[CRITIQUE] The Kissing Booth, de Vince Marcello (Netflix)

Le pitch : Ella Evans et Lee Flynn sont amis depuis leur naissance. Les adolescents sont nés exactement le même jour, à la même heure. Ils ont grandi ensemble, vécu la mort de la maman d’Ella la main dans la main, fait les mêmes bêtises et toujours fait front. Le tout dans l’ombre de Noah, le grand frère populaire de Lee, dont Ella a le béguin depuis leur tendre enfance. Seulement voilà, il y a des règles entre Ella et Lee. Et l’une d’elles est de ne jamais tomber amoureux d’un membre de la famille de l’autre. Alors quand lors d’un jeu, Noah donne à la jeune lycéenne son premier baiser, des sentiments nouveaux naissent entre les deux jeunes gens, l’amitié de Lee et Ella est menacée…
Réalisé par Vince Marcello
Avec Joey King, Joel Courtney, Jacob Elordi…
Disponible sur Netflix

J’aurai pu vous parler d’Annihilation d’Alex Garland, ou de Anon d’Andrew Niccol ou encore de la série Casa Del Papel, soit les succès Netflix du moment (tandis que la saison 2 de 13 Reason Why est toujours en cours de visionnage chez moi). Mais non, aujourd’hui j’ai envie de vous parler du film le plus mignon du moment, à savoir The Kissing Booth, une romcom très sucrée signée Vince Marcello, adapté d’un roman de Beth Reekles, et qui cartonne un peu partout dans le monde actuellement (et pas que chez les ados) !

À première vue, The Kissing Booth a tout de la comédie cucul-la-praline pour adolescent(e)s : ambiance lycée à l’américain, des BFF (Best Friends Forever) qui ne se quittent jamais, le soleil hollywoodien et surtout une romance pleine de guimauve entre une héroïne maladroite et un toy-boy de 2 mètres de haut et tout en muscles… Et bien, les apparences ne sont pas trompeuses car c’est exactement ça ! Et pourtant, derrière tout le miel dégoulinant et son emballage rose bonbon, se cache un film rafraîchissant, drôle et étonnamment sympathique. Evidemment, il faut avoir un faible pour ce genre de film : si vous êtes allergique aux série CW par exemple, passez radicalement votre chemin.

L’histoire est donc simple : Ella est une adolescente lambda, elle connait son meilleur ami depuis le berceau et a un faible pour le grand frère de ce dernier. Oui mais voilà, entre un pacte d’amitié, le caractère de feu du grand frère et le fait que notre héroïne n’a jamais embrassé de garçon, la vie se complique pour Ella. Si The Kissing Booth est clairement cousu de fils blancs, il se rattrape par son caractère léger et ensoleillé, avec une touche d’humour qui filtre à chaque minute pour booster la narration. L’ensemble regorge de « meet cute » (ces moments où des personnages faits l’un pour l’autre se (re)découvrent, se rapprochent… généralement dans une scène pleine de clichés), de quiproquos hilarants et de scènes chevaleresques tout droit sortis des plus grands fantasmes adolescents (voire enfantin : j’ai retrouvé un petit coté Sailor Moon chez ce Noah qui intervient toujours au bon moment :D). Et pourtant, loin d’être indigeste, le film de Vince Marcello m’a fait rire et a su toucher l’adolescente (#pedobear) qui sommeille en moi à travers cette comédie romantique naïve, un peu gnan-gnan et toute sucrée. Si The Kissing Booth saute à pied joint dans les twists prévisibles (osant même le coup de la panne ! sous la pluie !), le film évite astucieusement les lourdeurs qui auraient pu ampouler la narration, tout en conservant une jolie morale axée sur l’amitié pour atteindre le public visé. L’histoire a su se limiter : si les personnages frôlent souvent la caricature ambulante, The Kissing Booth retient le trait de caractère de trop : certes l’héroïne est maladroite et souvent nunuche, mais ce n’est pas une petite chose fragile et timide ; tandis que son prince charmant a beau avoir des allures d’Apollon épilé au centimètre carré près, son caractère colérique intrigue – même si le film ne s’attarde pas vraiment sur le sujet.

À l’affiche, Joey King (I Wish – Faîtes un Vœu, Conjuring – Les Dossiers Warren…) délaisse les films d’horreur pour un opposé radical où, finalement, elle semble bien plus à l’aise. À ses cotés, le jeune Joel Courtney (The Messenger...) et le très grand Jacob Elordi (Swinging Safari...) répondent présent pour animer une comédie romantique colorée et efficace.

Oui, je l’admets, je suis tombée sous le charme du film qui parvient à proposer des personnages attachants (un peu losers, mais pas trop) et une ambiance bien trop idyllique pour être vraie. Même si le concept ressemble à un certain moment à la parade de l’herpès, The Kissing Booth s’avère être une jolie découverte, idéale pour rêvasser avec un sourire niais (si, si, assumons). À voir.

PS : pour prolonger l’histoire, apprenez que Joey King et Jacob Elordi sont en couple IRL !

Une réflexion sur “[CRITIQUE] The Kissing Booth, de Vince Marcello (Netflix)

  1. Bien dit . Il m’a émue et fait bondir le coeur à 37 ans. Jai découvert de jeunes acteurs plutôt brillants dans ce film et un histoire originale… à quand kissing booth 2

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