approche pas de l’homme le plus dangereux du monde impunément…

[CRITIQUE] Place Publique, d’Agnès Jaoui

Castro, autrefois star du petit écran, est à présent un animateur sur le déclin. Aujourd’hui, son chauffeur, Manu, le conduit à la pendaison de crémaillère de sa productrice et amie de longue date, Nathalie, qui a emménagé dans une belle maison près de Paris. Hélène, sœur de Nathalie et ex-femme de Castro, est elle aussi invitée. Quand ils étaient jeunes, ils partageaient les mêmes idéaux mais le succès a converti Castro au pragmatisme (ou plutôt au cynisme) tandis qu’Hélène est restée fidèle à ses convictions. Leur fille, Nina, qui a écrit un livre librement inspiré de la vie de ses parents, se joint à eux. Alors que Castro assiste, impuissant, à la chute inexorable de son audimat, Hélène tente désespérément d’imposer dans son émission une réfugiée afghane. Pendant ce temps, la fête bat son plein…

[COUP DE CŒUR] Phantom Thread, de Paul Thomas Anderson

Paul Thomas Anderson est de retour avec un film à taille humaine, une romance ambiguë entre un grand créature et sa muse. Élégant et troublant, Phantom Thread tisse un drame complexe autour de la relation de ses personnages, entre jeux de pouvoir et dépendance. Souvent trop pompeux, cette fois Paul Thomas Anderson s’attache bien plus à la psychologie retorse de ses personnages, tout en conservant son talent de mise en scène et de direction d’acteurs pour concocter des scènes d’une intensité rare et palpable, en laissant les émotions éclore en surface. Mélange captivant de modernité et de sobriété, Phantom Thread est un bijou subtile et envoûtant.

[VIDÉO] Phantom Thread : Découvrez la bande-annonce

Dans le Londres glamour des années 50, le célèbre couturier Reynold Woodcock et sa sœur Cyril sont au cœur de la mode britannique, habillant la famille royale, les stars de cinéma, les héritières, les mondains et les dames dans le style reconnaissable de la Maison Woodcock. Les femmes défilent dans la vie de Woodcock, apportant à ce célibataire endurci inspiration et compagnie, jusqu’au jour où il rencontre Alma, une jeune femme au caractère fort qui deviendra rapidement sa muse et son amante. Lui qui contrôlait et planifiait sa vie au millimètre près, le voici bouleversé par l’amour.

Réalisé par Paul Thomas Anderson
En salles le 14 février 2018
Avec Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville…

[CRITIQUE] Problemos, d’Eric Judor

Jeanne et Victor sont deux jeunes Parisiens de retour de vacances. En chemin, ils font une halte pour saluer leur ami Jean-Paul, sur la prairie où sa communauté a élu résidence. Le groupe lutte contre la construction d’un parc aquatique sur la dernière zone humide de la région, et plus généralement contre la société moderne, la grande Babylone. Séduits par une communauté qui prône le « vivre autrement », où l’individualisme, la technologie et les distinctions de genre sont abolis, Jeanne et Victor acceptent l’invitation qui leur est faite de rester quelques jours. Lorsqu’un beau matin la barrière de CRS qui leur fait face a disparu…la Communauté pense l’avoir emporté sur le monde moderne. Mais le plaisir est de courte durée… à l’exception de leur campement, la population terrestre a été décimée par une terrible pandémie. Ce qui fait du groupe les derniers survivants du monde. Va-t-il falloir se trouver de nouveaux ennemis pour survivre ?